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CARBONISATION.

Carbonisation.

On suit dans le Yorkshirc un procédé analogue hcelui du pays de Galles , et qui n’en diffère qu’en ce(jue l’on ménage de distance on distance, environ de2 en 2 mètres, au milieu des tas, des cheminées verti-cales, bâties avec les gros morceaux de houille; c’estpar ces cheminées que l’on met le feu dans toute la lon-gueur du tas.

Méthode du bassin de la Loire. Cette méthode est sur-tout pratiquée par des ouvriers marchands de coke, quise placent temporairement près des divers puits desmines dont les menus no trouvent pas d’écoulement suf-fisant. Elle ne s’emploie que pour les houilles grasseset menues. On peut évaluer à l70,00Ü' ,,n ’' la quantitéde coke fabriqué annuellement par ce procédé dans leseul arrondissement de Saint-Étienne.

Les tas de carbonisation reçoivent une forme prisma-tique, à peu près comme celle des piles à boulets, si cen’est qu’ils sont tronqués au sommet. Us ont 45 à20 mètres de long, et même davantage si les localitésle permettent; 1 mètre de hauteur; 2"',o0 de largeur àla hase inférieure, et 1 m ,75 à la partie supérieure.Pour les construire, on commence par poser sur le solle panneau en bois qui doit former une des extrémitésdu tas, en l’inclinant à 70° environ pour que la houillese maintienne d’elle-même lorsque l’on ôte l’entourage,et le fixant dans cette position au moyen de deux le-viers en fer, que Ton enfonce en terre intérieurement.On place ensuite latéralement, en les reliant au précé-dent et entre eux par des crochets en fer, les panneauxqui doivent garnir les longs côtés du tas, en les soute-nant de même, de distance en distance, par des leviersen fer. Lorsqu’on a construit ainsi des côtés de 3 à4 mètres do longueur, on ferme le prisme par un pan-neau semblable au premier que Ton a posé ; mais cedernier panneau n’est que provisoire, on l’ôtc dès quela première portion du prisme est remplie de houille, etl’on allonge de nouveau les ootés de 3 à 4 mètres.

Pour pratiquer des canaux dans l’intérieur, on a percédans les panneaux en planches trois rangs de trous, ser-vant à introduire autant de pieux en bois légèrementconiques. Le troisième rang correspond au premier, etles trous du second rang sont placés au milieu des inter-valles qui séparent ceux des autres rangs. Le panneauqui termine l’extrémité du tas est percé de quatre trous,dont deux dans la seconde rangée; lo panneau provi-soire placé à l’autre bout, n’on a qu’un pratiqué au mi-lieu de sa base inférieure; c’est par là qu’on introduitun pieu légèrement conique, parallèle aux longs côtésdu tas et qui doit avoir un peu plus de 3 ou 4 mètres ;il est terminé, comme tous les autres, par un anneau enfer qui sert à le retirer. Ce premier pieu étant placé, onpasse ]>ar les trous des panneaux latéraux d’autrespieux qui viennent s’y appliquer perpendiculairement etde chaque côté ; on place aux points de réunion de cespieux horizontaux d’autres pieux verticaux, que l’onassujettit convenablement, et on tasse fortement dansl’intérieur,.jusqu’au niveau inférieur de la seconde ran-gée de trous, de la houille menue préalablement humectéeavec de l’eau. On introduit*alors par lo second rang detrous une nouvelle série de piquets horizontaux, qui,d’après la position des trous, vont rejoindre oblique-ment les pieux verticaux, puis on continue le remplis-sage. La troisième rangée de piquets est directe commela première. La cavité prismatique étant remplie dehouille bien tassée, on désassemble le tout, après avoirretiré tous les piquets avec un levier en fer que l’onpasse dans leurs anneaux. A mesure que l’on défait unedes extrémités, on allonge l’autre d’autant ; et l’onforme ainsi une seconde enceinte égale à la première.On continue de la même manière tant que la localité lepermet.

La distance des centres des ouvreaux d’un mêmeétage ainsi ménagés dans l'intérieur des tas, est de

0"‘,33 ; ces ouvreaux ont Ü m ,10 à 0*, I2 de diamètre, àl’exception des cheminées maîtresses placées à 1 mètred’intervalle et avant de 0 , ", , 18 à 0“,2U do diamètre,dans lesquelles on jette quelques morceaux de houilleembrasée pour allumer le tas. Ou a soin de damer lahouille seulement dans le voisinage des trous, afin derendre le coke moins lourd.

La durée de l'opération dépend de la nature de lahouille, et surtout de l’état de l’atmosphère. Le tasbrûle d’abord à cheminées-maîtresses découvertes pen-dant un jour. Après qu’elles sont bouchées, la combus-tion continue par les ouvreaux horizontaux et par lescheminées ordinaires, terme moyen, pendant trois àquatre jours; alors-on recouvre le tas de cendres et l’onétouffe au moins pendant trois jours, ou mieux pendanthuit à dix jours si la fabrication n’est pas pressée ; lacarbonisation dure donc de sept à quinze jours. Onu’arrose le coke pour le refroidir que lorsqu’on est trèspressé de l'expédier. Les houilles grasses menues trai-tées par ce procédé, rendent de 45 à 50 p. 100 en poidsde coke. Les frais de carbonisation se payent moyenne-ment, tout compris, de 15 à 20 cent, par 4 00 kilogr.de coke obtenu. Ce coke est en très gros morceaux, enforme de chou-fleur, d’un gris d’acier métallique, et detrès bonne qualité.

Carbonisation dans des fours. Dans quelques localitésd’Allemagne , on carbonise la houille en morceaux dansdes fours dont la fig. 382 représente la coupe. La che-mise intérieurea a de ce fourest construite enbriques réfrac-taires ; il est re-couvert d'unepetite cheminéeterminée par unecouronne enfonte b b, et quel’on ferme aumoyen d’une pla-que c égalementen fonte.Laportc 'd fermée par uneplaque en tôlesert à retirer lecoke : on chargela houille partiepar cette porte, partie par la cheminée. Quatre rangéesd’ouvreaux e, e, pratiquées dans les parois du fourneauet distants les uns des autres de O",40 à 0"',50, serventà régler le tirage. Un tuyau en funtc f, conduit les pro-duits de la distillation à un condenseur en bois ou enmaçonnerie, dans lequel on recueille ainsi une certainequantité de goudron. On a soin de mettro au commen-cement de chaque charge un lit de menu bois sur la soledu fourneau, afin de pouvoir déterminer facilement l’in-flammation de la houille.

La carbonisation de la houille menue qui, commenous le verrons à l’article houille, forme'une proportion considérable du produit des houillères, et qui nopeut, la plupart du temps, trouver de débouché quelorsqu’elle a été préalablement convertie en coke, se faitpresque toujours en l’ours.

Ces fours, dont la forme est généralement circulaireou légèrement elliptique, et à voûte très surbaissée, sontle plus souvent à une seule porte et accolés plusieursensemble. Les fig. 383 et 384 donnent le plan et l’élé-vation d’un fourneau de ce genre, employé à Zabrze 'Haute-Silésie ) pour la carbonisation de la houille me-nue. a , est un lit en pierres sèches et en sable qui sup-porte la sole en briques du fourneau ; b, est la voûte enbriques réfractaires, e, une couverte en argile damée ;d } une seconde couverte en sable destinée à prévenir la

b

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