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CAPILLARITÉ.

CAPILLARITE.

du -caoutchouc volcauisé, on peut faire l’expérienceci’en placer une rondelle sur une petite pièce de monnaie qu’elle recou\re exactement. Après l’avoir dis-tendue considérablement on la replace sur le disque etl'on voit facilement que la dimension n’en a été nulle-ment altérée.

C’est en opérant à chaud que M. Hancok (de Bir-mingham ) est parvenu le premier à opérer la sulfura-tion ^ mais on opère aujourd’hui à froid avec plus d’a-vantage, par un procédé dont 110113 empruntons ladescription à M. l’ayen.

Ce procédé a surtout cela d’avantageux qu’il peuts’appliquer aux objets tout façonnés, et qu’il ne laisse ;qu’une légère odeur aux produits, tandis que la volca- ;nisation directe par le soufre leur communique une ■odeur assez forte et désagréable. ;

Voici en quoi consiste cette méthode qui a été in- jventée par MM. Parkcs (de Birmingham ) : ‘

On plonge les articles fabriqués en caoutchouc, Ibien propres et bien secs, dans une solution contenant ;2,5 de chlorure de soufre pour 100 de sulfure de car-bonc; après une minute d’immersion 011 les retire, onfait évaporer le sulfure de carbone et les traces d’acidechlorhydrique formé, à l’aide d’un courant d’air, dansune étuve chauffée de 20 à 25 degrés.

Quand les objets sont secs 011 les replonge une mi-nute et demie dans la solution, on les retire pour lesfaire sécher comme la première fois, puis on les lavedans une solution alcaline et enfin dans de l’eaupure.

Dans ces immersions, des feuilles de caoutchoucayant de 2 à millimètres d’épaisseur retiennent 12 à45 centièmes de soufre.

Si l’on volcanîsait des feuilles plus minces, on aug-menterait la dose de chlorure de soufre, et l’on dimi-nuerait la durée de rimmersion; il faudrait, au con-traire, diminuer la dose de chlorure et augmenter la■durée de l’imYnersion pour sulfurer des feuilles plusépaisses, afin d’éviter que la superficie n’absorbât tropde soufre.

Kn tous cas, il faut éviter de laisser trop longtempsles objets immergés dans un excès de liquide, car unetrop forte proportion de soufre les rend durs, cassants,dépourvus de ductilité et d’élasticité.

Le caoutchouc volcauisé est déjà un produit fréquem-ment utilisé dans l’industrie. Nous citerons, en termi -nant, parmi les applications curieuses et nouvelles ducaoutchouc volcauisé, son emploi pour former des res-sorts servant à la fermeture des portes, l’usage derondelles pour interposer entre les brides des tuyaux,de tubes pour conduire à des becs portatifs, et pou-vant se déplacer, le gaz qui part d’une conduite prin-cipale; enfin, et cet emploi doit donner lieu à uneconsommation importante, des rondelles très épaisses,au nombre de dix ou vingt, pour amortir les chocs deswagons de chemins de fer. C’est un des plus heureuxemplois que l’on pût faire de ces ressorts inaltérableset dont l’action se multiplie autant qu’on le désire parLa superposition de* plaques.

CAPILLARITE. On appelle phénomène de capilla-rité les effets de l’attraction qu’exercent les moléculesfluides les unes sur les autres, et sur les corps solidesqui les touchent, phénomènes surtout sensibles dansles tubes d’un diamètre très petit ou capillaire.

Si l’on considère une lame plongée dans un liquide,il v aura attraction entre les molécules de la lame etcelle du fluide. Si cette action est supérieure à l’attrac-tion des molécules fluides entre elles, la lame seramouillée, et la surface du liquide terminée vers ellepar un ménisque concave. Si elle est moindre, elle nesera pas mouillée, il y aura dépression sur les bords,et la surface liquide sera terminée par un ménisqueconvexe.

Cette action devient bien plus sensible dans un tubecapillaire. L’action qui produit le ménisque produiraalors une élévation ou une dépression de niveau.

Une goutte d’eau jetée sur du verre, mouillant celui-ci, s’y étendra; une goutte de mercure restera au con-traire terminée par des surfaces arrondies, parce qu’il nemouille pas le verre.

Une petite co-lonne m m ( fig.363 et 364*) scprécipite vers lesommet d’un cônedans lequel elleglisse ou verssa base, suivantqu’elle est termi-née par deux sur

363.

364.

faces concaves ou par deux surfaces convexes; et dansles deux £as on peut la retenir dans une position fixeen inclinant convenablement 1 axe du cône dans un sensou dans l’autre.

Entre deux lames

formant un angle trèsaigu, et mouillées parle liquide, ce dernierprendra la courburereprésentée parla fi-gure 365, qui est unehyperbole.

Une lame suspen-due dans un liquideou un corps flottantà sa surface ne prendaucun mouvement ,quelles que soient lesdispositions des deuxfaces.

Deux lames verticales et parallèles, mouillées par leliquide, mises en présence, n’éprouvent non plus aucuneaction, ni aucun mouvement, tant qu’elles sont assezéloignées l’une de l’autre pour que les courbures desliquides soulevés soient séparées par un espace plan ;mais dès qu’on les approche assez pour que ce plan dis-paraisse et que les courbures se croisent, le liquidemonte entre les deux lames, et elles se précipitent poursc joindre et sc presser l’une contre l’autre , ce quiprouve que le liquide soulevé exerce une pression hori-zontale moindre que s’il était à la môme hauteur dansun vase large.

Si les deux lames sont parallèles et ne sont pointmouillées par le liquide, il 11 ’y a aucun mouvement tantque leur distance est assez grande pour que les courburesdu liquide déprimé soient séparées par une surface plane.Dès qu’on les approche assez pour que celle-ci dispa-raisse, le liquide baisse entre elles et malgré que sapression soit plus grande que dans le cas où il seraitdans un vase large, comme sa hauteur est moindre quecelle du liquide extérieur, les deux lames s'approchentencore.

Lorsque l’une des deux lames est mouillée et quel’autre ne l’est pas, comme, par exemple, pour l’eau,ce qui a lieu quand l’une des lames est en ivoire etl’autre en talc, et qu’on les approche tant que leliquide conserve entre elles une forme infléchie, ellestendent à s'écarter; si on les approche forcément, ilpeut arriver ou que l’inflexion se conserve et que leslames se repoussent toujours , ou qu’elle se changeen une courbure sans inflexion et alors les hunes s’at-tirent.

Deux corps flottants qui se mouillent, comme deshalles de liège ou de bois sur l’eau, des balles d'étainsur du mercure, s’approchent dès que leur distance estassez petite pour que les courburesdu liquide se croisent