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A-F.
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BRODERIE.

BROME.

sont relevés en même temps : au contraire, quand lechariot, en partant de cette position, s’éloigne de l'é-toile, la barrette w glisse en descendant sur la chevillete\ puis s'échappe à une certaine distance, et alors lecontre-poids y” lait tomber les barrettes y ’ et rabat lelil de 1er qui les joint sur tous les fils qui portent lesaiguilles.

Dans tout ce qui précède, nous n’avons considéré quela rangée supérieure des pinces et des aiguilles, poursinipliliev les raisonnements; mais, en jetant les yeuxsur la ligure on voit, sur le chariot de droite et surcelui de gauche, une rangée inférieure de pinces et d’ai-guilles qui se trouve montée, à l’extrémité inférieuredes branches Q, exactement comme les rangées d’enliant ; le mécanisme qui ouvre et qui ferme les pincesest aussi le meme et agit en meme temps, puisqu'il y apour cette rangée un arbre méplat, un secteur denté, etune crémaillère correspondante dansles règles glissantesX, X. Les fils sont aussi pressés par un système tout àfait semblable à celui qui est désigné en haut par leslettres Y, y, y’, w et w’.

\ .— Remarques sur le jeu de la machine. La grandeurdes dessins que la machine peut exécuter n'est pas seu-lement limitée par l'étendue des mouvements que l'onpeut donner au châssis qui porte l’étoffe, elle l’est en-core par le nombre des aiguilles que l’on peut faire tra-vailler, car, toutes les aiguilles exécutant le meme des-sin et sur lu meme ligne horizontale, il est évident queleur distance doit être un peu plus grande que la lar-geur du dessin, sans quoi le mouvement du cluissis amè-nerait devant une aiguille une portion de l’étoffe quiaurait été brodée par une autre aiguille et chacuned’elles achèverait son ouvrage sur l’ouvrage de su voi-sine.

Si l’on voulait, par conséquent, travailler avec 130aiguilles, ce qui fait 05 en haut et 05 eu bas, et quechaque dessin brodé dût avoir, par exemple, 2 décimè-tres de largeur horizontale, on voit que la distance dodeux aiguilles voisines devrait être alors plus grandeque 2 décimètres, et il faudrait une machine ayant plusde 05 Ibis 2 décimètres, ou plus de '13 mètres de lon-gueur : mais la disposition du mécanisme ne permet pasde donner à la machine une aussi grande longueur, etjusqu’à présent on s’est arreté; à 2 mètres et demi envi-ron pour la partie travaillante : or, pour loger dans cetespace 130 aiguilles, c’est-à-dire 05 en haut et 05 enbas, il faut les mettre- à la distance de k centimètres ;tel est donc le maximum des broderies que l’on peutexécuter.

Pour atteindre à des largeurs plus grandes, il fautdiminuer le nombre des aiguilles et les espacer davan-tage : il faudrait, par exemple, les réduire à moitié etles mettre à une distance double, si l’on voulait faire desdessins de 8 centimètres.

Mais, en diminuant ainsi le nombre des aiguilles, ondiminue les avantages de la machine, puisqu’il faut au-tant de temps à 1’ouvrier pour mener un chariot de 50aiguilles que pour mener celui de 130, c’est à-dire pourfaire 50 points en broderie large que pour en faire 130en broderie étroite.

Cependant, si la machine a l’inconvénient d’être unpeu limitée dans le sens delà largeur, elle a l’avan-tage de n’avoir aucune limite dans le sens de la lon-gueur ou de la hauteur ; elle peut, par exemple, brodera la fois '130 rubans aussi longs que l’on voudra : ilsuffit, en effet, de disposer ces rubans sur les deux sys-tèmes d’ensouples et de broder d’abord toute- la hauteurque le mouvement vertical du châssis peut permettre ;alors l’ouvrier brodeur martjue d’un signe ou d’un re-père le point auquel il s’est arrêté sur le tableau, puisil arrête un instant la machine pour enrouler sur Tunedes ensouplos la,partie brodée et ramener devant les ai-guilles la partie suivante; il fuit remonter ou descendre

la pointe du pantographe suivant qu’il a terminé en hautou en bas, et fait remonter ou dcsqpndrc de la mêmemanière le dessin qu’il suit sur le tableau, et, avec unpeu d’adresse, il a bientôt retrouvé son repère pourcontinuer le travail.

