BLANCHIMENT.
BLANCHIMENT.
dessus de la roue, par l’effet de la force centrifuge.
Les roues à laver ont ordinairement l m ,7o à 2 n ',00de diamètre intérieur, sur 0 ra ,75 de largeur, et il fautune force de deux chevaux pour les mettre en mouve-ment.
On peut laver deux pièces de calicot de 41 mètres delong chacune à la fois, dans chaque compartiment, en8 ou 10 minutes, cè qui fait 600 pièces environ, parroue et par journée de 43 heures de travail.
Au sortir de la roue à laver, l’eau est exprimée entreles cylindres comprimeurs {angl. squeezers) décrits plushaut.
blanchiment du lin et du chanvre. Le lin ren-ferme beaucoup plus de matière colorante que le coton,et perd presque 2 de son poids par le blanchiment, tan-dis que les fils de coton en perdent au plus J-j. Sa cou-leur naturelle est d’un gris blond pâle, mais elle sefonce pendant le rouissage, opération destinée à facili-ter la séparation entre les filaments textiles et la partieligneuse du lin ; aussi le lin préparé sans rouissage est-il beaucoup plus pâle que le lin roui, et en le lavant àl’eau de savon seulement on peut le blanchir presquecomplètement.
La substance qui colore le lin roui en gris verdâtreest insoluble dans l’eau bouillante, les acides et lesalcalis; mais elle devient soluble dans les lessives al-calines ordinaires ou caustiques, après une longue ex-position à l’air qui la résinifie. Le chanvre est sous cerapport tout à fait analogue au lin. On peut remplacerl’exposition sur le pré par l’immersion dans un bain dechlore, qui agit comme oxydant beaucoup plus énergi-que, et abrège considérablement le travail. Il faut tou-jours pour obtenir une blancheur suffisante soumettreles tissus de lin ou de chanvre à un nombre assez grand
de lessives, entre chacune desquelles ou les soumet àune exposition sur le pré ou à une immersion dans unbain de chlore.
Les détails dans lesquels nous sommes entrés à l’ar-ticle blanchiment des tissus de coton, nous per-mettront d’être brefs, et nous nous contenteronsd’indiquer la série des opérations suivies dans unedes meilleures blanchisseries de toiles de lin, enfaisant remarquer une fois pour toutes que les la-vages à l’eau s’y font avec beaucoup de soin aumoyen des appareils que nous avons décrits, etque l’exposition sur le pré dure de 4 à 8 jours sui-vant les circonstances.
Si l’on suppose 360 pièces de toiles de 32 mè-tres de longueur chacune, primitivement dégorgéesdans l’eau, mises en digestion avec de la lessivealcaline ayant déjà servi, lavées de nouveau, etpesant chacune 4 k ,60, en tout 4 656 k , on devra :
4 "lessiver avec 27 k de potasse, laver et expos, s. le pré2 " —
3" —
4" —
5° —
6 " —
7" —
8 " —
9" Immerger pendant 42 heures dans un bain d’a-cide sulfurique étendu, et laver.
40" Lessiver avec 22 k ,50 de potasse perlasse, la-ver, et exposer sur le pré.
41 " Immerger pendant 4 2 heures dans un bain dechlorure de potasse de chaux et laver.
4 2" Lessiver avec 43 k ,50 de potasse perlasse, la-ver, et exposer sur le pré.
43°Lessiver avec 43 k ,50 de potasse perlasse, la-ver, et exposer sur le pré.
44° Passer dans un bain d’acide sulfurique étendu,et laver.
15° Passer au savon noir, lavage.
47° Séchage.
Les pièces qui ne sont pas suffisamment blan-chies sont traitées de nouveau par une série debains de chlorures décolorants et d’acide sulfuriqueétendu, jusqu’à ce qu’elles aient acquis une blancheursuffisante.
On consomme en tout 310 k ,50 de potasse, ce qui faitau plus 0 k 90 par pièce de 32 mètres de longueur.
blanchiment de la soie. La soie brute ou écrue,telle qu’elle vient du cocon, est blanche ou jaune, et re-couverte d’un vernis qui lui donne de la roideur et unesorte d’élasticité ; la plupart des usages auxquels on ladestine exigent qu’on la dépouille de cet enduit naturel,que l’on a longtemps regardé comme une sorte degomme ; opération qui porte le nom de décreusage {angl.scouring, ail. entschælen),
On a proposé un grand nombre de procédés diverspour opérer le décreusage; mais aucun d’eux n’a puremplacer avec avantage le procédé le plus ancien, quiconsiste à traiter la soie par une eau de savon chaude,comme le constatent les intéressantes recherches deM. Roard. Le vernis qui recouvre la'soie se dissoutaisément dans les alcalis caustiques ou carbonates, etmême à la longue dans l’eau bouillante, mais aucunprocédé ne conserve mieux le brillant et la souplessede la soie qu’une ébullition courte et rapide dans del’eau de savon.
La méthode la plus anciennement connue pour blan-chir la soie se subdivise en trois opérations.
1" Le dégommage , qui consiste, à préparer une disso-lution bouillante de 30 p. de savon dans 400 p. d’eaude source, puis à abaisser un peu la température enajout nt un peu d’eau froide et en retirant le feu, ou
36 k4ü k ,o036 k36 k22 k ,o034 k ,5031 k ,50