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ARTÉSIENS.

ARTESIENS.

tito propriété de l’éveque de Londres , un puits foré do97°' de profondeur, donne 363 où 273 litres d’eau parminute, suivant que la marée est limite ou basse. Si au-près d’un puits foré déjà établi, on en fore un second,ce dernier aura ou non de l’influence sur le produit dupremier selon que le rapport des dimensions de l’ouver-ture comparées à colles de la nappe alimentaire seranotable ou infiniment faible.

On rencontre fréquemment dans les sondages à travers les terrains stratifiés, plusieurs nappes aquifèressuperposées Mig. I (15) : Ainsi à Saint-üuin, MM. Flachaten ont rencontré cinq susceptibles d’ascension :

La !-la 2“la 3 ela 4 ela 5 e

36 m dç profondeur45"',50 —

51"’,50 —

5&“,50 —

6G m ,oO —

A Tours , les trois nappes ascendantes reconnues parM. Dcgousée se trouvèrent sous le terrain de la placede la cathédrale :

.... 95'

La I"la 2 ela 3 e

m-

J 25"'

de profondeur

Enfin, nous citerons les travaux de sondage pour la re-cherche de la houille, exécutés, non loin do Di-ppe, prèsde Saint-Nicolas-d’A liermont, qui y ont fait reconnaîtresept grandes nappes d’eau très abondantes et douces,d’une force ascensionnelle très grande :

30 m de profondeur

à 'ISO* 1 ' —

à 215’" —

Généralement^ lorsqu’un trou de sonde traverse plu-sieurs nappes aquifères, les plus profondes sont cellesqui ont le niveau hydrostatique le plus élevé, et parsuite qui présentent la force ascensionnelle la plus consi-dérable; elles sont aussi ordinairement d’autant plusabondantes qu’elles sont plus profondes ; il arrive ce-pendant quelquefois le contraire; ainsi la 5° nappe d’eau( fig. 465) qui a son affleurement supérieur dans la

La

1 ru de

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la

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465 .

vallée O, qui est au-dessous de la vallée P où se trou-vent les affleurements des 3 e et 4*’ nappes, aura un niveauhydrostatique moins élevé; mais suivant la règle géné-rale, la puissance ascensionnelle de ces dernières seraplus grande que celle des 4 ,c et 2 e nappes qui ont leurorifice d’alimentation en M. On conçoit donc que si lepuits foré n’était pas soigneusement tubé, une partiedes eaux montantes serait absorbée soit par les cou-ches aquifères supérieures, soit par les couches per-méables absorbantes que l’on aurait traversées. Ou aaussi rencontré, rarement il est vrai, des nappes absor-bantes au-dessous d’autres nappes donnant des eauxjaillissantes. Il pourrait donc arriver qu’on rencontrât,en approfondissant un puits foré, une nappe qui absor-

bât en partie les eaux supérieures et diminuât le ni-veau hydrostatique du puits.

La propriété absorbante de certaines nappes est sou-vent utilisée pour se débarrasser d’eaux nuisibles et pouropérer l'assèchement de grandes étendues de pays au-paravant marécageuses et impropres à la culture.Comme exemples du parti que l'on .peut tirer de cettepropriété nous citerons : La plupart des carrières desenvirons de Paris , où l’on se débarrasse des eaux aumoyen de trous de sonde forés jusqu'à la profondeurdes couches fissurées supérieures de la craie; la voiriede Bondy , qui se débarrasse par le même procédé, dui00 mètres cubes d’eau, par 24 heures; la plaine desPaluris près de Marseille , qui formait autrefois un grandbassin marécageux qu’il paraissait impossible de dessé-cher à l’aide de canaux d’asséchcment superficiels. Leroi René y fit alors creuser un grand nombre de trousou puisards, qui jetèrent et jettent encore aujourd’huidans des couches perméables situées à une certaine pro-fondeur, des eaux qui rendaient toute la contrée impro-ductive. On assure que ce sont les eaux absorbées dansces puisards (en provençal’embuas) de Paluns, qui,apvôs un cours souterrain, forment les sources jaillis-santes du port de Mion , près de Cassis. Enfin, nous ter-minerons en faisant connaître le parti ingénieux queM. Mulot a tiré des propriétés absorbantes de certainescouches pour résoudre un problème dont la solution im-portait beaucoup à Saint-Denis .

L’eau d’une fontaine creusée sur la place de La Poste-aux-Chevaux de cette ville devint, dans l’été, un excel-lent moyen de propreté; mais l’hiver venu, les glacess’accumulèrent sur la voie publique et nuisirent beau-coup à la circulation. Cet inconvénient avait presquefait renoncer à creuser une nouvelle fontaine sur lapince aux Gucldres, lorsque M. Mulot imagina le pro-cédé suivant : do l’eau d’excellente qualité, provenantd’une couche située à 65"‘ de profondeur, monte dans untube métallique d’un certain diamètre. Un tube notable-ment .plus grand, enveloppe le premier et va se saisir à55 m de profondeur, d’une nappe d’eau encore très pota-ble, mais moins bonne cependant que la première. C’estexclusivement dans l’espace annulaire compris entre cesdeux tubes que l’eau de la nappe, située à 55 w peutremonter. Enfin un troisième tube, notablement plusgrand que le second, descend en l’emeloppant, jusqu'àla profondeur d’une couche absorbante. L’espaceannulaire compris entre le tube moyen et le tubeextérieur ne donne donc rien ; au contraire, il sert,en hiver, à ramener dans le sein de la terre la par-tie non employée des eaux des deux couches as-cendantes qui, en sc répandant sur la place etdans les rues, auraient formé une épaisse couchede glace.

On conçoit aisément que la quantité d’eau quefournit un puits artésien est très variable, sui-vant le diamètre du tuyau d’ascension, la hau-teur du niveau hydrostatique du puits, et la fa-cilité .plus ou moins grande avec laquelle l’eause meut dans les canaux souterrains qui sont encommunication avec le fond du trou. Voici ceux quidonnent le plus grand volume d’eau.

Le fameux puits de Grenefte, creusé par M. Mulot, jaugéau niveau du sol, a donné 3,000 litres d’eau par minute.

Le puits artésien que MM. Fabre et Espérîquette ontforé à Pages, près Perpignan , dans une propriété deM. Durand, donne 2,000 litres d’eau par minute.

Enfin le puits jaillissant que M. Degousée a foré àTours , dans le quartier de cavalerie, jaugé à près de2 mètres de hauteur au-dessus du sol, a donné 4,410 litrès d’eau.

Le plus profond des puits artésicnsenFraneeestceîuide Grenelle, dont nous avons dtyà parlé, et qui a utriprofondeur totale de 548 mètres.