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ARGENT.

ARGENT

réaction des gaz des cornues et de lu vapeur d’eau, ilse forme de l’acide sulfurique qui dissoudrait les mattesgrillées ; on pourrait d’avance exposer celles-ci en tas àl’action simultanée des agents atmosphériques et del’eau, pour transformer en sulfates solubles, que l’on enretirerait par lavage, les sulfures non décomposés. Onpourrait également, si le grillage des mattes ne four-nissait pas une quantité suffisante d’acide sulfurique,s’en procurer une nouvelle quantité, en traitant parlemême procédé des pyrites de fer. On obtiendrait ainsiune liqueur contenant le fer, le cuivre et l’argent con-tenu dans les mattes, dont on précipiterait d’abord l’ar-gent par du cuivre métallique, puis le cuivre par du fermétallique; il pourrait être convenable, pour diminuerla consommation en cuivre, de neutraliser d’abord pres-que entièrement la liqueur par de la chaux, et de sé-parer le sulfate de chaux par décantation, ce qui n’auraitd’autre inconvénient que d’altérer un peu la pureté desprécipités. On purifierait le précipité d’argent en 1e fon-dant avec un peu de nitre et de borax ; le cuivre de cé-ment serait raffiné pour cuivre rosette (voir cuivre),et enfin ou ferait cristalliser le sulfate de fer ou vitriolvert pour le livrer en cet état au commerce, ou bien onle dessécherait, et, après l’avoir légèrement torréfié, ons’en servirait pour préparer par distillation de l’acidesulfurique fumant.

Pour le cuivre noir argentifère, on pourrait le dis-soudre directement dans l’acide sulfurique, et précipiterensuite l’argent par du cuivre métallique comme cela sepratique dans les hôtels de monnaie.

4° miserais de plomb, cuivre et argent. Le trai-tement de ces minerais est peut-être l’opération métal-lurgique la plus compliquée qui existe, et nous croyonsnécessaire d’entrer à ce sujet dans quelques détails. Lesminerais de plomb, cui-vre etargent, sc divisenten deux grandes clas-ses, suivant que c’est leplomb ou le cuivre quidomine : dans le premiercas, on les traite commeminerais de plomb ; etoutre le plomb d’œuvre,on obtient des mattesplombo-cuivreusos ar-gentifères, que l’on re-fond à plusieurs reprisesavec des matières ploiri-beuses; chaque fontedonne du plomb d’œuvreque l’on coupelle, et lesdernières mattes sontfondues seules pour cui-vre noir; ce cuivre estensuite soumis à la liqua-tion ou à l’amalgamationpour séparer l’argentqu’il renferme encore. Les minerais qui renferment unefaible quantité de plomb, sont triés avec soin et partagésen deux classes au moins, les minerais riches etles mine-rais pauvres. Ces derniers d’après leur nature sont sou-mis aune fonte crue, avec ou sans addition de pyritescrues ou en parties grillées, servant dans ce dernier casde fondant, ou d’autres fondants s’il est nécessaire,tout à fait comme s’il s’agissait de minerais de cuivre(voir cuivre); on sépare ainsi les gangues terreuses, eton obtient des mattes pauvres , ees mattes sont grillées,à un ou plusieurs feux puis soumises à une fonte de con-centration avec des minerais de même richesse. On ob-tient dans cette opération, des scories qu’on repassedans la fonte crue, et des mattes riches. Ces mattes gril-lées à plusieurs feux, sont fondues avec des matièresplombeuses (fonte plombeuse des mattes) et des minerais

d’argent riches, surtout s’ils sont plombeux. On obtientdu plomb d’œuvre que l’on coupelle, et des mattes sou-mises à une nouvelle fonte avec des matières plombeu-ses; finalement on arrive à des mattes cuivreuses quidonnentdu cuivre noir argentifère, quel’on traite commeiL a été dit ci-dcssus. La fonte plombeuse dos mattesdoit se faire aune température moins élevée que la fontecrue, afin de diminuer autant que possible la perte enplomb; c’est le procédé suivi à l'reiberg (Saxe). Lors-que les matières plombeuses sont rares, on remplace lafonte plombeuse des mattes par une fonte de concentra-tion, et l'argent est enlevé aux nouvelles mattes parimbibition; à cet effet, on fond du plomb pauvre dans lebassin de percée, peu avant la coulée, et on l’y agiteavec un ringard au moment où les mattes parviennentdans le creuset; le plomb décompose alors une partiedu sulfure d’argent, et passe dans la matte, tandis quel’argent réduit, s’allie avec le reste du plomb et donnedu plomb d’œuvre; si ce plomb d’œuvre n’est pas assezriche pour être coupelle, il sert de nouveau à une im-bibition riche ; ce procédé constitue 1 ''ancienne méthodehongroise; on retraite de la même manière la nouvellematte, et à la fin on obtient des mattes cuivreuses quisont fondues seules et donnent du cuivre noir argenti-fère. On peut opérer l’imbibition , en introduisant leplomb dans l’avant creuset, ou par l’œil de la poitrine;les réactions sc font alors à une température plus élevéeet par suite d’une manière plus complète; le sulfured’argent est mieux réduit ; mais d’un autre coté, la pertede plomb par la sulfuration est plus considérable; aureste, on désargente ainsi, non seulement les mattessuccessives de concentration, mais même encore lesmattes de la fonte crue ; ce procédé constitue la nouvelleméthode hongroise.

Les fig. 133 et 134 donnent le plan et la coupe ver-ticale suivant la ligne AB du plan de l'usine de Fran-kenscharn , près Clausthal (Hartz), pour le traitement degalènes argentifères et cuivreuses : a, b, c, d, e, f, g, four-neaux pour la fonte des minerais ; a, est alimenté parune machine soufflante àcyündre ; b, c, d, par des souffletspyramidaux en bois; e, et f, sont des fourneaux avec 3tuyères et machines soufflantes à cylindre ; enfin g estun fourneau de fusion h 7 tuyères, qui n’est plus em-ployé; h, fourneaux à manche pour le traitement desmattes ; k, fourneau à manche pour la révivification deslitharges ; m, aire de liquation ; n, p, fourneaux de cou-pelle; x y est l’étage sur lequel on prépare les lits defusion avant de les charger dans les fourneaux ; D, con-duit d’eau qui alimente l’usine. C, atelier de bocardage,8 parties de minerai brut pris sur lamine en don-

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