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A-F.
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AUNAGE.

AUTOMATE.

POIDS ATOMIQUES DES rilINClPACX COMPOSÉSJJINA1BES 'suite).

Noms des composés.

Oxyde jaune d’uraneAcide vanadique. .

Yttria.

Oxyde de zinc. . .

Zircone.

Sulfate de potasse.

Formules.

U* O 3Y O 3YOZnOZr* O 3So 3 Ko

Poids

atomiques

5722,7231 155,84050 1,8-iO503,2201140,4761091,081

Suif, deprotox.de ferSuif, de perox. de ferProtochlorure de ferPerchlorure de fer.Protochlorure de mercure (calomel). . .Perchlorure de mercure (sublimé corrosifBleu de Pmsse. . .

S0 3 FeOou S Ee3S 0 3 +Fc 2 0 3Fe Cl 2Fe 2 Cl 6

Ilg 2 Cl 2

HgCl 2

2Az 2 C 2 K-}-Az 2 C 2 Fe

940,378

2181,900

781,803

2000,370

2974,295

1708,472

2308,778

Alun. . .Feldspath.

8 Iv -f S°A1 + 24ü 5936,400SiK 4“ Si -AT 3542,102

Nou3 terminerons en disant en quoi consiste la no-tation minéralogique, qui est aussi très souvent em-ployée, à causedc sa simplicité, et qui diffère de la précé-dente : en ce que l’on n’exprime pas les quantitésd’oxygène contenues dans les oxydes et acides, et qu’onse contente seulement d’indiquer, par des exposants,leurs rapports dans chacun des éléments binaires qui secombinent ensemble pour former des sels simples oumultiples; ainsi, par exemple, l’alun dont la formule

chimique est S K-f- 5 -Al + 24JL, a pour formule mi-néralogique KS 3 -|-3ÀS 3 -|-24Aq, et celle du feldspath,est KSi 3 -(-3AlSi 3 . v. debette.

AUNAGE. Ce mot désigne, à proprement parler, lemesurage des étoffes par aune (ancienne mesure;, maison l’emploie généralement pour déterminer l'opérationdu mesurage au mètre , qui est la mesure légale aujour-d’hui.

Au résumé l’aunage consiste à mesurer au mètre cou-rant ou mètre de cours qui se prend sur la longueur del'étoffe, sans considérer sa largeur. Dans tout le com-merce, l’usage est encore d’aimrr à la main ; ce qui pro-duit fort souvent des erreurs de compte qui donnent lieuà des réclamations. Toutefois l'appareil à auner nou-vellement inventé par M. Prosper Monnier de Wesscr-iing, et construit par MM. Japy, frères, de Baucourt ,semble remédier à certains inconvénients connus,principalement aux différences de mesure, provenant detout défaut dans la tension irrégulière de l’étoffe. Al’aide de cet appareil fort simple, facile à construire età manier et d’un prix d’achat peu élevé, on peut mesu-rer et plier tout à la fois l’étoffe, et les du compteurindiquent le nombre des mètres qu’elle renferme. (Voirpli agi:).

AUTOGRÂPHIE. Yov. litiiogiïaxmiie.

AUTOMATE ( angl . automaton, ail. automate).Dans le sens étymologique, ce mot (travaillant lui-même) sert à désigner toute construction mécaniquequi, au moyen d’une force intérieure cachée et invisibleà l’extérieur, est susceptible d’exécuter, pendant untemps limité, certains mouvements ayant plus ou moinsde ressemblance avec ceux des êtres animés, sans l’aided’une impulsion externe. Sous ce rapport, les horloges,montres, planétaires et tourne-broches, de même qu’unnombre immense de machines actuellement employéesdans nos manufactures sont de véritables automates.

Mais la dénomination d’au/omafe est, dans le langagevulgaire, particulièrement appliquée à une classe demachines dans lesquelles une puissance et un méca-

nisme cache, ont pour but d’imiter les mouvements vo-lontaires des créatures vivantes.

