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A-F.
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BUODLRIE.

BRODERIE.

se relèvera, parce que sa corde sera forcée do s’enroulersur sa poulie autant que l’autre corde se déroulera, detelle sorte que l’appareil sera tout près pour agir ensens contraire quand il le faudra.

IV. Disposition des pinces. L’arl)re L’ porte de dis-tance en distance, à peu près de demi-mètre en demi-mètre, des appendices 7,7, qui sont venus à la fonte aveclui ; c’est contre ces appendices que viennent sc fixer,par deux boulons, les branches courbes Q qui sont des-tinées à porter tout le mécanisme des pinces ; une règleen 1er, formant un prisme triangulaire bien dressé,s’étend entre deux branches consécutives Q, Q, et ellese trouve fixée contre chacune de ces branches aumoyen d’une oreille dans laquelle passe un boulon quitraverse l’épaisseur de la branche, mais, au lieu d’unsimple trou, l’oreille porte une fente qui permet de l’a-vancer ou de la reculer. O11 arrive donc aisément à met-tre à la suite Tune de l’autre, en ligne bien droite, lestrois règles qui doivent se trouver dans les trois inter-valles des branches Q; chacune d’elles est même un peuprolongée au-delà de ses deux oreilles, afin que l’as-semblage étant fait, les trois règles consécutives sem-blent ne former qu’uu seul prisme triangulaire s’éten-dant d’un bout à l’autre du chariot. Ce prisme estdestiné à recevoir et à porter toutes les pinces qui setrouvent dans une rangée.

Lorsqu’une pince est ouverte et qu’une moitié de l’ai-gnille vient s’y engager, elle se trouve logée dans unerainure angulaire qui a moins de profondeur que l'ai-guille n’a d’épaisseur, et, quand la pince se terme, lamâchoire supérieure vient la presser dans la rainure ;ainsi, l’aiguille est parfaitement tenue, bien qu’elle nesoit prise que par trois points de son contour.

Supposons maintenant que toutes les pinces soientmontées et ajustées à une distance convenable sur larègle prismatique S pour former la rangée supérieuredu chariot de droite, comme on le voit dans la li-gure , et essayons d’expliquer par quel mécanismel’ouvrier brodeur parvient à ouvrir à la fois toutes lespinces de cette rangée lorsqu’elles doivent donner lesaiguilles à celles du chariot opposé après les avoir plan-tées dans l’étoffe.

Il y a pour cela un axe méplat en fer U qui peuttourner sur lui-même et qui s’étend d’un bout à l’autredu chariot. Cet axe est porté par des espèces de four-chettes u qui se boulonnent à l’extrémité des bran-ches Q, et il y est arrêté par une goupille ; l'axe estrond dans les parties par lesquelles il repose dans lesfourchettes, et celles-ci sont à une hauteur telle, que,quand sa portion plate est tournée en dessous, elle 11efait que toucher les queues de toutes les mâchoires su-périeures des pinces, sans les presser, en sorte quecelles-ci restent fermées : mais, quand on le tourne unpeu sur lui-même, il appuie sur les queues de ces pin-ces, et les ouvre en forçant l’élasticité de leurs ressorts.

Il faut donc donner à l’ouvrier brodeur le moyen defaire tourner à propos l’axe U, soit pour ouvrir les pin-ces, soit pour les fermer, car elles se fermeront d’elles-mêmes par l’effet des ressorts aussitôt qu’on aura ra-mené la portion méplate en dessous.

Pour produire cet effet, M. Heilmann adapte auxdeux extrémités de l’axe U, deux secteurs dentés x , x;chacun de ces secteurs engrène sans cesse avec unerègle verticale X qui peut glisser contre la branche Q,où elle est maintenue par des brides, et la règle X porteelle-même à sa partie inférieure une cheville horizon-tale x\ perpendiculaire à son plan; c’est au moyen deces chevilles que l’on imprime le mouvement à la rè-gle X, au secteur a?, et par conséquent à l’axe U, pourouvrir et fermer les pinces.

Mais, pour voir comment l’ouvrier brodeur fait cetteopération avec ses pieds, reportons-nous au système despédales P.

