CALEBASSE.
CALEBASSE.
complication très grande pour embrasser une étenduede nombres un peu considérables, et par suite pourobtenir des avantages assez minimes, bien moindrescertainement que ceux de la machine dont nous venons(le parler, surtout au noiut de vue de l’utilité pra-tique.
Arithmomètre de .)/. Thomas , de Col-mar. Il est juste de dire que l’organemécanique si remarquable de la ma-chine de MM. Maurel et Jayet, celuiqui permetde faire les multiplications,se trouvait déjà dans une ingénieusemachine à calculer inventée vers 4820par M. Thomas. « On retrouve dansla machine de MM. Mwrel et Jayet,.dit avec raison M. Mathieu dans sonrapport à l’Institut, le principal organede l’arithmomètre de M. Thomas, à savoir, des cylindrescannelés et des arbres parallèles sur lesquels glissentdes pignons destinés à représenter les nombres. »
Ce qui est différent dans l’arithmomètre, c'est lemoyen de faire agir successivement les divers ordresd’unités du multiplicateur par le déplacement d’une par-tie delamachine ; etaussi, bien qu’encore équivalent aufond, le système de çomptenr à toc, qui sert pour passerd’un ordre d’unités àcctlesd’unordre supérieur. D’abordimparfait, ce systèmeadepuis été beaucoup perfectionnépar son inventeur, et l’arithmomètre forme aujourd’huiune très bonne machine à calculer. (Voir un rapportfait à la Société d’Encouragement par M. Benoît,mars 4854.)
Il est heureux que les efforts faits par plusieurs in-venteurs concourent ainsi à la solution de l’intéressantequestion de la construction des machines à calculer.Elles entreront, grâce à eux, plus facilement dans lapratique de chaque jour, et elles deviendront tout àfait usuelles. en. lahotjlayk.
CALEBASSE. Dans les fonderies de peu d’impor-tance, où le moulage constitue le travail le plus impor-tant de l’atelier, et lorsqu’on n’a besoin que de faiblesquantités de fonte, et par intervalles irréguliers, on sesert, à Paris , pour refondre la fonte, de creusets enterre de Picardie ou en graphite, chauffés dans desfourneaux à vent ou des fourneaux à courant d’airforcé. Ce procédé est très coûteux, tant par suite *duprix et de la casse des creusets que par l’énorme con-sommation relative de combustible, et eu oütre exigel’emploi de plusieurs creusets, si l’on a besoin d’unequantité de fonte qui dépasse 50 ou 75 kilog. Dans cecas, il est bien préférable sous tous les rapports d’em-ployer le système de fonderie dit à la calebasse, qui,d’après Réaumnr, était déjà employé en France aucommencement du dernier siècle, qui est encore actuel-lement très répandu en Belgique , et qui cependant pa-raît être tout à fait inconnu de nos fondeurs.
Les dimensions des calebasses sont très variables ;dans les unes, dont se servent les calebassiers ambu-lants, on ne fond que quelques kilogrammes de métal;dans les autres, établies à demeure, on peut liquéfierà la fois jusqu’à 500 kilogr. de fonte. Nous ne décrironsque ces dernières, dont les autres sont un diminutif.
Dans une calebasse fixe, on distingue le fourneau,dont les parties essentielles sont le creuset ou calebasseet la cuve ou tour du feu , la soufflerie et la cheminée.
La calebasse c (fig. 355) est une sorte de pocheen tôle forte intérieurement revêtue d’argile ; le tourdu feu t (fig. 356) est une portion de cylindre entôle forte également torchée avec de l’argile, et muniede deux oreilles, o, o, dans lesquelles on engage unebarre de fer pour le manœuvrer.
On élève le fourneau le long d’un mur m, sous unenotte h y en plaçant d’abord la calebasse c avec lesupport un qui sert à l’enlever lorsque la fusion est
terminée; on la recouvre avec le tour du feu t , que l’onaccole au mur m (fig. 357), de manière à fermer com-plètement le cylindre. L’assemblage de ht calebasse etdu tour du feu, ainsi que la jonction de ce dernier avecle mur, se font avec de la terre argileuse; enfin on en-
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duit d’argile tout l’intérieur dufourneau, de manière à lui don-ner une forme à peu près sem-blable à celle du vide d’un cu-bilot. Pour conserver la chaleur,on enterre la calebasse et la par-tie inférieure du tour du feu dansdu sable maintenu ordinairementsur chaque côté par un petit muren briques x. Des crochets r,fixés dans le mur m, servent àsoutenir au-dessus du feu, afindo les chauffer, les pochettes p, p,nu moyen desquelles la fonte estversée dans les moules.
La tuyère f ne fait pas saillie,elle traverse le mur m et reçoitle vent soit d’un soufflet encuir 7 , soit d’unventilateur àbras. Lorsquel’on fond aucoke ou au char-bon de bois, lutuyère est prèsque horizontaleet rase le bordsupérieur de lacalebasse ; lors-qu’au contraireon fond avec dela houille pointtrop collante,on lui donneune inclinaisonassez forte, afind’avoir une cha-leur suffisantedans la cale-basse.
J.a conduitedu feu se fait àpeu près commepour un petitcubilot ; tantôton charge enune seule foispar-dessus lecombustibletoute la fonte àrefondre; tan-tôt, et le pluisouvent, oiil’in-troduit a plu-sieurs reprises,en l’alternant