CHAUDIERE A VAPEUR.
CHAUDIERE A VAPEUR.
infailliblement par suite de la concentration de Peaude incr. (Voy. incrustation).
Dépôts qui se forment dans les carneaux ou conduits defumée. Les carneaux, s’obstruent par la suie qui s’at-tache à leurs parois, et par les cendres entraînées parle tirage; il est rare qu’ils n’aient pas besoin d'êtrenettoyés tous les deux ou trois mois, ou même plussouvent.
Une mauvaise combustion produit beaucoup de fu-mée, et par conséquent beaucoup de suie qui s’attacheaux parois des chaudières et des carneaux. Nous par-lerons à l’article fumée des moyens de la prévenir. Laquantité de cendres entraînées est d’autant plus grandejusqu’à une certaine limite que le tirage est plus actif,mais lorsqu’il devient très énergique, comme dans leschaudières tubulaires des locomotives, il n’est plus né-cessaire de ramoner les tubes intérieurs ; cet avantageest bien compensé, il est vrai, par l’usure extrêmementprompte des parois que les escarbilles de coke frottentavec une grande rapidité, au point de les user entière-ment en un ou deux ans.
Emploi des eaux corrosives pour l'alimentation deschaudières. Les règlements administratifs exigent que,dans le cas de l’alimentation au moyen d’eaux corro-sives, les propriétés corrosives de ces eaux soient neu-tralisées par une distillation préalable, ou par toutautre moyen reconnu efficace, toutes les fois que lapression effective de la vapeur dans la chaudière dé-passera 1 /2 atmosphère.
La plupart des eaux corrosives sont des eaux ex-traites des mines ou carrières par les machines d’épui-sement et dont une partie sert à l’alimentation deschaudières de ces machines; elles ne contiennent pasd'acides libres et renferment en général d’après lesrecherches de M. Le Chàtelicr :
! d’alumine,
de peroxyde de fer,
decha t u°ÿ dedefer ’
de magnésie,de potasse et de soude,
Des chlorures alcalins,
Et de la silice gélatineuse.
Les sulfates doivent leur formation à la décomposi-tion des matières pyriteuses par l’action simultanée del’air et de l’eau, qui donne naissance à des sulfates mé-talliques et à de l’acide sulfurique à l’état naissant quiréagit énergiquement sur les éléments des roches voi-sines. Nous avons recueilli nous-même en Bohême, surl’aftîeurement d’un petit filon de pyrites qui traversaitle calcaire de transition des environs de Prague , de trèsbeaux cristaux de gypse, qui devait évidemment sa for-mation à la décomposition spontanée des pyrites, et àla réaction de l’acide sulfurique formé sur la rochecalcaire. 11 est à remarquer qu’en général dans ceseaux, le fer qui s’y trouve à l’état de sulfate de pro-toxyde passe par le contact prolongé de l’air à l’état desous-sulfate de peroxyde et se précipite, ce qui n’au-rait pas lieu si elles n’étaient pas chimiquement neu-tres. Les recherches de M. Le Châtelier ont montré queles eaux concentrées dans les chaudières ne renfermentplus ni alumine , ni peroxyde de fer , et qu’elles sontchargées de sulfate de protoxyde de fer qui, dans cer-tains cas, n’existait pas dans l’eau d’alimentation. Ilen résulte donc qu’en présence du fer métallique quiforme les parois de la chaudière, les sulfates d’alumineet de peroxyde de fer sont décomposés en oxydes quise précipitent (dans quelques cas il paraîtrait se formerdes sous-sulfates insolubles), et en acide sulfurique li-bre qui dissout une quantité correspondante de fer auxdépens des parois de la chaudière, en formant du sul-fate de protoxyde de fer. Lorsqu’en outre on alimenteavec de l’eau froide qui tient toujours en dissolution
une certaine quantité d’oxygène, ce dernier réagit surle sulfate de protoxyde de fer, et donne lieu à la préci-pitation d’une proportion correspondante de peroxydede fer et à la dissolution d’une nouvelle quantité de fermétallique par l'acide sulfurique qui a déjà réagi. Onévite ce dernier effet en alimentant avec de l’eau decondensation, ou en chauffant longtemps et fortementl’eau dans une bâche avant de l’introduire dans lachaudière. Les mêmes phénomènes ont lieu dans leschaudières en cuivre laminé, s’il entre du fer dans leurcomposition.
