CARBONISATION.
CARBONISATION*.
déperdition de la chaleur;e. porte servant à chargerl«i houille dans le four, età en retirer le coke queTon fait tomber le long duplan incliné f : la fumée etla flamme s’échappent parla cheminée g , ou sc ren-dent, par Touvreau h ,dansune cheminée latérale quin'est pas figurée; i est uncrochet en fer, placé de-vant la porte e, qui sert àl’ouvrier pour appuyer sonringard en fer. Le four-neau étant suffisammentéchauffé par les opérationsprécédentes , on chargesur la sole la houille me-nue ([lie l’on y étend sur
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une épaisseur de 0"yl5, et qui s’enflamme bientôt parsuite de la chaleur qu’ont conservée les parois du four.Au bout de 6 heures la carbonisation est achevée; onretire le coke avec un rable et on l’éteint avec de l'eau.L'air nécessaire à la combustion arrive par les jours dela porte.
Les fig. 385, 380 et 387 donnent la coupe, le planet l’élévation de deux des fours à coke établis à la sta-tion de Camden-Town, pour l’alimentation du cheminde fer de Londres à Birmingham . Ces fours sont au nom-bre de 18 et placés sur deux rangées ; tous les produitsvolatils de la distillation de ces fours se rendent dansun seul et meme canal horizontal, qui vient aboutir àune cheminée d’appel de 35 mètres de hauteur. La solede chaque four est une ellipse presque circulaire, dontles axes sont de 3 m ,G5 et 3"',35. Les murs ont environ0 m ,05 d’épaisseur. Les soles en briques réfractaires sontétablies sur un massif en béton f f ; a, a sont les portesde chargement qui ont extérieurement ‘1 n, ,07 et inté-rieurement de largeur; elles sont fermées par
des plaques de fonte /;, k, de l m ,66 de hauteur sur 1 m ,22de largeur, revêtues à l’intérieur d’une couche de bri-ques réfractaires, et suspendues à des chaînes muniesde contrepoids que l’on manœuvre au moyen des gruesl , fixées sur la potence g ; sont les armatures en
fer qui relient le massif des fourneaux. Les fumées serendent par les cheminées 6, b , munies de registresqui permettent de régler le tirage dans les fours, dansles canaux e, e, et de là par le canal horizontal c, ayant0’“,75 de hauteur sur 0“,50 de largeur, dans la chemi-née d’appel d, qui a 3 ni ,35 de diafbètre intérieur et 35mètres de hauteur. On a ménagé dans les cheminéesh , b, de petites ouvertures pour laisser arriver une quan-tité d’air suffisante pour opérer la combustion complètedes produits volatils de la distillation et détruire ainsitoute fumée. On charge chaque jour l’un des doublesfourneaux en introduisant sur la sole environ 3,600 kil.de houille; ou jette ensuite au-dessus une petite bottede paille qui prend feu par la réverbération de la voûtedu four, qui est encore au rouge sombre, par suite de lacarbonisation précédente, et qui enflamme immédiate-ment à son tour, dès le commencement de la distilla-tion, les produits gazeux qui se dégagent en abondancepar la réaction de la chaleur de la sole et des parois surla houille chargée dans le four. On maintient pendantce temps ouverts, les ouvreaux des cheminées è, è, et lesportes fc, /»-, afin de fournir une quantité d’air plus quesuffisante à la combustion. La carbonisation marchetrès lentement et très régulièrement en allant de liant enbas. Au bout de 40 heures la carbonisation est terminée;on laisse un peu refroidir le coke en fermant les regis-tres et ouvrant les portes de chargement que l’on avaitfermées pendant la dernière partie de l’opération. On
brise ensuite la masse avec un ringard cr. fer, on retirele coke avec des pelles armées d’un long manche en ferpassé dans un anneau suspendu h une chaîne qui enfacilite la manœuvre; on le jette sur le sol et on l’éteintavec de l’eau. Voy. coke.
