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A-F.
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ARDOISE.

AREOMETRE.

(1040) et à Paris 56 francs en place. La seconde qua-lité est le gros noir qui ne diffère de la carrée qu’ence qu’elle est plus petite. La troisième est le poilnoir, seulement plus mince que la précédente. La qua-trième est le poil taché , comme le poil noir, mais seméede taches rousses; elle vaut sur le port d'Angers 15 fr.le mille. La cinquième est le poil roux. La sixième estla carte, comme la carrée, mais plus petite et plus mince.La septième est Yhéridelle, étroite et longue à deux côtéstaillés et deux bruts. La huitième est la cofftne, ardoiseà surface courbe; enfin la dernière est Y écaille, ardoisearrondie. Ces trois dernières espèces ont des emplois spé-ciaux et sont assez rarement fabriquées ; le poil taché etle poil roux sont des ardoises communes, employées uni-quement dans le pays ; et il n’y a guère que les premiè-res qualités qui soient livrées au commerce extérieur.

On doit rejeter les ardoises qui contiennent des pyritesou des corps organisés, celles dont la structure peu com-pacte permet d’absorber l’eau, ce qui les rend non seule-ment peu durables, mais même nuisibles aux pièces debois qu’elles recouvrent.

Plus une ardoise est dure et pesante, meilleure elle est :elle doit rendre lorsqu’on la frappe un son clair et sonoreet après être restée plongée dans l’eau pendant une jour-née entière, elle ne doit pas être mouillée plus d’un cen-timètre au-dessus du liquide. Les plus noires sont géné-ralement les meilleures, les bleues claires sont bonnes,les vertes durent longtemps, les bleues foncées tirantsur le noir sont spongieuses.

Les ardoises «l'Angers durent de 20 à 30 ans, cellesdes Ardennes de 90 à 100 ans, celles d’Angleterre encoreplus.

M. Violet a proposé de faire cuire les ardoises dans unfour à briques, jusqu’à ce qu’elles acquièrent une cou-leur rouge pâle ; de cette manière on augmente leur du-rée et leur solidité. 11 faut avoir soin de les percer avantcette opération qui revient à 4 fr. 50 c. par mille.

Les ardoises propres à d’autres usages qu’à la couver-ture des édifices s’exploitent comme les autres pierres.On les trouve surtout au Platberg (Suisse ), où elles sontl’objet d’un commerce* considérable ; on en fait des ta-blettes pour écrire, des tables de poêles, etc...; on lesemploie même pour la peinture et il y a sur cette pierreplusieurs tableaux de maîtres.

Ardoises artificielles. M. Braconuct a fait récemmentl’analyse de plusieurs tablettes connues en Allemagne sous le nom impropre d 'ardoises élastiques, et il a indi-qué le moyen suivant pour les imiter. Prenez :

Sable quartzeux, réduit en poudre impal-pable.82 parties.

Noir de fumée.8

Huile de lin cuite.10

On broie bien ces substances ensemble pour qu’il en

résulte une pâte presque pulvérulente que l’on délaieavec une quantité suffisante d’essence de térébenthine,et qu’on étend ensuite avec un pinceau sur un cartonmince bien uni. Lorsque la première couche est sèche,on en applique une seconde et même une troisième. Sicette dernière présente des inégalités, ou les fait dispa-raître et l’on adoucit la surface en y promenant un pin-ceau ou un tampon enduit du mélange ei-dessus, et deplus détrempé d’essence.

Les tablettes ainsi préparées sont légères, peu embar-rassantes, point fragiles, et très commodes pour écrireavec un crayon d’ardoise.

ARÉOMÈTRE. Instrument qui- sert à déterminer ladensité des liquides et même des corps solides. Il y ena de deux sortes : les aréomètres à poids variable etles aréomètres à volume variable; ces derniers serventà déterminer la densité des liquides, ce sont les seulsemployés dans l'industrie, et ce sont les seuls dontnous nous occuperons.

