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A-F.
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CHAUDIÈRE A VAPEUR.

CHAUDIÈRE A VAPEUR.

larme destiné à avertir, par un bruit aigu, un chauffeurqui aurait négligé d’entretenir la chaudière convena-blement remplie d’eau. On a construit des flotteurs d’a-larme de formes très diverses : ils consistent tous en unflotteur qui fait mouvoir, au moment où la surface del’eau s’abaisse dans la chaudière jusqu’au niveau descarneaux, un petit oritice par lequel la vapeur jaillitsur les bords d’un timbre ou d’une lame métallique vi-brante, dont le bruit très aigu ne peut manquer d’êtreentendu par le chauffeur. Nous décrirons, commeexemple, le flotteur d’alarme que la commission cen-trale des machines à vapeur à fait exécuter pour scsexpériences, et qui peut être employé, quelle que soit latension de la vapeur. Lu fig. 432 représente la section

432.

verticale de ce flotteur. L M, est la paroi supérieure dela chaudière, sur laquelle on fixe, à l’aide de vis, le boutde tuyau en cuivre I, qui est terminé par un appareilsemblable au sifflet des chaudières de machines locomo-tives. Une pierre F F’, ou tout autre corps d’un poidsspécifique supérieur à celui de l’eau, est suspendue à latige verticale T, dont l’extrémité supérieure ferme lepetit canal o; la pierre FF’ est équilibrée en partiepar le contre-poids P et le balancier B B’ ; celui-ci portepar un couteau sur les branches de la fourchette, quitermine le support S fixé à la chaudière. Le contre-poidsP est mobile le long du balancier B ; on le fixe par unevis de pression en un point tel qu’il puisse soutenir lapierre F F’, lorsque celle-ci est plongée dans l’eau jus-qu’aux 3/4 ou aux o/6 de son épaisseur verticale. Lalongueur de la tige T étant d’ailleurs déterminée demanière à ce que les 3/4 ou les b/6 de la pierre soientau-dessous du plan d’eau normal dans la chaudière,quaud l’extrémité supérieure de la tige forme le petitcanal o, si le niveau de l’eau vient alors à baisser, lepoids de la pierre F F' devient prépondérant, la tige Ts abaisse et démasque l’orifice o; la vapeur se répandpar plusieurs trous, tels que b b , dans l’espace annulairea a, d’où elle sort par la fente circulaire et très étroitemn, qui la dirige sur les bords du timbre ou petitecloche renversée G C. Le poids de la pierre F F’, lors-qu’elle est émergée par suite de l’abaissement du niveaude l’eau, doit l’emporter sur le contre-poids P, et, enoutre, surmonter la pression effective de la vapeur sur1 orifice o ; il faut donc donner à cet orifice un diamètretrès petit, surtout lorsque la pression effective de la va-peur doit être considérable, afin de ne pas être obligé dedonner à la pierre F F’ des dimensions trop grandes,qui pourraient être gênantes.

Pour les chaudières dans lesquelles la pression effec-live de lu vapeur ne dépasse pas t/2 atmosphère, on

peut se dispenser de l’emploi d’un flotteur, et placersimplement le sifflet d’alarme sur l’orifice supérieurd’un tuyau vertical de 0 m ,04 à 0 u, ,0b de diamètre in-térieur ouvert par le bas, qui traverserait le dôme de lachaudière et s’enfoncerait jusqu’au niveau au-dessousduquel la surface de l’eau ne devrait pas descendre. Salongueur serait suffisante pour que la colonne d’eau, éle-vée dans son intérieur et comptée à partir du niveaunormal de l’eau, fît équilibre à la pression effective quela vapeur ne devrait pas dépasser. Ce tuyau pourrait enmême temps servir à l’alimentation, comme nous l’a-vons dit plus haut.

Dépôts qui se forment dans l’intérieur des chaudières.Les eaux dont on se sert pour alimenter les chaudièrescontiennent toujours en dissolution une quantité plusou moins grande de sels terreux, ordinairement du sul-fate de chaux, et quelquefois, lorsqu’elles n’ont pas étésoumises à un échauffement préalable, du carbonate dechaux, qui se déposent par l’effet de la concen-tration contre les parois de la chaudière et y for-ment une croûte terreuse plus ou moins dure,dont l’épaisseur va sans cesse en augmentant, etqui, si on ne l’enlevait pas, occasionnerait uneprompte destruction des parois. Pour troubler lacristallisation du sulfate de chaux et obtenir undépôt boueux qui n’adhère pas à la chaudière, ony introduit de temps en temps une petite quantitéd’argile bien lavée et très fine ou de pommes deterre. Dans ce dernier cas, il paraît que tout l’a-midon renfermé dans les pommes de terre seconvertit rapidement en dextrine ; car l’iode n’enfait plus reconnaître la présence dans l’eau de lachaudière au bout d’un temps très court.

On vide la chaudière tous les huit ou quinzejours, selon les circonstances, pour enlever l’eauvaseuse qui en occupe le fond , par un robinetplacé dans le bas, en ayant soin d’éteindre le feuimmédiatement auparavant; l’eau en sortant avec vi-tesse, par suite de la pression de la vapeur, entraînela plus grande partie des dépôts. On enlève alors laplaque qui ferme le trou d’/iom-me dans les chaudières sansbouilleurs, et le tampon à vis(fig. 433) qui ferme la tubu-lure en fonte qui termine- l’unedes extrémités des bouilleurs,s’il y en a, et on les balaiependant que le foyer est encorechaud : le tartre qui s’est déposé éprouve, alors unevéritable cuisson, en remplissant ensuite la chaudièreou les bouilleurs d’eau froide, et les maintenant pleinspendant quelques jours (ce qui peut se faire toutes lesfois qu'il y a deux chaudières marchant alternati-vement), le sulfate de chaux se gonfle en absorbantde l’eau, et se dissout en partie ; il perd de son adhé-rence, et s’enlève facilement en grandes plaques sousle choc des outils. Lorsque le chômage doit être trèscourt, on projette de l’eau froide dans les bouilleurslorsqu’ils sont eucore chauds, afin de fissurer le tartreque l’on enlève aussitôt. Il est à remarquer que cesdépôts durs se forment, toutes choses égales d’ailleurs,beaucoup plus facilement dans les chaudières à bassepression , par suite même de la lenteur d’évaporationqui permet mieux au sulfate de chaux de cristalliserque dans celles à haute pression. Dans ces dernières,on peut souvent éviter un nettoyage complet, en intro-duisant une quantité suffisante de fécule ou d’argile etvidant régulièrement ces dépôts pendant que la chaudière est en pression. C’est un procédé analogue, maiscontinu, celui des pompes à saumure de Maudslay, quiest employé dans les chaudières des bateaux a va*beu u alimentées avec de l’eau de incr, et qui a pourbut d’éviter le dépôt de sel marin qui s’y formerait

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