La destruction des chaudières par l’action des eauxcorrosives, indépendamment des dépenses considérableset des pertes de temps qu’elle occasionne, n’ayant paslieu d’une manière uniforme dans toutes les parties,est une source d’accidents très graves. Le plus souvent,il est vrai, lorsque la tôle n’a pas assez d’épaisseurpour offrir une résistance suffisante,, il se fait une petitefente, et la fuite qui se déclare annonce qu’il faut ré-parer la chaudière; mais il peut arriver que la chau-dière soit corrodée de telle façon, qu'une ou plusieursfentes se fassent à la fois sur une grande longueur, etque le reste de la tôle n’offrant plus assez de résistance,il y ait rupture de la chaudière avec projection de sesparties, sous une tension de la vapeur qui ne serait passupérieure à la charge des soupapes de sûreté.
Il est facile de voir, en se reportant aux réactionsqui ont lieu dans les chaudières, que l’on peut toujoursles préserver de l’action corrosive des eaux d’alimen-tation en neutralisant complètement ces eaux. Cepen-dant, lorsque sur une mine ou sur une carrière dontles eaux seront corrosives, il y aura possibilité, mêmeen faisant une dépense notable de force, d’aller emprunter à une rivière, à un étang, ou même à despuits, des eaux douces exemptes de sels de peroxydede fer, d'alumine et de sulfate de chaux, on devra tou-jours se décider à faire les frais d’installation et la con-sommation de force nécessaire. De même, toutes lesfois que l’eau de la mine sera dans toutes les saisonsassez abondante pour la condensation,, il conviendrad’employer un condenseur fermé, dans lequel la va-peur sera condensée et reprise par la pompe alimentairepour être renvoyée à la chaudière T quelque compli-cation qu’il doive en résulter par ^installation de grandsréservoirs destinés à contenir l’eau servant à la con-densation, et de citernes devant recueillir l’eau de pluienécessaire pour réparer les pertes d’eau et de vapeur.Dans les autres cas, on pourra employer des chau-dières de cuivre dans le cas où les eaux formeront peude dépôts. On met souvent dans ces chaudières unecertaine quantité de ferraille, sur laquelle les eaux réa-gissent de préférence, et qui par conséquent préserve lecuivre; mais, en général, il sera plus économique de seservir de chaudières de tôle, en ayant soin de neutra-liser l’action corrosive des eaux. A cet effet, ce qu’il y ade plus économique, est d’introduire dans la chaudièreune certaine proportion de craie bien lavée et exemptede sable ; cette substance décompose facilement à latempérature de l’ébullition les sulfates de peroxyde defer et d’alumine dont elle précipite les bases en for-mant du sulfate de chaux ; en outre, lors de l’ébullitionelle se tient en suspension dans l’eau et ne peut resteradhérente aux parois des chaudières et bouilleurs; ilest aussi probable que le précipité qui se forme lors del’emploi de la craie tend à troubler la cristallisationdu sulfate de chaux et à donner des dépôts moins te-naces. On emploie également le zinc métallique, quiagit tout à fait de la même manière, seulement il donnelieu à une dépense un peu plus considérable.
Des explosions. Des expériences faites par le comitéde Philadelphie , il résulte que la ténacité de la tôle croitde \/6 à peu près, de 0 à 205" C; mais qu’au-delà elledécroît rapidement, de telle sorte qu’à 715" ou nu rouge.