CARDKS.
«JARDIN.
d'air statuant. On introduit la tourbe dans le cylindrea. jisir l’ouverture e, que l’on ferme ensuite par une pla-que en fonte f, que l’on recouvre de cendres. Le car-neau bfidebouche au-dessus, et les gaz bulles s’échap-pent par une ouverture pratiquée dans le couvercle^mobile en fonte <j. Les gaz provenant de la distillationde la tourbe s’échappent par le tuyau k et se rendentdans un réservoir où les produits liquides sc condensent,puis les gaz non condensés sont ramenés sur les foyers e, e,qu’ils servent à alimenter en partie. Lorsque la carboni-sation est achevée, on fait tomber la tourbe par l’ou-verture h, en tirant le registre », dans un étouiïbir placéau-dessous. On carbonise àla fois 2“ ,c 1/2 de tourbe, etchaque opération dure 24 heures ; on obtient de 3o à-il) p. 100 en poids de charbon de tourbe, non comprisla dépense en tourbe de qualité inférieure que l’on brillesur lu chauffe, et qui est d’environ 35 p. '100.
C’est dans un appareil de carbonisation analogue quel’on fabrique le charbon roux employé dans la fabrica-tion de la poudre. T. DEBETTE.
CAUDKS {angl. cards, ail. kratzen). Le cardagecstune opération qui a pour but de disposer parallèlementles libres de la laine, du coton, etc., pour les rendre pro-pres à la lilature. La finesse et l'uniformité des fils, etpar suite la beauté des tissus qu’ils servent à fabriquer,dépendent autant de la perfection du cardagc des ma-tières premières que du soin apporté dans les opérationssubséquentes. Comme le cardagc s’exécute généralementaujourd’hui d’une manière tout à fait automatique aumoyen de machines, sa réussite ne dépend pour ainsidire que de la perfection et de l’agencement du méca-nisme de celles-ci. Nous décrirons aux articles Filaturesdu coton et de la laine, les machines à carder em-ployées dans ces deux industries ; il nous reste à parlerici de la fabrication même des cardes sans entrer dansle détail des mécanismes qui servent à les mettre àl’œuvre.
La carde se compose (l’une bande de cuir tanné re-couvert sur toute sa surface de dents bien régulière-ment espacées, qui se font deux par deux d’un mêmemorceau de fil de fer, et qui ont la forme indiquéeen perspective fig. 389; la fig. 390 représente deux |cardes agissant en sens contraire, comme l’indiquent 1les flèches, et la fig. 391 montre deux cardes agissant !
389.
les dents
39
doivent être
390.
dans le même sens. Toutesparfaitement égales en longueur, et courbées sous lemême angle et à la même hauteur. Le fil de fer quisert à les fabriquer doit être très dur et élastique, maisnon cassant. Le cuir sur lequel on boute les dents aenviron 2 millimètres d’épaisseur, et doit présenter danstoute son étendue une épaisseur parfaitement égale,sans quoi les dents taillées exactement de la mêmelongueur sailliraient inégalement ; on consolide ces der-nières en les faisant entrer en dessous par des trousconvenablement espacés, percés obliquement dans lecuir. On commence depuis quelque temps, en Angle-terre, à remplacer le cuir par un fort tissu de cotonenduit sur ses deux faces de caoutchouc, qui offre cetavantage : que les trous qui laissent passer les dentsne s’élargissent que très lentement par l’usage, parsuite de l'élasticité du caoutchouc, tandis que cela ar-rive beaucoup plus promptement avec le cuir, ce quidétermine une inclinaison inégale des dents.
On emploie des cardes d’un degré de finesse très va-riable, suivant leur destination. Les plus fines renfer-
ment jusqu'K ! 40 dents simples ou 70 dents doublesau centimètre carré; les plus grosses, pour Jf* coton etla laine, environ GO dents simples ou 30 dents doubles.
La fabrication des cardes comprend : P' l’apprêt ducuir; 2" le percement des trous; 3'* la confection desdents; et 4" l’opération de les fixer dans le cuir ou deles bouter. Les trois premières opérations se font à lamachine, la dernière se fait à la main.
Apprêt du cuir. Les cardes se font, soit sous la formede feuilles (angl. eard-sheets, ail. blætternj qui ont (leIV",50 à Ü' U ,G5 de long sur 0'", 10 a 15 de large, soitsous la forme de rubans de cardes (fillet-cards, bnnd-kratzen) qui, sur nie largeur de Ü’",05, offrent souventune lonmicur de 20 à 30 mètres. On taille les feuillesd’une seule pièce dans une peau de bœuf ; on forme lesrubans de cardes, de lanières taillées en biseau à leursextrémités , puis collées bout à bout. Dans l’im etl’autre cas, il est très important de donner partout aucuir une épaisseur uniforme, en enlevant une couchemince qui le recouvre du côté de la chair. Dans la cé-lèbre fabrique de cardes de Scrice à Lille , le cuir esttendu et mis en mouvement par un rouleau sur lequelil s’enroule, et forcé de passer entre une table horizon-tale, sur laquelle il glisse, et un couteau ratisseur placéau-dessus dans une position exactement verticale. Dansla taille et le ratissage des peaux, on produit environ50 p. 100 de rognures.
Percement des trous. Cette opération sc fait à l’aided’une machine qui communique, à la feuille ou au ruban de carde, un mouvement intermittent régulier, ety pratique à chaque fois, sur toute la largeur, un ouplusieurs rangs de trous parallèles entre eux et conve-nablement inclinés, au moyen d’une espèce de peigne àdents d’acier.
Confection des dents. La plupart des machines em-ployées à cet usage sont disposées de manière à fabri-quer doux dents à la fois. l)e petits rouleaux de pres-sion en acier dévident d’une manière intermittente lefil de fer enroulé sur un dévidoir, de manière à s’ar-rêter chaque fois qu’ils ont dévidé une longueur égalea celle du développement d’une dent double. Pendantce moment d’arrêt, une cisaille coupe le fil de longueur :il est alors saisi par un mécanisme qui forme les deuxcourbures à angle droit de la hase, puis par un secondmécanisme qui courbe l’extrémité supé-rieure des dents sous un angle déterminé,et les laisse ensuite tomber dans une caisseplacée au-dessous. On fabrique ainsi de180 à 200 dents doubles par minute.
Placement des dents. L’opération de bou-ter les dents se fait a la main par des en-fants , qui acquièrent bientôt une tellehabitude de ce genre de travail, qu’ils parviennent àbouter par heure jusqu’à 1,000 dents doubles.
On emploie aujourd’hui généralement une ma-chine très ingénieuse qui exécute successivementd’une manière tout à fait automatique les trois der-nières opérations ci-dessus, mais son ensemble esttellement compliqué que nous ne pouvons qu’en direici quelques mots. Le cuir préalablement taillé enbandes de largeur et de longueur convenables, puis ra-tissé, est enroulé sur un cylindre horizontal, et tenduverticalement par des cylindres de pression qui reçoi-vent un mouvement de rotation intermittent, par lemoyen d’une roue à rochet ut d’un excentrique montésur l’arbre moteur, qui est animé d’un mouvement dorotation continu; les trous sont percés par les dentsd’un peigne qui reçoit un mouvement de va-et-vientpar un levier et un excentrique monté sur l’arbre mo-teur. On forme ainsi successivement les rangées detrous destinés à recevoir les dents.
Le fil de fer destiné à fabriquer Ic3 dents est enroulésur un dévidoir placé sur un des côtés de la machine: