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A-F.
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AMIDON.

AMIDON.

prement dit, so. compose de plusieurs séries de montantsverticaux, qui soutiennent des traverses sur lesquellesdes tringles horizontales espacées de 2 à 3 eentim., for-ment des planchers à claire-voie superposés qui reçoi-vent les pains de fécule et laissent circuler l’air atmo-sphérique.

Enfin le séchage de la fécule se termine dans un sé-choir ou étuve à courant d'air chaud (fig. 91,.

Le tuyau h d’un bon calorifère amène l’air chaud àla partie inférieure du séchoir; ce dernier après avoircirculé au-dessus des? tiroirs f, f, sur lesquels on placela fécule à dessécher, s’échappe chargé d’humidité parla cheminée d’appel b.

Les tiroirs f, f sont des châssis en bois tendus de toilequi glissent sur les tasseaux g, g ; leurs rebords ne sonten saillie que d’un pouce au-dessus de la toile, exceptéà leur face antérieure qui a 4 pouces de hauteur, alinqu’elle ferme comme un tiroir chaque ouverture parlaquelle on introduit le châssis; la fig. 91 fait aisémentcomprendre cette- forme ; on voit que tous les châssis àtiroirs étant placés, la devanture est entièrement close,tandis qu’à l’intérieur il reste entre tous les lits de fé-cule environ 3 pouces d’espace libre pour la circulationde l’air chaud. Les châssis du premier rang en bas ontun fonds plein afin qu’ils ne perdent rien de la féculequi passe au travers des fonds en toile des châssis super-posés.

On ne porte habituellement la fécule à l’étuve qu’a-près qu’elle a perdu de 6 à 10 et quelquefois 15 centiè-mes de son poids d’eau; on la rend pulvérulente en lafrottant légèrement entre les mains ou à la pelle, puison l’étend en couche d’un pouce environ sur chaquechâssis que l'on pose ensuite chacun à sa case.

Des bandes en fer-blanc doublées de lisières en drap,couvrent les joints extérieurs entre les tiroirs. Des ta-quets en bois e, e , les maintiennent; il est important quela température de l’air dans l’étuve ne s’élève pas audelà de 55" surtout lorsque la fécule y est portée trèshumide, car tous les grains se gonfleraient, seraient dé-chirés et adhéreraient les uns aux autres de manière àformer des grumeaux que l’on ne pourrait plus ramenerà la forme commerciale.

On s’assure aisément de l’avancement de la dessic-cation en ouvrant plusieurs tiroirs, et prenant la féculeque l’on fait rouler entre les doigts ; on peut, pour vérifi-cation, achever la dessiccation d’une petite quantité defécule sur une assiette ou une lame de verre; lors-

que la dessiccation est suffisante, on répand la féculesur une aire unie ou carrelage devant l’étuve, onécrase les plus grosses mottes à l’aide d un rouleau enfonte semblable à celui qu’emploient les jardiniers, maismoins pesant; on relève ensuite la fécule en tas, puison la porte au blutoir mécanique.

Le blutoir mécanique se compose d’une trémie ouentonnoir, dans lequel on verso la fécule ; de deux ta-mis superposés à travers lesquels la fécule est L,ueecssi-vement obligée de passer par l’action de brosses muesrapidement par un arbre vertical ; enfin, d’un espace,placé au-dessous des tamis et qui reçoit la fécule blutée.Des brosses, semblables aux précédentes, expulsent lafécule hors de l’appareil ; on la reçoit directement dansdes sacs, ou bien elle se rend daps les magasins, ou onla conserve jusqu’à la vente.

Le peu d’altérabilité de la fécule permet de la con-server à tous les étages d'une maison ; toutefois, il im-porte qu’elle soit à l’abri des poussières qui pourraientlu salir, et que d’un autre cûté elle ne perde ni ne gagned’eau; puisqu'on l'a amenée au ternie de siceité com-mercial ; il convient de la tenir dans un magasin, aurez-de-chaussée, ou meme au-dessous du sol; le sol etles parois sont d’ailleurs planchéiés, et des courants d’airménagés entre les lambourdes, préservent le bois du con-tact de la maçonnerie.

La fécule se vend sous les dénominations de férulesèche et fécule verte. Cette dernière, simplement égout-tée, représente, terme moyen, seulement les deux tiersdu poids delà première, et se vend à un prix moinsélevé encore que dans cette proportion, puisqu’elle coûtemoins de main d’œuvre et n’exige pas de combustiblepour le séchage, mais l’élévation des frais de transportne permet pas de la consommer avantageusement loindes lieux de production.

On distingue encore quelquefois dans le commerce lafécule bien lavée et épurée, comme nous l’avons dit, dela fécule brute ou non lavée. Celle-ci, recueillie sans au-tre lavage, après le premier dépôt, se vend moins cher,et sous ce rapport, est quelquefois préférée parles grandsconsommateurs; tels que les fabricants de sirops com-muns, les brasseurs, etc.

En quelque état que se vende la fécule, les transac-tions devraient toujours être basées sur la proportion desubstance sèche et pure; on éviterait ainsi bien des mé-comptes. Par exemple, la fécule dite sèche contient uneproportion d’eau variable entre 8 et 15 centièmes sansque son prix change ; la fécule vendue comme vertecontient de 33 à 40 p. 0/0 d’eau et son cours ne variepas. Cependant les quantités de sirops ou d’alcool obte-nues varient dans le meme rapport, et les calculs de ren-dement deviennent illusoires.

Ces variations peuvent le plus souvent être acciden-telles ; mais il n’en est pas de même de quelques mélan-ges vraiment frauduleux, dont nous allons dire un mot.Il est arrivé plusieurs fois que des fécules sèches ou hu-mides ont présenté des déficits énormes aux fabricantsde sirops; cela tenait à des additions à'argile blanche oud'albâtre ggpseu.v (sulfate de chaux) inaperçues long-temps, car ces corps inertes restaient dans les marcs.Mais les fraudeurs y ayant substitué de la craie, il arrivaque la conversion en sucre par l’acide sulfurique, futcomplètement entravée, puisque l’acide étant satureavant sa réaction sur la fécule, celle-ci ne devait plusdonner et ne donna plus en cflet que de 1 empois. Uneexpertise décela cette fraude et donna lieu a la décou-verte des autres. 1

Le moyen le plus simple de constater ces falsifications,se réduit à faire brûler complètement dans une capsuleen platine chauffée au rouge une quantité connue (5 ou10 gramparexemple,) delà fécule à essayer, puis à peserle résidu de la combustion. Si la fécule est d’une puretécommerciale ordinaire, elle devra laisser moins d un