ARGENT.
ARGENT.
nent 1 de srhlich bon à fondre; on traite annuellementà Prankenscharn 48400*»"* de schlich et on obtient :
Plomb marchand. 10453 , i ,u 1/2
Litliarges marchandes. 3777 1/2
Argent environ. 33 1/2
Cuivre rosette (raffiné à Altenau). . 17 1/2
U 282 'i‘“
La teneur des schlichs en plomb est de 60 à 70p. 100; la gangue est quartzeuse et argileuse; on lesfond dans des hauts fourneaux de 6 à 7 de hauteur,à 1, 2 ou 3 tuyères, avec 14 à 13 p. 100 de fonte gra-nulée , des matières plombcuses et des scories de lafonte des mattes. La fonte que l'on ajoute au lit de fu-sion sert à réduire le sulfure de plomb; il se forme dusulfure de fer qui passe dans les mattes, et du plombmétallique. On fond par 24 heures de 4 à 5000 kilogr,de schlich avec une consommation de 420 kilogr. decharbon de bois par 1000 kilogr. de schlich. Le four-neau est desservi par postes de 3 ouvriers, et une cam-pagne dure 9 à 10 semaines. On obtient du plomb d’œu-vre qui est coupellé, et des mattes; celles-ci contiennent0,001 d’argent et 0,34 à 0,40 de plomb, plus tout lecuivre du minerai ; on les grille à 3 ou 4 feux, et on lesfond ensuite dans des fourneaux à manche avec 3 p. 100de fonte granulée et des matières plombeuses; par 24heures on fond 5000 kilogr. de mattes; il y a deux ou-vriers par fo’urneau; on obtient du plomb d’œuvre etune seconde matte que Tou traite comme la précédente,et ainsi de suite. On refond ainsi les mattes à quatrereprises différentes, pour y concentrer le cuivre et enséparer l’argent et le plomb; les dernières mattes quel’on obtient sont grillées à un grand nombre de feux,et fondues seules; elles donnent du cuivre noir argen-tifère que l’on soumet à la liquation.
Nous terminerons enfin ce qui regarde le traitementdes minerais d’argent, en donnant quelques détails surle traitement par fonte crue et fonte plombeuse des mattestel qu’il est pratiqué àFrciberg. On soumet à la fontecrue les minerais py riteux ou terreux, ayant une teneur enplomb au-dessous de 0,16, en cuivre au-dessous de 0,03et en argent au-dessous de 0,0015. La teneur moyenneen argent du lit de fusion est de 0,0005 à 0,0006 et ildoit donner en petit 45 à 50 p. 100 de mattes, sinon ouy ajoute des pyrites; de sorte qu'on produit une mattedont la teneur est de 0,0012 à 0,0016 ; au mélange desminerais, on ajoute 0,75 en poids de scories delà fonteplombeuse. Lorsque certains minerais pauvres sont trèspyritoux, on les grille partiellement et on les ajoutecomme fondants. La fusion s’effectue dans des demi-hauts fourneaux de 4 “* de hauteur totale dont le creusetest en brasque pesante damée (2 parties d’argile réfrac-taires et 1 p. de poussier de coke) que l’on répare detemps à autre, et qui reçoivent par minute 6 mc d’airenviron ; cet air est préalablement porté à 250° C.dans un système de tuyaux placés dans un four chaufféavec de la tourbe ; en 24 heures, on passe dans le four-ueau 1800 kilogr. de minerais non compris les fondants,et ou obtient environ 720 kil. de matte crue en 4 coulées;la perte en argent est de 10 à 15 p. 100. On emploiecomme combustible du coke dont on consomme 0“‘ c ,456par quintal de minerai fondu. Les campagnes durent 4à o mois et même au-delà. Les mattes crues sont gril-lées à 3 feux, dans des cases qui en contiennent20000 à 25000 kilogr.; cela dure 2 à 3 mois ; lesminerais riches sont grillés dans des fours à réverbère.La fonte plombeuse se fait à l'air froid et au coke dansdes fourneaux, analogues à ceux de fonte crue, où onne lance que 3 1/2 à 4 kilogr. d’air par minute. Le litde fusion se compose de mattes grillées, de minerais pau-vres en pyrites tenant plus de 0,0015 d’argent, de galènesargentifères tenant plus de 16 à 20 p. 100 de plomb, deminerais riches et cuivreux tenant moins de 6 p. 100 de