L'aréomètre à volume variable (fig. 109) est forméd’une boule ou d’un cylindre en verre creux soutHé àl’extrémité d’un petit tube ou tige tuverre creux, et portant à sa partie infé-rieure un petit appendice également enverre dans lequel on introduit un lest deplomb ou de mercure qui sert à maintenirla tige verticale dans un équilibre stable.On fixe dans l’intérieur de la tige unebande de papier qui porte les divisions oudegrés , et on juge de la densité du liquidepar le degré au niveau duquel l’instru-ment s’y enfonce.

Les règles pour tracer ces divisions son*,très variables; nous avons dejà parlé deY alcoomètre à l’article alcool, et il nenous reste plus qu’à indiquer les deux au-tres échelles les plus usitées, savoir : cellede Baume et celle de Cartier.

On distingue les aréomètres de Baumeen pèse-sels ou pèse-acides pour les liquidesd’une densité supérieure à l’eau, et enpèse-liqueurs ou pèse-esprits pour les li-quides plus légers que l’eau. Pour coustruire un pèse-sel on dissout 45 partiesen poids de sel marin sec, dans 85 partiesd’eau distillée, on prend l’aréomètre à gra-duer, et on le plonge dans l’eau pure, le lest doit êtretel que le niveau affieure vers le sommet du tube, enun point, que l’on marque avec soin, c’est le 0 de l’é-chelle ; on essuie l’instrument et on le plonge dans la-dissolution saline préparée comme il a été dit ci-dessus ;comme la densité est supérieure à celle de l’eau, il yentrera moins, et une plus longue partie de la tige sor-tira du liquide ; on marque 15" au point d’affleurement,on divise en 15 parties égales l’espace compris entre cesdeux niveaux, et on porte ensuite sur la tige, de hautcubas, ces mêmes degrés jusqu’au globe de l’aréomè-tre. Plus le degré est grand, plus la densité qui s’yrapporte est forte. L’acide nitrique va jusqu’à 45", l’a-cide sulfurique à 66°, etc.

Pour construire les pèse-liqueurs ou pèse-esprits, onfait dissoudre 40 parties en poids de sel marin sec, dans90 parties d’eau, et on marque sur la tige le pointd’affleurement dans l’eau pure et dans cette dissolution.Le 0 est au niveau de la dissolution saline, et au basde la tige de l'instrument qui doit être lesté à cet effetd’une manière convenable, et le n“ 40 au point d’affleurement dans l’eau pure; enfin, on divise l'intervallecompris entre ces deux niveaux en 10 parties égales,que l’on prolonge en allant de bas en haut. Plus le de-gré est fort et plus la densité qui s’y rapporte est faible.Dans l’alcool il peut aller à 35 et 40°, et dans l’éthcrsulfurique jusqu’à 70°.

Plus la tige, qui doit être d’ailleurs parfaitementcylindrique, est mince relativement au globe, et plusl’instrument a de sensibilité; mais alors elle devientries fragile, parce qu’il faut lui donner d’autant plus delongueur et devient moins portative et d’un usagemoins commode; aussi ne eonserve-t-on cette longueurd’échelle que pour les étalons , régulateurs qui serventà fabriquer les divers aréomètres employés dans le com-merce, qui ne doivent indiquer que les densités com-prises entre des limites données assez rapprochées etqui varient suivant l’usage auquel on les destine. Onconçoit, par exemple, que le sirop de sucre ne pouvantdépasser 34 à 36° sans tourner au caramel ou sans seprendre en masse, ce pèse-sirops n’a besoin que des de-grés de 20 à 36°; le pèse-vin ou pèse-moût, nomméajussi œnomètre, ne s’étend que de 40 à 42 u au-dessousdu niveau de l’eau, jusqu’à 10 à 12° au-dessus; le pèse-esprit, que de 10 à 40°; le galactomètre ou pcse-lait, vcde 0 à 12 ou 15"; le pèse-éther va de 80 à 70°.

109.