ALLIAI! KS.
AI.UAGUS.
ALLIAGKS 1)KS D1VKRS MÉTAUX AVEC LES MÉTAUX CASSANTS.
Métaux mous.
l'LOMIL
Al’.SENIC.
L'arsenic rend le plomb cas-sant. Les arséniurcs sont gris-blanc ; leur cassure est lamel-laire et éclatante.
L’arséniurc non décomposablepar la chaleur, signe .l’une com-binaison atomique intime , estcompose de 84 p. plomb et h;arsenic, et correspond à Pb* As.
L’arséniure de plomb sertpour la fabrication tlu plomb dechasse amené par simple fusionà la forme globulaire. L’intro-duction de 2 ou 3 millièmes d’ar-senic détermine la formationd’un arséniure qui, se solidifiantentoure de plomb, forme de cha-quegoutelette une petite sphère,sous l'influence de l’attractionintérieure partant du centre.
,• Composés cassants, gris,la-
I melleux, moins fusibles que l’é-tain. — il p. d’arsénic sur 100d’etain suffisent pour faire cris-talliser l’alliage en grandes la-mes comme le bismuth et ôlcrtoute ductilité au compose.
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Métal liquide.
MERCURE.
Sans intérêt.
ANTIMOINE.
L’antimoine donne de la du-reté au plomb, et ne le rendtrès cassant que quand il entrecm grande proportion dans l’al-liage. Celui composé de 7G p.plumb et 24 p. antimoine, cor-respondant à Pb 2 Sb parait lepoint de saturation des deuxmétaux. 11 est plus fusible quela moyenne des composants,ductile, beaucoup plus dur quele plomb. 11 sert à la fabricationdes caractères d’imprimerie,sans offrir, pour les petits, toutela dureté désirable.
J1 sc gonfle en se figeant, con-dition essentielle pour obtenirun moulage parfait.
Quand on augmente la prop.d’antimoine, l’alliage devientbientôt très cassant, vitreux,cristallisant facilement, et scréduit en poussière sous un fai-ble effort.
Les alliages d’antimoine etd’étain sont aussi blancs quel’étain, beaucoup plus durs etmoins ductiles. Ils deviennentcassants quand l’antimoine s’ytrouve en forte proportion. L’al-liage formé de 80 p. étain 20 an-timoine , sert à faire tous lesustensiles en étain. Il est assezductile pour pouvoir être réduiten planches assez dures pourservir à la gravure de ia musi-que. Celui formé de 75 p. étain25 antimoine, est plus dur, plusbrillant, mais plus cassant quele précédent (métal d’Alger ).
Les alliages de bismuth et deplomb, sont moinscassants, plusductiles, que les antimoniures,mais aussi moins durs. Nean-moins l’alliage de 3 p. de plombet 2 de bismuth est encore dixfois plus dur que le plomb. —Celui composé de G6 p. de plombet 34 de bismuth, ou Pb 2 Ri aune couleur intermédiaire entrecelle de l’étain et celle du plomb.11 est très ductile. Fond à IGG®cent. Le point fixe de cesalliagesesfà 120°, c’est lé point de fu-sion de l’alliage Pb 2 Ri*.
La grande fusibilité de ces al-liages comme de beaucoup d’au-tres oii entre le bismuth rendral’emploi de ce métal très fre-quent, le jour où on l’obtiendraabondamment, à un prix peuélevé.
L’étain ut le bismuth s’allientfacilement en toutes proportionspar la fusion. Les alliages ontplus de dureté, d’éclat, de sono-rité que l’étain; aussi ajoutc-t-on habituellement un peu debismuth à l’étain pour les objetsde luxe fabriqués avec ce métal.Les alliages sont plus fusiblesque chacun des deux métauxséparés. Le point fixe des allia-ges est à 143°, ce qui corresponda l’alliage Su 3 Ri 2 .
Sans intérêt. Alliages grenus,blancs, sans consistance.
Le mercure peut dissoudrebeaucoup de bismuth sans cesserd’être liquide, seulement il formedes gouttelettes allongées, et faitla queue. L’alliage de l p. de bis-muth,4de mercure est très fusi-ble, peut servir à étamer,ct s’at-tache fortement aux coros aveclesquels il est mis en contact.
(Mêlai intermédiaire entre les métaux cassants et les métaux ductiles),
AVEC LES MÉTAUX DUCTILES, MOUS ET LIQUIDES.
Il résulte de la nature du zinc que sa présence doit durcir les métaux avec lesquels il entre encombinaison; comme il n’est pas cristallisable, et qu’il a par lui-même une certaine ténacité,il s’ensuit que cet effet sera produit sans une altération de ténacité analogue à celle que font naîtreles métaux cristallins ordinairement cassants. — Il est encore une circonstance importante ànoter et qui rend compte de la diiliculté que présente la fabrication des alliages du zinc, c’estqu’il est volatil, et que son oxydation est très rapide.
Métaux ductiles.
tek. — Alliage qui ne se produit que par une action très prolongée des deux métaux, d’une prépa-ration directe difficile, l’un des métaux étant volatil et l’autre très réfractaire. L’action duzinc sur le fer n’est pourtant pas douteuse et a servi de base à la préparation d’une espèce de fer-blanc où l’étain est remplacé par le z;nc (voyez fer galvanisé).
or. — Alliages jauncs-verdâtres, cassants, susceptibles de prendre un beau poli.
cuivre. — Les alliages de cuivre et zinc, appelés laiton, ou cuivre jaune, sont d’une très grande impor-tance pour l’industrie.
Le zinc pâlit la couleur du cuivre ; 20 p. de zinc, alliées à 80 p. de cuivre, forment un alliageaÿant une belle couleur jaune d’or, et qui fait par cette raison la base de la bijouterie d’imita-tion. Quand la proportion de zinc est plus grande, la couleur devient jaune-verdâtre et passe augris-bleuâtre, quand il entre pour plus de moitié dans l’alliage. Ces alliages sont tous plus fusi-bles, plus durs, plus raides, moins oxydables que le cuivre, et enfin d’un prix moins éleve. Ceuxqui renferment au plus le tiers de leur poids de zinc sont très malléables et très ductiles à la tem-_ perature ordinaire, mais deviennent très fragiles à une chaleur un peu élevée.