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A-F.
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ARGENT.

ARGENT.

rainerai grillé, sur lesquels il reste dans le blutoir 1 2 à15 p. 400 de gros, qu’ü faut repasser une seconde foisentre les meules. Le service de deux paires de meulesexige 2 ouvriers par 24 heures de travail.

L’amalgamation se fait dans des tonnes, solidementcerclées en fer, qui ont intérieurement 0 IU ,85 de long et0 m ,90 de diamètre au ventre, et qui tournent autourd’axes horizontaux; il y en a 20, disposés sur 4 rangées.Les fig. 114 et Tl 5 donneront une idée de cette dispo-sition ; b est l’arbre moteur qui, au moyen d’un systèmede roues dentées, communique un mouvement de rota-tion aux tonneaux d’amalgamation a, a. Les bondes c, c,de ces tonnes ont 0 m ,T2 de diamètre, et se ferment her-métiquement à l’aide de bouchons qui sont solidementmaintenus dans leur position. C est le magasin du mi-nerai grillé et moulu, que Ton charge dans les trémiesP, D, qui se prolongent par des tuyaux coniques d, d; àl’extrémité de ces tuyaux en sont fixés d’autres e , e , entoile forte et terminés par un bout en tôle, que Ton in-troduit pendant le chargement dans la bonde et qu’onrelève ensuite comme l’indique la fig. Tl 4. E, E, sontdes caisses renfermant 1 oO litres d’eau chaque, et mu-nies de tuyaux flexibles à robinets, qui servent à lafaire passer au besoin dans les tonnes a, a. Les coussi-nets des roues dentées, montées sur l’une des extrémi-tés des tonnes d’amalgamation et qui les mettent enmouvement, sont portés sur des coulisses mobiles liéesaux tiges f, ce qui permet de les désengrener i\ volonté.On introduit d’abord dans chaque tonne 450 litresd’eau, 500 k de minerai grillé et moulu, et 50 k de ferbattu en plaquettes, dont les dimensions sont de 4,2 et4 centimètres ; on ferme les bondes, et on fait tournerlentement les tonnes pendant 1 heure 1/2, de manièrea ce qu’elles fassent 14 à 15 tours par minute; pendantce temps, le chlorure d’argent dissous dans le sel marinest, décomposé par les plaquettes de fer, en donnant duchlorure de fer et de l’argent métallique ; il est fort im-portant que le grillage ait été poussé assez loin pourdécomposer tout le chlorure de cuivre, car sans celacelui-ci serait également réduit par le fer à l’état mé-tallique, et passerait plus tard dans Tamalgame qui se-rait alors très impur. Au bout d’une heure et demie, onarrête les tonnes et on ajoute dans chacune d’elles250 k de mercure, qu’on y fait arriver par des tuyauxembranchés sur la conduite g, qui communique à unréservoir général gradué,en fonte; puis on les faittourner de nouveau pendant 19 heures, avec une vi-tesse de 20 à 22 tours par minute. Toutes les 4 heureson arrête les tonnes pour juger à la main de l’état del’opération et de la consistance de la pâte. La réactionest facilitée par suite de l’élévation de température queTon remarque dans le tonneau, et qui est d’autant plusgrande que la vitesse de rotation est plus considérable ;plus elle est élevée, plus l’appauvrissement des résidussera complet, mais plus aussi il se perdra, dans lesboues de lavage, de mercure très divisé qu’on ne pourraplus réunir; il y a donc un terme moyen à prendre etqui, déterminé par une longue expérience, est celui quenous avons indiqué, lequel correspond à une tempéra-ture de 32° centigr. environ. On regarde alors l’amal-gamation comme terminée ; on remplit presque entiè-rement les tonnes d’eau et on les fait tourner pendant2 heures avec une vitesse de 8 à 9 tours par minute,pour rassembler l’amalgame. On arrête enfin les tonneset on procède au déchargement : à cet effet, les tamponsconiques qui ferment les bondes pendant l'amalgama-tion sont creux et renferment eux-mêmes un secondtampon plein que Ton enlève, et que Ton remplace parun bouchon creux auquel est adapté un tuyau en cuirportant un robinet en fer ; puis on renverse la tonne, labonde en dessous, et on fait tomber l’amalgame le longde la gouttière h dans la rigole i, qui le conduit à unréservoir général. On relève ensuite la tonne pour y

ajuster un bouchon creux portant une grille et en larenversant de nouveau, les houes tombent dans le ca-nal o, qui les conduit dans les cuves de lavage, tandisque les morceaux de fer retenus par la grille restentdans la tonne. En tout chaque opération dure 24 heu-res. On consomme environ 0 k ,750 de fer par tonne etpar opération, et on en ajoute tous les 45 jours T! k en-viron.

L’amalgame obtenu est filtré à la main dans un sacde flanelle de forme conique; le mercure qui passe autravers renferme au plus 0,00004 d’argent, et est re-passé dans les tonnes d’amalgamation. L’amalgamesolide, qui reste dans le sac, renferme d’après une ana-lyse de M. Kcrstcn :

Mercure .

. 8i,2

Argent .

Cuivre.

Antimoine, zinc et plomb. .

•1,0

Soufre.

. traces.

99,7

On le distille sur des assiettes placées sous un appareil«à cloche ; la fig. 41G représente, dans des positions

■MG.

différentes, les 4 cloches employées à llalsbriicke pourladistillation de Tamalgame. a, a, a , a, sont des caisses

rectangulaires en bois, renfermant des bassins plus pe-tits li, //, ... en fonte, au milieu desquels sont placée ?des tiges verticales en fer y, ... portées sur trois pieds;on enfile sur chaque tige cinq assiettes qui reçoiventchacune 24 k d’amalgame, et on recouvre le tout de clo-ches en fonte b, ... qu’on soulève à l’aide de poulies ;chaque cloche pèse à peu près 90 k et a 4 m ,02 de haut,sur un diamètre intérieur de 0 m ,35 à l’ouverture, et de0"',3Ü à la naissance de la calotte sphérique qui enforme la partie supérieure ; elle coûte environ 43o r etdure moyennement de70 à 80 opérations, a ... et /?, ...sont remplis d’eau et on fait continuellement arriverun courant d’eau fraîche dans a, a, ... pour faciliter lacondensation des vapeurs de mercure dans les bassinsB, B,... Les cloches étant placées, on met sur l’anneaude muraillèment 4, des plaques de fonte percées d’untrou circulaire pour le passage des cloches, on lute lesjointures en y tassant des cendres et un peu d’argile,on met la porte s formée de briques, soutenues dans unchâssis en fer, que Ton lute également; puis dans lemanchon It ainsi formé, on jette de la tourbe enflamméeet «à la fin du charbon de bois. Le feu que Ton fait au-tour des cloches doit être d’abord très gradué, et cen’est qu’au bout de 8 heures qu’il atteint son maxi-mum; on le laisse ensuite tomber de lui-même. Laconduite du feu est de la plus grande importance etexige la plus grande attention de la part du chauffeur,car si la température n’est pas assez graduée, on courtle risque de briser la cloche et en outre de voir une par-tie de l’argent mécaniquement entraînée par le mercurequi sc volatilise, tandis que si elle n’est pas assez éle-vée, il reste dans l’argent d’assiette une certaine quantité de mercure, qui est complètement perdue lors du