Quoique, comme nous venons de le dire, on no puissepas ii proprement parler ranger les horloges dans la classedes automates, on est néanmoins en droit de conclure quec’est l’horlogerie, au fur et à mesure de sou perfection-nement progressif et de son extension, qui a donné nais-sance à la construction des automates. La plupart deceux-ci, dans leur structure intérieure, aussi bien quedans le mode d’appliquer le pouvoir moteur, ont uneanalogie frappante avec les horloges, et sc montentpresque toujours de la meme manière que les montres.Vers la fin du xin""’ siècle, plusieurs horloges, et entreautres celles de Strasbourg, de Lubeck, de Prague etd’Olnmtz, faisaient déjà mouvoir des mécanismes re-marquables. On peut aisément eu juger par le plus cé-lèbre de tous, celui de la cathédrale de Strasbourg , queM. Sclnvilgué a restauré dernièrement. L’enquête histo-rique la plus soigneuse prouve que l’invention des au-tomates proprement dits, n’est certainement pas anté-rieure à celle des horloges à engrenages, et que lescombinaisons les plus parfaites en ce genre sont posté-rieures à l’introduction générale des ressorts de pendules.Plusieurs relations d’anciens automates, tels que lacolombe volante d’Archytas de Tarente , les mouchesen fer de KcgiomontamA, et l’aigle qui vola devantl’empereur Maximilien, dans Nuremberg , en l’an-née 1470, sont des déceptions ou des récits exagérés :car l’exécution de pareils chcfs-d’ceuvrc d’art sérailencore de nos jours, malgré les progrès immenses qu’ontfaits depuis ce temps les arts mécaniques, le plus dilli-cile des problèmes.

Deux automates du célèbre mécanicien françaisFauransou excitèrent au plus haut point l’admirationpublique dans le courant du siècle dernier : le premierqui fut terminé en 1738, était un joueur de flûte, du1 m ,07 de hauteur, y compris son piédestal, qui jouaitplusieurs airs sur sa flûte, phénomène qui n’était pasproduit par une boîte à musique placée dans Tintéricurde l’automate, mais bien par l’insufflation dans la flûte,modifiée par la langue et un mouvement convenabledes doigts sur les trous et les clefs de l’instrument.L’autre automate était un canard, qui imitait plusieursdes mouvements de cet oiseau, de la manière la plusextraordinaire. Cet artiste a eu plusieurs imitateurs,parmi lesquels les frères Droz de Chaux de Fonds,furent les plus distingués. Plusieurs do leurs automatessont justement célèbres. L’un d’eux représente undessinateur; un antre joue du piano; et un troisièmeest un écrivain. Frédéric deKnauss a également exposéà Vienne, en l’année 1700, un automate écrivain ; il estmaintenant dans le cabinet des modèles de l’Institutpolytechnique de cette ville. Il consiste en un globede 0" 1 ,61 de diamètre, contenant le mécanisme, sur le-quel repose une figure de 0 m , 18 de hauteur, qui écritsur une feuille de papier fixée sur un pupitre, placé d’a-vance sur un cylindre régulateur. Au bout de chaqueligne, la figure relève sa main, et la meut obliquementde manière à recommencer une nouvelle ligne.

Aucun automate compliqué n’a été fait depuis quel-ques années, parce que ces machines sont très coûteuses,et qu’ayant bientôt satisfait la curiosité, elles cessentd’intéresser; les mécaniciens habiles trouvent eux-mê-mes beaucoup plus d’avantages à consacrer leur tempsà la confection des machines de nos manufactures moder-nes. Nous pouvons noter ici, cependant, l’automatetrompette deMælzl, à Vienne, et un automate semblablede Kauffmann, à Dresde. Dans la Suisse française, plu-sieurs artistes continuent à faire de petits automatesqui n’excitent que peu d’étonnement; tels sont les se-rins qui chantent avec des mouvements variés et natu-rels, ou de petits oiseaux, ayant quelquefois à peine2 centimètres de longueur, qu’on place dans do? taha