Band 
A-F.
JPEG-Download
 

AMIDON - .

AMIDON.

dessert tout râtelier, doivent être animés d’une trèsgrande vitesse cl font en général de 000 à ( J00 tours purminute.

Un seul cylindre des dimensions ci-dessus et faisant800 à 900 tours par minute peut réduire en pulpe 16a 18 hectolitres de tubercules par heure.

De but de la réduction en pulpe étant de déchirer leplus grand nombre possible des cellules végétales qui ren-ferment tous les grains de fécule , les meilleures râpessont celles qui donnent la pulpe la plus line.

La pulpe obtenue est lavée soit à la main, soit mé-caniquement. Le lavage à la main se fait sur un tamismétallique, absolument comme nous l’avons décrit plushaut en parlant de la fabrication de l’amidon.

Lorsque l’on opère plus en grand, on emploie pour lelavage mécanique, l’appareil de M. Saint-Etienne; cetappareil qui est mis en mouvement par un manège , secompose (fig. 89) d’un cylindre vertical E formé de troistamis superposés. L T n axe q mis en mouvement par

l’engrenage conique p et qui est armé d’ailettes muniesde brosses mobiles, tourne sur lui-même, au milieudu cylindre, avec une grande vitesse. La pulpe ar-rive avec une certaine quantité d’eau, de la râpe 6b,par le tuyau f } sur le tamis supérieur, où elle estsoumise à l’action mécanique de brosses, animéesd’une très grande vitesse et laisse la plus grandepa: tic des matières cellulaires qui la composent, tan-dis que la fécule passe successivement sur les deuxautres tamis qui sont déplus en plus serrés, et yabandonne une nouvelle partie de ses impuretés.I/eau qui a traversé les tamis entraîne la fécule par«anal în dans une série de tonneaux de bois où elle

dépose. Des portes pratiquées dans le cylindre laveurpermettent de retirer la pulpe dès qu’elle est épuisée;on la jette alors de coté et on la remplace pur de la pulpenouvelle. Le tamisage de la fécule se fait aussi à traversles parois du cylindre, qui sont formées de toiles métal-liques. La pulpe ainsi traitée, n’est pas complètementépuisée et retient toujours de 2 à o p. 100 de fécule;cela tient à ce que toutes les cellules n’ont pas été dé-chirées ; on la soumet de nouveau ii l'action d une râpeplus fine que la première, spécialement employée pourcet objet et on la lave de nouveau.

En résumé, avec une râpe et un appareil de ce genre,mus par un manège attelé de deux chevaux, on peuttraiter 9 à \ 0,000 kilogr. de pommes de terre, par jour-née de 10 heures de travail.

Quel que soit le mode d’extraction que l’on ait em-ployé, la fécule se rend avec l’eau ayant servi au tami-sage dans une série de tonneaux oii on la laisse reposerpendant deux ou trois heures et où elle se dépose : ondécante le liquide surnageant; on agite bien la féculeavec son volume d’eau pure; et on passe dans un tamistrès fin tout le mélange liquide. Le sable et les matièresterreuses plus lourdes que la fécule sont restées dans lestonneaux; une partie des débris du tissu cellulaire restesur le tamis. On répète ce lavage à une ou deux reprisesen se servant à chaque fois de tamis de plus eu plus fins.Enfin comme il reste toujours quelques impuretés quisont plus légères que la fécule et qui par conséquent ne sedéposent, qu’en dernier lieu, on enlève mécaniquementsur une certaine épaisseur la superficie du dépôt, à l’aided’une racloirc en fer-blanc. La partie ainsi enlevée doitêtre soumise à un nouveau lavage, lorsqu’on en a réuniune certaine quantité.

La fécule qui s’est déposée après le dernier lavage esten masse assez dure, pour qu’on puisse la couper enmorceaux ou pains d’un volume déterminé, que l’onporte dans des paniers légèrement coniques, intérieu-rement garnis de sacs en toile, et que l'on y tasse parquelques secousses. Après vingt-quatre à trente-sixheures, la fécule a pris assez do consistance pour qu’onpuisse retirer les pains et les renverser sur une aire enplâtre, de 20 à 80 centim. d’épaisseur, qui forme ordi-nairement le plancher du séchoir à air libre et qui, entrès peu de temps, absorbe toute l’eau encore apparente.Après vingt-quatre heures environ d’exposition sur leI lâtre, on la porte dans un séchoir à air libre (fig. 90),

mu

alswfcB

amml

Rlfii

90.

le | vaste, liien aéré et garni à l'entour de persiennes quise I permettent de régler l’affluence de l’air : le séchoir pro-