LLLU DI«: PRUSSK.
m.KU PL PRUSSK.
SELS DE
P11USSIATE JALXE.
PKL'SSl ATE
Platine.
l’as de précipité
Précipité brun jaune.
Précipité blanc.
Pas de précipité.
Rhodium.
Pas de précipité.
ia.
Tantale.
Précipité jaune.
»
Titane.
Précipité jaune cannelle qui verdit â l’air
Précipité jaune brunâtre.
pour peu que le titane contienne du 1er.
Tungstène.
Pas de précipité dans les dissolutions lieu-
*■
très.
l’ranc.
Précipité rouge brunâtre.
Précipité rouge brunâtrt
Vanadium.
Précipité jaune citron verdissant a l’air.
»
Zinc.
Précipité blanc.
Précipité jaune orangé.
Les sels d'alumine donnent avec le prussiate un pré-cipité blanc qui ne se manifeste qu’au bout d’un certaintemps ; les sels de zircone un précipité blanc, et les selsformés par les autres terres et les alcalis no donnentlieu à aucun précipité.
De tous ces précipités celui produit par le mélangedes dissolutions de peroxyde de fer et du prussiatejaune de potasse est le plus important, et est connusous le nom de ü/cu de Prusse. 11 se compose de :
Cyanure de 1er.46,07
Sesqui-cyanure de 1er.6.1,93
100,00
Dans le procédé que l’on suit d’ordinaire pour la fa-brication du bleu de Prusse , celui que l’on obtient atoujours une composition un peu différente de celle quenous avons indiquée, parce qu’au lieu d’employer duperoxyde de fer pur, on sc sert de vitriol vert (sulfatede protoxyde), seulement en partie transformé en sulfatede peroxyde, et qui retient une quantité plus ou moinsgrande de sel de protoxyde. Ce dernier donne par leprussiate jaune un précipité blanc qui bleuit à l’air, enen absorbant l’oxygène, et forme un sel basique qui scdistingue du bleu de Prusse véritable en ce qu’il se dis-sout dans de l’eau pure, en lui donnant, une belle cou-leur bleue. On ne doit pas confondre ce sel basique avecun autre bleu, que l’on obtient en versant lentement dunitrate de peroxyde de fer dans une dissolution de prus-siate de potasse que l’on agite constamment. Le préci-pité qui se produit alors, est en partie soluble dans l’eaupure qu’il colore en un beau bleu foncé ; si on évapore àsec la dissolution, on obtient un résidu brillant qui a l’ap-parence d’un vernis, est presque complètement solubledans l’eau, et est formé d une combinaison de bleu del’russc neutre avec du prussiate jaune.
Le bleu de Prusse insoluble se présente en massesplus ou moins compactes dont la cassure est terne, d’unbleu foncé présentant un reflet rougeâtre, mais qui pren-nent par le frottement un bel éclat métallique bronzé,et qui dans leur ensemble ont beaucoup d’analogie avecl’indigo. Il est complètement insoluble dans l’eau et l’al-cool, et n’est pas attaqué par les acides étendus. L’acidesulfurique concentré le transforme à froid en une massepâteuse blanchâtre, qui, lorsqu’on l’étend d’eau, se dé-compose et laisse un précipité de bleu de- Prusse . Chaufféavec les acides sulfurique ou nitrique concentrés, il sedécompose complètement, et l’addition subséquente del’eau ne donne plus lieu à un précipité bleu. La po-tasse, la soude et leurs carbonates, la baryte, la stron-tianc et la chaux caustiques, en décomposent le sesqui-cyanurc de manière à en précipiter le fer à l’état de per-oxyde, et à former un cyanure alcalin ou terreux qui secombine avec le cyanure de fer, pour former un seldouble soluble ; si par exemple on emploie de la potasse,on reproduira du prussiate jaune; c’est même le meil-leur procédé pour obtenir ce sel à l’état de pureté. Lors-qu’on fait digérer le bleu de Prusse avec de l’oxyde
rouge de mercure et de l’eau, la couleur bleue dispa-rait, il se forme du cyanure de mercure qui se dissout,et il reste un précipité brun clair formé de cyanure etde peroxyde de fer.
Fabrication du prussiate jaune de potasse. Kilo consiste,comme nous l’avons dit, à chauffer au rouge des ma-tières animales azotées brutes, ou déjà calcinées avecdu carbonate de potasse et du fer. Ce dernier procédé aprévalu et est généralement employé, parce qu’il per-met de retirer par une distillation préalable des matiè-res animales, une quantité considérable de carbonated’ammoniaque, que l’on peut transformer soit en selammoniac, soit immédiatement en ammoniaque causti-que (voyez ammoniaque et ciiuokukks), produits quiont une assez grande valeur, b, tel point que la fabrica-tion du bleu de Prusse n’est la plupart du temps qu’unproduit secondaire des fabriques de sels ammonia-caux.
Tous les résidus de la calcination ou de la distilla-tion des matières animales sont propres à la fabricationdu prussiate de potasse, à l’exception du noir animalqui, par suite de la grande quantité de phosphate dechaux qu’il renferme, donnerait lieu par la calcina-tion avec du carbonate do potasse , à une quantitécorrespondante de phosphate de potasse au lieu debleu de Prusse . Les matières animales que l’on emploiesurtout sont les sabots, rognures do cornes, sang des-séché, etc.; elles rendent environ : les sabots et rognuresde cornes, 12 à 13 p. 100 de charbon animal; le sangdesséché, 10 p. 400.
Ce charbon est finement pulvérisé et mélangé trèsintimement avec de la potasse perlasse de bonne qualité,aussi exempte que possible de sulfate, dans les propor-tions de 1 1/2 à 2 p. de charbon pour 1 p. de potasse;on peut dissoudre la potasse dans la moindre quantitéd’eau possible, ce (pii olfre l’avantage de séparer lessels étrangers, et surtout le sulfate, qui sont insolublesdans une dissolution très concentrée de potasse, enfaire une pâte avec le charbon en poudre, puis fairesécher le tout; de cette manière, la potasse s’introduitdans les moindres porcs du charbon, et le mélange estbien plus intime que celui qu’il est possible d’obtenirpar un procédé mécanique.
On chauffe ensuite Je mélange dans une espèce decornue en fonte, jusqu’à ce qu’il arrive à l’état de fu-sion pâteuse où on le maintient. La cornue dont onse sert est en fonte, très épaisse, de forme variable,mais qui, dans tous les cas, doit avoir une ouvertureou col assez étroit et que l’on puisse fermer aisément,la forme la plus généralement adoptée est représentéedans la fig. 249. a, est la cornue en fonte de formeovoïde, soutenue à sa partie postérieure par un tou-rillon h, et dont le col cylindriques, soutenu par deuxappendices c, c, se ferme au moyen d’une plaque i ; audevant de cette ouverture se trouve la plaque de travailen fonterf; g, est la grille sur laquelle on charge le com-bustible par la porte de chargement f; r. le cendrier;