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BLANCHIMENT

BLANCHIMENT.

abréger (et h faciliter le travail, en les enduisant avec Iune matiière grasse à bas prix, telle que le beurre ranceou le suitf ; ce dernier est surtout employé comme étantle plus économique. Le tisserand fait tomber, à l’aide >d’une tig'C de fer rougie au feu, le suif en gouttes surla chaîne., et l’étend ensuite à l’aide d’une brosse. Onconçoit aiisément qu’il est impossible de le répartirainsi d’urne manière tout à fait uniforme, ce qui donnelieu à lu production de ces taches qu’il est si difficile defaire disparaître complètement dans le blanchiment, etqui se nnanifestent d’une manière si fâcheuse dans lateinture.

Les principaux blanchisseurs d’Ecosse emploient,pour enle'ver ces taches, le procédé suivant qui donnede très bons résultats : on commence par flamber lestissus, om les fait ensuite dégorger dans de l’eau desource, et, on les passe sous une paire de cylindres depression jpour enlever l'eau et les impuretés dissoutespendant lie dégorgeage. Comme le flambage augmentel’adhésioni des matières qui salissent les tissus, il estavantagcuix de faire dégorger les tissus pendant 30 à40 heures*, de les presser et de les sécher à l’étuve ouà l’air libire avant de les soumettre à cette opération.Après le dtégorgeage, on donne quatre lessives, chacunede 40 à 4 2 heures, dans une dissolution alcaline caus-tique ayamt une densité de I ,0127 à 1,0156, et on laveavec soin à l’eau froide entre chaque lessive. On passeensuite less tissus, pendant 8 à 12 heures, dans un bainde chlorure de potasse, obtenu en étendant une disso-lution d’ume densité de 4,0625 de vingt-quatre fois sonvolume d’ieau.

Quelques blanchisseurs ont l’habitude d’exposer lestissus sur le pré, pendant quelques jours, au sortir dubain de clnlorure alcalin, et les passent ensuite dans unbain d’aciide sulfurique étendu ayant une densité de4 ,0254 et une température de 43" C. Pour les tissuscommuns „ le bain acide a une densité qui varie de4,0146 à '11,0238, et on les y laisse 5 à 6 heures. Oriles lave cnisuitc avec soin à l’eau dans la roue à laver.On donne 'de nouveau 4 lessives caustiques comme ei-dessus, en llavant à l’eau entre chacune. La dernière les-sive se laitt souvent avec de la potasse perlasse, parceque le sulifurc que renferme la potasse ordinaire ducommerce empêche d’obtenir un blanc aussi pur. Onpasse ensuiitc comme ci-dessus dans le bain de chlo-rure de portasse, on lave à l’eau, on passe au bain acide,on lave av<ec soin dans de l’eau de source ou de l’eaucourante, œt on fait sécher à l’air libre et à l’ombre.

Ce proctédé est long et compliqué, mais c’est celuiqui donne .les résultats les meilleurs et les plus certainsdans toutes* les circonstances et dans toutes les saisonsde l’année.

Le procédé de blanchiment ordinaire au chlorure dechaux n’esrt pas à recommander pour les tissus qui doi-vent être (ultérieurement soumis à la teinture, parcequ’il se forme toujours une certaine quantité de sulfatede chaux qmi se fixe aux fibres du tissu, et qui altèreplus ou monns certaines couleurs, surtout celles de ga-rance; nussîi tout fabricant d’indiennes, soigneux de saréputation,, doit-il hésiter à employer de pareils tissus.

des i.ESisiVES. Le lessivage est une des opérationsles plus ircr.portantes du blanchiment; il s’exécute parun grand membre de procédés qui se groupent autourdes deux types que nous allons décrire.

4° Ancien procédé. On fait tremper les tissus dansune lessive alcaline, on les lave, puis on les empile ré-gulièremcnit dans un grand cuvier en bois. On porte lalessive alcadine caustique à la température de 40° en-viron, dans une chaudière d’une capacité suffisante,puis on la baisse couler, par un robinet, dans le cuvier,jusqu’à ce (que les tissus en soient entièrement recou-verts ; on laûsse reposer pendant quelque temps, puis onsoutire par uuo bonde inférieure la lessive dans un chau-

dron en fonte placé au-dessous, d’où on l’élève aumoyen d’une pompe dans la chaudière supérieure. Onélève la température dans celle-ci, on fait couler lalessive sur le linge, etc., et on continue ainsi à répétercette série d’opérations, en augmentant à chaque fôisla température de la lessive, jusqu’à ce que celle-ci soitentièrement saturée de matières grasses ou colorantesqu’elle enlève aux tissus, co que l’on reconnaît, à cequ’elle a perdu en grande partie sa causticité et pris uneodeur extrêmement nauséabonde.

11 convient d’élever ainsi graduellement la tempéra-ture des lessives pour obtenir de bons résultats ; en ver-sant tout d’abord sur les tissus une lessive bouillante,on augmenterait l’adhérence des matières colorantes aulieu de les enlever. C’est sur ce principe que se base lecuisinier qui veut conserver, par exemple, aux petits poisverts, leur couleur naturelle lors de leur cuisson, et quià cet effet, les plonge dans de l’eau bouillante, tandisque s’il les mettait d’abord dans de l’eau froide qu’il fe-rait ensuite chauffer, ils se décoloreraient presque com-plètement.

Lorsque la lessive s’est saturée des matières qui salissaientlcs tissus, on la fait écouler au dehors comme impropre à un nouveau lessivage, ou bien, chez quelquesblanchisseurs, on l’ajoute en partie dans la fermentationdu parou. Si l’on portait le linge encore chaud, au sor-tir du cuvier, à la roue à laver, une partie de la matièrecolorante dissoute dans la lessive dont il est imprégné,se précipiterait de nouveau sur les fibres du coton et s’yfixerait; aussi faut-il après l’écoulement de la lessivefaire arriver à plusieurs reprises de l’eau chaude sur lelinge, laisser reposer à chaque fois pendant quelquetemps avant de soutirer, jusqu’à ce que l’eau sorte clairej et presque incolore; c’est alors seulement qu’on retirele linge du cuvier et qu’on le lave soit au battoir à mainsoit dans la roue à laver.

2" Nouveau procédé. Ce procédé, dû à John Laurie deGlascow, et que l’on peut modifier de beaucoup de ma-nières, consiste en principe, en ce que la lessive tombecontinuellement du cuvier dans une chaudière placéeau-dessous, d’où elle s’élève de nouveau et vient se dé-verser à la surface du linge soit au moyen d’une pompe,soit par la pression mémo de la vapeur qui se développedans la chaudière; ce qui donne lieu à une circulationcontinue.

La fig. 240 représente la coupe de l’un de ces appa-reils : AB CD, cuvier en bois dans lequel on empile lelinge et dont le fond est à jour. Il s’emboîte dans lachaudière en fonte CD E F, qui reçoit directement l’ac-tion du feu. La lessive tombe du cuvier sur le fond