arg ent.
ARGENT.
Ilaffinage de l'argent de coupelle. L’argent de coupellecontient encore de 0,0U ) à 0,1 20 de plomb, cuivre, etc.;ou le puriiic par une coupellation en petit. Nous ne pou-vons mieux taire que de donner ici le fourneau de raffi-nage employé à Fricdrirhxhüllc (Haute-Silésie ), et (piiest repré-Minté en coupe et en plan, fig. 1 28 et 120 : a,
porte de la, chauffe J b, grille; c, porte pour chargerl’argent dans la coupelle; </, coupelle elliptique en cen-dres d’os dont le grand axe a 0"‘,42, et le petit 0’",26,elle est battue dans un cadre en fonte porté sur les bri-ques G f, qui reposent sur les 2 barres de fer c, e; »/,rampant qui conduit à une cheminée de G met. de hau-teur. On charge 50 à 60 kilogr. d’argent à la fois; enrésumé, 100 kil. d’argent de coupelle donnent 9i k ,057d’argent tin, avec une consommation de 457 kilogr.de houille et 47 kilogr. de cendres d’os. La petitequantité de fonds de coupelle que l’on obtient est refon-due avec les litharges riches, et donne du plomb d’œuvre.
3° minerais DE cuivre et ARGENT. Ordinairementon fond ces minerais pour cuivre noir (voir cuivre!, etlorsque ce cuivre noir a une teneur argentifère égale ousupérieure à 0,00300, il est assez riche pour être soumisavec prolit à la liquation (ail. saigern). A cet effet, onle fond avec une certaine quantité de plomb pauvre, eton coule l’alliage en pains; on soumet ensuite ces painsà une chaleur très graduée, alors le plomb se fond et sesépare par liquation du cuivre, en entraînant avec lui laplus grande partie de l’argent qui a plus d’affinité pource métal que pour le cuivre. L’expérience a montré que,sous le rapport de la perte en cuivre et en plomb, la pro-portion la plus convenable à observer, entre les quan-tités de plomb et de cuivre qui forment les pains deliquation, était celle de 1 I : 3, et que, pour obtenir unedésargentation suffisamment complète, il fallait em-ployer au moins 480 parties do plomb pour une partied’argent contenue dans le cuivre noir: ces données suf-fisent pour se diriger d’une manière précise dans chaquecas particulier. Lorsque le cuivre noir est faiblementargentifère, le plomb pauvre, qui a servi aune premièreliquation, ne s’est pas suffisamment enrichi pour sup-porter avec bénéfice les frais de coupellation; on s’ensert alors de nouveau pour désargenter une nouvellequantité de cuivre noir; par ce moyen on double à peuprès la teneur argentifère, et c’est alors seulement qu’onle soumet à la coupellation. Enfin, lorsque le cuivrenoir est très riche, on commence par lui faire subirune première liquation avec du plomb d’œuvre, obtenucomme nous le verrons ci-après; on obtient ainsi du
plomb d’œuvre riche à coupcllcr, et du cuivre noirmoyennement riche; on soumet alors ce cuivre noir àune seconde liquation avec du plomb pauvre, ce quidonne des résidus cuivreux pauvres, traités pour cuiv rerosette, et du plomb d’œuvre moyennement riche, quiest repassé dans la liquation riche.
Cola posé, il nous suffira de décrire cette opérationen détail dans un cas particulier, et nous prendronscelui des enivres noirs argentifères du Mansfeld (Alle-magne ), qui sont traités à l’usine de liquation de Métis-(<rdt. La teneur en argent des cuivres noirs est moyen-nement de 0,00520, lu plomb et le combustible y sonttrès chers.
La fonte des pains de liqualion(till. frischstücke) sc faitdans un fourneau à manche ordinaire, et est conduiteavec beaucoup de rapidité. La campagne ne dure que30 heures ; pendant ce temps on fond '2Ù0 pains, pesantenviron !75 k Tun, et ayant environ 0'",65 de diamètresur 0’",08 d’épaisseur; on refroidit brusquement cespalus en projetant dessus de l’eau froide, pour empêcher•autant que possible qu’une liquation partielle ne s’effectue dans la masse. Pour 1,000 kilogr. de cuivre noir, onajoute 4,400 kilogr. de plomb pauvre, et on consommeenviron 2 stères de charbon de bois.
La liquation des pains obtenus, comme il vient d’ôtredit, s’e fait sur une aire de liquation représentée fig. 130,131 et 132 : a, a, sont des murs sur lesquels reposent
fonte ; b , b, deir sur 0"',48 dei 1 '",60 de long;sent entre ellesi 0'",0i, et sontrime vers Tau-: à présenter unn mur ci qui a0"',65, et uneen briques, en-cadrée dans unchâssis en fer,forment toutautour des pla-ques f», è, unesorte de four-neau rectangu-laire ; cetteporte sert àcharger sur lesplaques, ver-ticalement etdans le sens deleur largeur, 6îi 8 pains de li-quation , quel’on espace de0"', ! 0 environ,en remplissantl’intcrvallequel’on laisse entre eux avec du charbon de bois. Onallume ensuite, entre les deux murs, un feu de bois;le charbon s’enflamme, et bientôt le plomb coule detoutes parts dans la rigole brasquée c, située entreles deux murs, pour se rendre de là dans le bassinde réception pratiqué au-devant de l’aire sur le sol del’usine. On puise ce plomb, et on le verse dans des mou-les pour le coupeller ensuite, ou bien, s’il est trop pau-vre, on le met de côté pour le faire passer dans uneliquation riche. Sur Taire restent les pains déformés ap-pelés carcas. L’habileté de l’ouvrier consiste à réglerbien également le feu, de manière à ce que les painss'affaissent régulièrement, et à le graduer progressive-ment, de telle sorte qu’au commencement la tempéra-ture soit peu élevée, afin que le plomb qui sc sépare necontienne que très peu de cuivre, et que l’alliage ne
deux plaques en0"',08 d’épaisseïlarge, et T",20 :ices plaques lais:un intervalle d(inclinées de 1 /6tre, de manièreangle obtus ; uune hauteur deporte mobile e ,