Nous avons déjà indiqué que l’arbre I”', qui est mieen mouvement par ces pédales, porte à son extrémitéde droite une pièce destinée à faire jouer le levier ?io;cette pièce est dentée dans les deux tiers de sa circon-férence et fait l'office de pignon; par,sa partie dentéeelle engrène avec un secteur r monté à l’extrémité del'arbre R, qui peut tourner sur lui-même et qui se trouvesupporté par des coussinets fixés au milieu des traverseshorizontales et inférieures du bâti. L’axe R porte enmême temps deux branches Z, Z, mises en croix sur luiet terminées par des couples de fourchettes correspondaut à chacun des chariots ; elles sont destinées à rece-voir les chevilles x ’ des règles à crémaillères X, et ilest très facile d’en comprendre le jeu. L11 effet, suppo-sons que l’ouvrier brodeur rappelle le chariot de droiteen tournant la manivelle N : alors le chariot revient, ilengage les chevilles x' dans les fourchettes, il plantedans l'étoffe la moitié saillante des aiguilles qu’il porte,et ces moitiés pénètrent dans les pinces du chariot degauche qui sont ouvertes pour les recevoir; iL faut doncen ce moment fermer les pinces de gauche pour qu’ellesprennent les aiguilles et ouvrir celles de droite pourqu’elles les donnent. C’est ce que l’ouvrier fait avecson pied, d’un seul et même coup : il presse sur la pé-dale qui est levée pour tirer la corde qui la porte : alorsle mouvement de rotation qui en résulte dans la pouliecorrespondante se communique à l’arbre P”, au pi-gnon p”, au secteur r, à l’arbre R, et simultanémentaux deux branches Z, Z, dont les extrémités se relèventet emportent les chevilles x‘ dans leur mouvementascensionnel ; par conséquent les règles à crémaillère Xremontent en glissant dans leurs coulisses, font tournerles secteurs x et l’arbre méplat U, qui exerce en tour-nant une pression sur la queue de toutes les mâchoiressupérieures des pinces, qu’il ouvre toutes à l’instant;par le même mouvement des branches/, Z, les four-chettes qui les terminent à gauche, descendent, entraî-nent les chevilles des règles à crémaillère X du chariotde gauche, font tourner les secteurs correspondants etl’arbre méplat sur lequel ils sont montés pour amenerson côté plat sur les queues des mâchoires supérieuresdes pinces, et toutes les pinces de- ce côté se fermentpar l’effet de leurs ressorts. Voilà comment, du mêmecoup, l’ouvrier ferme- les pinces de gauche et ouvrocelles de droite, qui resteront ouvertes jusqu’à l'instantoù elles auront reçu les aiguilles après le retour duchariot de gauche. Le même mouvement de pédale quia produit ce double effet a aussi changé la position dulevier no et amené la roue O’ sur la roue M’ ; en sorteque l’ouvrier 11’a plus qu’à tourner la maiiiveîie N pourdonner le mouvement au chariot de gauche, qui tire lesaiguilles et serre le point.

Les fils sont tendus à mesure que le chariot s’éloigne,mais, cette tension n’offrant aucune élasticité, il enpourrait résulter des inconvénients, que M. Iteilmanna prévenus en adaptant aux chariots un mécanisme aumoyen duquel tous les fils sont pressés en même tempspar un poids qui se règle à volonté; c’est ce qui nousreste à expliquer.

O11 voit dans la figure, un peu au-dessous de larègle prismatique qui porte les pinces, un arbre Y quiva d’un bout à l’autre du chariot et qui même le dé-passe un peu à chaque bout ; cet arbre est porté par despièces y qui sont fixées sur les branches Q et dans lesquelles il peut tourner ; à son extrémité de gauche, ilporte deux barrettes y’ et w, et à son extrémité de droiteune seule barrette y\ et un contre-poids y", que l’on nevoit pas dans la ligure; les extrémités des deux bar-rettes y' sont jointes par un fil de fer un peu gros et trèsdroit. Quand le chariot approche de l’étoffe et avant quele lil de fer ne puisse la toucher, la barrette te vientrencontrer une cheville te’, qui s’appuie contre elle et quila relève de plus en plus ; les barrettes y', y’ et le fil de fer