CAPSULES FULMINANTES.
CAPSULES FULMINANTES.
Deux balles qui ne se mouillent pas, connue desballes de cire ou de liège enfumé sur reuu, ou de 1ersur le mercure, s’approchent aussi dans Jes mêmescirconstances.
Enfin deux balles dont l’un ; se mouille et l’autre nese mouille pas, se comportent comme les plans dansles mêmes circonstances, c’est-à-dire se repoussent.
Les cylindres, et en général tous les corps flottants,éprouvent par la meme cause des mouvements plus oumoins rapides lorsqu’ils s’approchent les uns desautres, ou lorsqu’ils approchent des parois contrelesquelles les surfaces liquides se courbent toujours,soit par ascension, soit par dépression.
Les phénomènes capillaires se présentent à chaqueinstant dans la nature et dans les arts. Les corps poreux,comme le sucre, les pierres à filtrer, le papier à filtre,les mèches de coton, etc., peuvent être assimilés àdes corps formés de tubes plus ou moins fins, plus oumoins réguliers. Quand on les plonge dans un liquicj.esusceptible de les mouiller, ils l'élèvent chacun à unehauteur qui dépend de la disposition de leurs intersti-ces et qui en général est considérable. C’est ainsi quel’eau s’élève de la partie la plus basse d’une masse deterre à la partie la plus élevée; que l’eau s’élè\e dansun tube rempli de cendres tassées, dans un morceau desucre, etc.; que l’esprit-de-vin, l’huile, le suif, la cire-fondue, s’élèvent dans les mèches des lampes, des chan-delles et des bougies ; que l’eau s’élève dans les végétaux.
Pour bien sentir la puissance de cette action et touteson importance dans les applications industrielles, ilfaut remarquer que Veau, par exemple, qui s’élève de30 millimètres dans un tube d’un millimètre de dia-mètre, s’élèverait de 300 millimètres dans un tube de■yt. de millimètre; «le 3,000 millimètres ou 3 mètres,dans un tube de de millimètre; et de 30,000 mil-limètres ou 30 mètres dans un tube de de milli-mètre de diamètre. Or de millimètre est une
distance sensible, et il y a indubitablement dans lanature des canaux de fibres creuses dont le diamètreest plus petit encore.
CAPSULES FULMINANTES. La fabrication descapsules fulminantes est devenue une industrie im-portante depuis que l’ancien fusil à silex a été aban-donné. Cette industrie, dans ses' procédés actuels, esttoute française; nous décrirons cette fabrication méca-nique telle qu’elle a été inventée par M. Tardy, capi-taine d’artillerie.
Le cuivre d’abord découpé en bandes, laminé d’é-paisseur convenable, recuit et décapé, est porté auxmachines qui doivent former les alvéoles, machinesmues par la vapeur. Là, les bandes de cuivre sont four-nies par des rouleaux à un découpoir qui, suivant laforme des poinçons, produit avec une très grande ra-pidité suit des disques, soit des étoiles (selon que lescapsules doivent être fendues ou offrir une surface con-tinue), puis ces disques ou ces étoiles sont poussés parun levier coudé que fait avancer le découpoir en re-montant contre une matrice convenable, et là par l'ac-tion de nouveaux poinçons (qui font, bien entendu,partie de la même machine que les premiers ■ , ilssont emboutis sous la forme demandée, c’est-à-diresous celle d’un dé uni ou cannelé, ou bien sous celled’un petit chapeau. Chaque mouvement de la machineproduit deux ou trois capsules, car elle est année d’unnombre égal de poinçons et matrices.
