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A-F.
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BLANCHISSAGE.

BLANCHISSAGE.

sidérabîc quand on opère sur une grande échelle.

I.c transport et le transvasement rendent le service pé-nible, occupent des bras, sont l’occasion d’un écoule-ment d’eau qui salit le sol; nouvelle perte de cha-leur.

Ensuite, quelque soin qu’apportent à leur besogne leshommes chargés du transvasement, ils versent la lessivedans le cuvier à des températures inégales, et trop sou-vent ils sont victimes d’accidents contre lesquels laprudence ne les défend pas toujours.

Kniin un coulage fait par ce procédé n’exige guèremoins de dix à douze heures de travail.

Dans l’appareil que nous allons décrire, ces incon-vénients disparaissent, comme nous le verrons plusloin.

C

2-18.

La fig. 248 présente une coupe longitudinale d’unappareil à lessiver établi par M. Duvoir, ainsi quede la chaudière qui l’alimente, et est disposée demanière à montrer le mode de circulation de la les-sive.

Les buanderies ordinaires renferment généralementdeux de ces appareils placés l’un près de l’autre et ali-mentés par la même chaudière.

A est une chaudière cylindrique en cuivre dont lecouvercle est maintenu exactement fermé au moyend’une vis de pression ; sur ce couvercle est disposée unesoupape à flotteur, qui ne s’ouvre que quand le niveaudu liquide est descendu à une certaine limite.

B est un cuvier dont les douves en bois de chêneépais sont maintenues par des cercles de fer. A unepetite distance du fond de ce cuvier se trouve une grilleen bois supportée par des morceaux de bois décou-pés en arcade, afin de ménager à la lessive un espacelibre où elle puisse se réunir. C’est sur cette grillequ’on entasse le linge sale après le trempage. Un cou-vercle en cuivre C, est attaché à une corde qui passesur des poulies fixées uu plafond, et vient s’enroulersur l’arbre d’un treuil qui sert à élever ou à descendrele couvercle.

au et 6b sont les tuyaux de circulation de la lessive,le premier a a, traverse le fond du cuvier, s’élève aucentre jusqu’à la partie supérieure, et se termine par tinchampignon c, qui projette .le liquide chaud dans toutesles directions. Le second tuyau b s, ramène la lessive

dans la chaudière. Dans ce tuyau on. a placé une petitesoupape d, qui ne s’ouvre que quand une assez grandequantité de liquide s’est réunie au fond du cuvier.E est un espace vide, do dimensions suffisantes, ménagédans la maçonnerie, pour la pose des tuyaux et lesréparations.

F est le fourneau en briques. La construction de sonfoyer et des carneaux est appropriée à la nature ducombustible qu’on doit brûler sur la grille. Les pro-duits de la combustion circulent deux fois autour de lachaudière, et se rendent dans la cheminée T.

Voici quelle est la marche des opérations dans cetappareil. On met le sel de soude ou de potasse aufond du cuvier, et on y verse de leau jusqu’à ce quela chaudière soit remplie, et que le niveau du liquidesoit arrivé à la hauteur de lugrille supportant le linge. Onplace le linge d’une manièrerégulière sur la grille en boissans trop le tasser, et onabaisse le couvercle du cuvier.On fait du feu dans le foyer eton porte le liquide à l’ébulli-tion. La pression de la vapeurfait monter la lessive dans letuyau a a et la projette contrele champignon e, qui la répar-tit uniformément sur toute lasurface du linge. La lessivetraverse toute la unisse et soréunit à la partie inférieure ducuvier; le niveau du liquides’abaisse dans la chaudière Aet ouvre la soupapes, en memetemps que la pression du li •quide sur le fond ouvre la sou-pape d; alors la lessive revientà la chaudière pour se chaufferde nouveau et retourner dansle cu.vier. Cette circulation dela lessive bouillante s’effectued’elle meme, et produit un les-sivage prompt et parfait dotoute la masse du linge.

Dans ce système, on le voit, les inconvénients quenous avons signalés 'n’existent plus. Une fois le lingeplacé dans le cuvier, on ferme le couvercle. Il n y aplus qu'à faire du feu; la lessive se verse d elle memesur le linge aussitôt qu’elle a acquis la tempéiature ne-cessaire, et retourne ensuite a la chaudière. Cette cir-culation, ainsi rendue intermittente, empêche 1 écou-lement de s’établir par une seule voie, ainsi qu n arrivepresque toujours avec les appareils à jet continu. Lapersonne qui était occupée au coulage devient inutile,puisqu’il suffit seulement d’alimenter le foyer de tempsen temps. Ce coulage, fait dans des vases clos qui con-servent toute la chaleur du liquide, n’exige que de qua-tre à six heures pour un cuvier de 2 mètres de diamètre.

Il résulte de l’emploi de ce système de l’économie surla main-d’œuvre, sur le combustible, et, comme lelinge, mieux chauffé, s’y nettoie beaucoup plus facile-ment, il en résulte encore de l’économie sur le savonemployé et sur le temps des laveuses (1).

Après des expériences comparatives avec d autressystèmes, il a été adopté par les hôpitaux civils et mili-taires de Paris ; l’emploi journalier auquel il a e:«

( 1 ) A l’hospice de la Salpêtrière , le coulage de i,r »«0 drapscoûte :

Sel de soude, 10 kiloer., à 30 c. . . • 20 fr. >*c.

3 hectolitres de charbon, à 3 fr. 50 c. . 0

Total. . 26 fr$Oc.

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