En France , la plupart des fours sont à une seul®porte. La sole est circulaire ou légèrement elliptique,faiblement inclinée vers la porte, et a environ 2 U \50 dediamètre ; la hauteur de la voûte est à la clef de I mè-tre ; elle est percée d’une cheminée de 0"‘,3ü de diamè-tre qui sert à donner issue aux produits de la distilla-tion ; c’est par ccs cheminées qu’on enfourne la houille ;à cet effet on adosse les fours à une terrasse de pleinpied avec les voûtes des fours sur laquelle on déchargeles tombereaux de bouille. L’air nécessaire à la combus-tion arrive à l’extrémité et aux deux côtés de la solepar de» évents qui communiquent avec une petite ga-lerie qui débouche sur les deux côtés du four, et est mé-nagée derrière la maçonnerie réfractaire. Pour nettoyerces évents, on jette un peu d’eau dans le four en bou-chant la cheminée et la porte, la vapeur qui se dégagechasse alors les cendres qui obstruaient les évents et lagalerie d’arrivée de l’air. Les portes des fours se fonten briques réfractaires, maintenues par un châssis enfer. La voûte et la cheminée doivent toujours être con-struites en briques réfractaires; on peut à la rigueuremployer de bonnes briques ordinaires pour les piedsdroits qui soutiennent la voûte, et la sole. La construc-tion d’un pareil four peut moyennement être évaluée enFrance à 400 francs.
Au commencement d’une campagne on allume un feude grosse houille dans le four, et l’on compte à peu prèspour rien le coke qui en provient. Une seconde opéra-tion faite de la même manière est encore imparfaite;mais les suivantes faites avec du menu sont bonnes, lefour étant alors suffisamment échauffé. Si l’on voulaitcommencer en ne brûlant presque que du menu, il fau-drait 5 à 6 opérations avant d’avoir de bon coke. A me-sure que l’opération avance, on diminue de plus en plusles entrées de l’air, et l’on juge que la carbonisation estachevée lorsque la fumée ayant disparu, la flamme seraccourcit et devient claire, puis légèrement bleuâtre ;on peut alors défourner immédiatement si la fabricationest pressée, sinon on laisse auparavant étouffer le coke-pendant quelques heures, en fermant complètementtoutes les ouvertures, y compris la cheminée; toutefoiscet étouffement ne doit pas être trop prolongé, pour quela chaleur de la sole puisse embraser la houille de l’o-pération suivante. Ordinairement cet étouffement dure•12 heures sans que le fourneau se refroidisse trop. Quandon n’étouffe pas, on est souvent obligé avec des houillestrès chaudes, comme le sont la plupart de celles du bas-sin de la Loire, de laisser refroidir la sole pendant plusd’une heure avant de charger, pour ne pas surprendrela houille trop brusquement. Avec diverses houillesfroides du midi de la France , au contraire, on estobligé de réchauffer la sole avec du bois ou avec dugros charbon, avant de recharger le four. 11 va sans diredu reste que l’on doit toujours éteindre le coke, aprèsle défournement, en l’arrosant d’eau.
La durée de l’opération, dans le plus grand nombre decas, n’est que de 24 heures, et alors on défourne sansétouffer; on charge alors dans chaque four de 4 2 à1,500 kil. de houille menue, qui forment sur la soie uneépaisseur de 0 m , 16 à 0 m ,20. Mais il est reconnu que l’onobtient un coke plus egalement carbonisé et de meilleurequalité en prolongeant davantage l’opération; dans cecas on la fait durer à peu près 48 heures, y compris l'é-touffage qui est d’environ 12 heures, et l’on charge enmoyenne, à la fois, 2,000 kil. de houille qui forment surla sole une couche de 0"',24 à 0 n, ,30 d’épaisseur. Unedurée plus longue présente peu d'avantages, à moinsque le coke ne soit destiné à la fabrication de l’acier, par