Les capsules, après l’opération du sassage, qui dé-truit les vébarbes produites par le découpoir, sont por-tées à l’atelier de charge. Là, des ouvrières, les prenantpar poignées, les jettent sur une main, formée de deuxlames de fer superposées, à une petite distance l'unede l’autre, et assemblées à charnière. La lame supé-rieure est percée régulièrement d’un grand nombre de
petits trous du diamètre extérieur des capsules. Surla lame inférieure, et en regard de chaque trou, est gra-vée la marque du fabricant ; nous verrons bientôtquand par une pres-ion celle-ci \ient s'imprimer surla capsule. Cet appareil s'appelle une main. L’ouvrière,agitant cette main d’une certaine manière, secoue surelle les capsules, dont le centre de gravité et plus prèsdu fond que de l’orifice, ce qui les fait redresser etTomber dans les trous de la main. Si quelques-unes sontretournées, ce qui arrive rarement, si quelques trousne sont pas garnis, la dissymétrie qui en résulte frappenécessairement l’teil de l’ouvrier, qui remet tout en ordre.
Cette main, ainsi garnie de capsules, est glisséesous une trémie contenant la poudre fulminante. Lefond de cette trémie est formé de trois pièces super-posées, dont celle du milieu, qui est en Loire , est mo-bile. Toutes trois sont percées de trous en nombreégal à celui de la main ; ceux de dessous sc continuent parde petits tubesqui entrentdans lescapsuleselles-mômes.
Dans une certaine position do la pièce du milieu,appelée firoir, ses trous sont en face de ceux du fondsupérieur, et ne communiquent pas avec ceux du fondinférieur; de sorte que la poudre fulminante, descen-dant par son propre poids, remplit les trous du tiroir.Un petit mouvement imprimé à celui-ci supprime sacommunication avec les trous supérieurs et l’établitavec les trous inférieurs, à travers lesquels la poudretombe dans les capsules. C’est surtout dans le. mouve-ment du tiroir qu’existe le danger. Il suffit de l'écra-sement, dans certaines conditions, du plus petit grainde poudre fulminante (fulminate d’argent) pour déter-miner l’explosion do tout ce que contient la trémie,dans laquelle les besoins d’un travail régulier exigentqu'il s’en'trouve toujours une quantité notable. C’estlà surtout que la disposition adoptée par la maisonGoupillât est avantageuse. Elle consiste dans un bou-clier en forte tôle qui sépare les ouvriers du distribu-teur de-la poudre fulminante, et qui a pour mission dodétourner l’cxp osion, quand elle a lieu, vers une fe-nêtre très légère, qui, n'offrant qu’une très faible ré-sistance, vend ces explosions terribles sans dangerpour les ouvriers. La main contenant les capsulos estglissée à travers uneouverturc pratiquée dans le bouclier.
Après le mouvement du tiroir, qui a garni les cap-sules de pondre, on retire la main de dessus la trémie,et elle arrive à l’ouvrier chargé décomprimer la pou-dre pour la retenir dans les capsules. Celui-ci placesur la main une plaque en fer armée do petits poin-çons, en nombre égal à celui des trous de cette main,et qui pénètrent dans les capsules jusqu’à la poudre;puis il introduit le tout entre deux cylindres ou por-tions de cylindres excentriques, dont le mouvement dorotation, imprimé par une manivelle ou un levier,comprime la poudre au fond des capsules et estampe enmême temps sur le fond de celle-ci la marque du fa-bricant. C’est un phénomène remarquable que cottepression considérable ne produise que de rares explo-sions, pour lesquelles il faut nécessairement des condi-tions qui l’assimilent à un choc. L’explosion de quel-ques capsules dans une main no produit aucune espècede danger. Les capsules voisines sont seulement noir-cies à l’extérieur et sont mises à part pour être venduesà plus bas prix que les autres. Les capsules terminéessont jetées hors de la main par le soulèvement de lapartie supérieure de cette pièce, puis rapidementcomptées dans un autre atelier au moyen de mainsanalogues, dont le nombre de trous est connu, misesdans des boîtes de carton et livrées au commerce.
CARBONATES. L’acide carbonique, l’un des acidesles plus faibles, sc combine cependant avec fa-cilité avec les bases et oxydes métalliques, et donnealors naissance à un grand nombre de composés impor-tants. Les carbonates sont ordinairement des sels neu-
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