On conçoit que l’ouvrier brodeur ne doit pas suivre avecle pantographe la trace du dessin qui est sur le tableau,mais qu'il doit arrêter la pointe de cet instrument sia-le point du dessin par lequel doit entrer l’aiguille, lareporter, et l’arrêter de nouveau sur le point par lequell’aiguille doit ressortir, ou rentrer en revenant de l'autrecôté et ainsi de suite.

Pour faciliter cette espèce de lecture, le dessin quiest sur le tableau est composé de lignes droites termi-nées par les points d’entrée et de retour de l’aiguille,de telle sorte que l’ouvrier a sans cesse sous les yeifx lasérie des lignes brisées qu’il doit suivre avec la pointedu pantographe, et que, s’il lui arrive de quitter cetteroute un instant sans avoir laissé de repère pour mar-quer le point où il était arrivé, il est obligé de regardersur le métier ce qui est déjà fait et de retrouver parcette comparaison le point où il doit reprendre son ou-vrage pour ne pas faire de lacune et pour ne pas répéterdeux fois la même chose.

BROME. Corps simple, que l’on rencontre en petitequantité dans quelques eaux minérales, dans les plantesmarines, etc. 11 est liquide à la température ordinaire,rouge-brun, et exhale une odeur forte et désagréableanalogue à celle du chlore caustique; appliqué sur lapeau il la colore en jaune foncé et la corrode ; il est trèsvénéneux. Sa densité est de 2,966; il bout à 47 u C,et se solidifie à 25°, en donnant une masse d’un gris deplomb presque métallique. Il a peu d’atlinité pour l'oxy-gène avec lequel il forme l’acide bromique, compose peustable. Avec l’hydrogène il forme un acide énergique,l’acide liydrobroinique. Il est peu soluble dans l’eau,mais il l’est beaucoup dans l'alcool et surtout l’éther. Acause de sa rareté, il a été jusqu’ici peu employé dansles arts, mais on le regarde comme possédant à un hautdegré la propriété de résoudre les tumeurs scrofuleitses et glandulaires ; aussi prescrit-on aux personnesaffectées de ces maladies, l’usage tant externe qu’in-terne des eaux qui en contiennent.

Le brome a été découvert en 1826, par M. Baîard,dans les eaux-mères des marais salins, à i’état de bro-mure de magnésium. Pour l’en retirer, on ajoute de lachaux qui déplace la magnésie, on filtre, on précipitela chaux à l’état de sulfate en ajoutant du sulfate desoude ; on fl. tre ; la liqueur ne renferme plus que du bro-mure, un pou d’iodure et du chlorure de sodium; onsépare la presque totalité de ce dernier sel par cristal-lisation , en concentrant la liqueur ; enfin, on distilledans une cornue en verre avec du peroxyde de manga-nèse et de l’acide sulfurique; le brome se dégage lepremier, et on arrête la distillation dès que l’on voits’élever des vapeurs d’iode dans la cornue.

BRONZAGE. C’est l’art de donner à des objets debois, de plâtre, etc., une surface telle qu’ils aient l’ap-parence du bronze ; ce terme exprime quelquefois aussil’art de recouvrir d'un enduit métallique quelconque,des objets qui ne le sont pas. Ces objets doivent êtred’abord, partout recouverts d’une couche uniforme decolle ou de vernis, et lorsque cette couche est sur lepoint de sécher, on les saupoudre, à l’aide d’un petitsachet, avec la poudre à bronzer que l’on prépare avecdes feuilles d’étain, d’or, de l’or massif (voyez Étain)ou du cuivre métallique précipité par une lame de fer;ou frotte ensuite la surface avec un linge humide.On peut mêler d’avance la poudre à bronzer avec dol’huile siccative, et puis appliquer le mélange avec unebrossdP; quelquefois encore on mélange le cuivre enpoudre, la limaille de laiton, ou l’or mussif avec unecertaine proportion de cendres d’os pulvérisés, et on en