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ARGENT.

ARGENT.

raffinage. En résumé, chaque opération dure I 2 heures |et on obtient 20 k environ, d’argent d’assiette (ail.teller silber) par cloche et par opération. La consom-mation en combustible est de U mc ,430 de tourbe et0"' c ,043 de charbon de bois léger par 100 k d’amalgamesoumis à la distillation. L’argent d’assiette no contientenviron que 75 pour 100 d'argent fin. On le fond sansaddition dans un creuset de 1er découvert et chauffédans un fourneau à vent ; on le coule ensuite en lingotstenant 80 pour 100 d’argent fin. Le peu de scories quel’on obtient est mis de côté et fondu à part à la lin del’année avec un peu de borax, et donne de l’argentayant une teneur de 50 à 00 pour 100 d’argent lin.

Les boues d’amalgamation des 20 tonnes se rendent Idans 5 cuves à axe- vertical ayant 1 m ,40 de profondeur, |•1 n, ,5i de diamètre en haut et l n ’,02 au fond, que l’onachève de remplir avec de l’eau, et sur l’une des paroisdesquelles il existe, à partir du fond, 4 orifices ferméspar des robinets et espacés à 0 ,n , 15 environ les uns desautres. Un axe vertical armé de bras destinés à agiterles matières et à effectuer la séparation des dernièresparties de l’amalgame, s’y meut avec une vitesse de12 à 14 tours par minute, pendant 20 à 2.2 heures;pendant ce temps, on fait écouler les boues, 2 fois parî’orilice supérieur, 2 fois par le second et 1 fois par letroisième, en ayant soin de remplir d’eau les cuves im-médiatement après chaque coulée. On ne retire l’amal-game par l’orilice inférieur qu’une fois par semaine; ilest très impur et après avoir été fondu il donne un al-liage qui ne renferme que 25 à 05 pour 100 d’argenttin. On pourrait raffiner cet argent en le fondant avecun peu de nitre et de borax, mais on préfère l’envoyertel quel à Thôtel des Monnaies, où on l’allie à l’argentlin, qui provient de la coupellation des plombs d’œu-vre. La quantité de résidus que l’on rejette en défini-tive s’élève à 80 pour 400 de celle du minerai cru, etleur teneur varie de 0,00008 à 0,00016 d’argent fin.On clarifie par dépôt les eaux de lavage des tonnes d’a-malgamation, puis on les concentre dans des chaudiè-res en plomb et ou fait cristalliser; on obtient ainsiune certaine quantité de sulfate de soude impur, quel’on purifie par une seconde cristallisation. Ou précipiteensuite les eaux mères,qui refusent de cristalliser, pardu lait de chaux. Le produit que l’on obtient, et quiporte le nom de dünge salz, est employé dans le paysavec beaucoup d’avantage pour l’amendement et l’en-grais des terres ; il se compose d’après M. Lampa-

dins, de :

Gypse hydraté.G8,7

Sel marin. 7,4

Carbonate de potasse. . . . 5,3

Hydrates de manganèse et de fer. 1 2,0Argile, sable et perte. . . 5,7

4 00,0

La perte totale en argent varie de 5 à 9 p. 400 dela quantité contenue dans le minerai ; celle en mercureest de 25 k par 100 k d’argent obtenu, qui, d’après unemoyenne de 20 années se compose de :

Perte en mercure qui reste dans les résidus

d’amalgamation.2l k ,78

Perte dans la distillation de l’amalgame. . 2 k ,77

Perte venant de la fêlure ou du bris des

cloches de distillation.0 k ,45

" 25 k ,0Ô

Cette faible consommation comparée à celle de l’a-malgamation américaine, tient à ce que, dans ce der-nier cas le chlorure d’argent est réduit par le mercure,et que le chlorure de mercure qui se forme passe enentier dans les résidus, tandis qu’en Saxe, cette réduc-tion est opérée par le fer.

Traitement des minerais d'argent par fusion. A Kong-

sberg eu Nonvégc, on trouve de l’argent natif qui con-tient 70 à 80 p. 400 d’argent fin, on le lond avec sonpoids, environ de plomb, et on obtient un alliage ren-fermant 30 à 35 \). 100 d’argent fin que l’on séparapar coupellation.

2° minerais i>e rr.OMii et argent. Sont traitéscomme minerais de plomb (voyez plomb); on sépareensuite par la coupellation l’argent du plomb d'œuvre,ou plomb argentifère obtenu.

Les fig. 117, 118, 119 et 120 donnent les détails dufourneau de coupelle habituellement employé au Hartz :

417.

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Les fig. 119 et 120 sont des élévations verticalessuivant deux directions rectangulaires, indiquées surle plan iig. 117 par des lignes ponctuées, et lafig. 113 est une coupe longitudinale suivant la li-gue cd fig. 117 : 1, Fondations du fourneau; 2,.ca-