cuivre et de scories de l’opération. On charge en outre augueulard immédiatement avant les coulées, une cer-taine quantité de matières plombeuses consistant en li-tharges et en plomb pauvre, de manière cependant quele plomb n’arrive dans le creuset qu’nprès la percée, ety reste en contact avec les mattes qui so forment pen-dant tout l’intersalle de temps (6 heures) qui s’écouleentre deux coulées. En résumé on prépare le lit de fu-sion de manière à ce qu’il renferme 0,0025 à 0,0030d’argent et 40 à 48 p. 100 de plomb. Par 24 heureson pusse en moyenne 1400 kilogr. de minerais et mat-tes grillées; on obtient 420 kilogr. de plomb d’œuvre,125 kilogr. de mattes et de crasses, et des scoriesplombeuses qui sont retraitées dans la fonte crue. A lalin delà campagne qui dure 4 semaines, on repassedans le fourneau les crasses et les mattes de plomb nongrillées, avec leur volume de scories plombcuses et unecertaine quantité de litliarges et fonds de coupelle; onobtient du plomb d’œuvre pauvre et de nouvelles mattesde plomb. La perte en plomb est de 10 à 14 p. 100,celle en argent de 1 p. 100 environ. Les mattes deplomb sont grillées à 4 ou 5 feux; par 100 kilogr. domattes on consomme environ 1 stère de bois de sapinrefendu. On refond les mattes de plomb grillées dansles mêmes fourneaux, avec des minerais de cuivre quart-zeux pauvres en argent, et tenant plus de 6 p. 100 decuivre, des scories de la même opération ou de la fonteplombeuse, et des matières plombeuses (litliarges ettonds de coupelle); par 24 heures on passe dans le four-neau 1300 à 1400 kilogr. de mattes de plomb et mine-rais grillés, et l’on obtient environ 400 kilogr. de plombd’œuvre et 300 kilogr. de mattes de cuivre. Knlin cesdernières mattes, qui renferment 30 à 40 p. 100 decuivre, 8 à 25 p. 100 de plomb et 0,001 à 0,0015 d’ar-gent, sont grillées à un grand nombre de feux, et fon-dues seules pour cuivre noir argentifère, lequel est li-quaté à l’usine de Urùnthal.
Traitement des minerais et mattes de cuivre argentifèrespar voie humide . Nous décrirons encore un nouveau pro-cédé pour clilorurcr les minerais d’argent: on charge200 kilos de matière grillée et pulvérisée sur la sole supéricure d’un four de grillage à deux soles superposées ;après quatre heures de brassage, on les fait tomber surla sole inférieure, exposée à une plus forte chaleur, oùla matière est agitée. Sept heures après le commence-ment de l’opération, on ajoute 2 à 4 p. 100 au plus desel marin sec, on continue le brassage pendant une heureà une température élevée, puis on transporte la matièrodans l’atelier du lessivage. Les matières chlorurées sontensuite soumises, soit à froid, soit à chaud, à un lessi-vage méthodique fait avec une dissolution saturée desel marin qui dissout le chlorure d’argent formé, etl’argent est précipité après coup de cette dissolutionpar du cuivre métallique.
Statistique. Nous terminerons cet article en don-nant le tableau suivant de la production annuellemoyenne de l’argent sur toute la surface du globe :
I Buénos-Ayres (répub.de ),s j Pérou et Bolivie . ,• .
*2 \ Etats-Unis de l’Amérique ? I du Nord.
Asie. (Paissie d’).
1 Espagne (1840). .Hongrie, Transylvanie ,Banat et Bukovine ..
Saxe (1841;.
llartz (1838).
A reporter.
49l000 k
300000
167500
41250
103325
110‘3075 k — 1 Î03075 k22500 k
40000 k
210001656611830
89396 k — 1125575*