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CHAUDliOXNKRlE.

CH A UDKOXNERIK.

anuéos beaucoup plus avancé en Angleterre qu enFrance ; depuis cette époque nous avons fait de grandsprogrès, et les outils de quelques-uns de nos fabricantsnous paraissent meme supérieurs à ceux de leurs con-currents anglais : M. Lemaître, fabricant de chaudièresa la Chapelle-Saint-Dcnis, auquel nous devons la com-munication des différents outils dont nous allons donnerla description, et auquel nous sommes heureux de pou-\oir témoigner ici toute notre gratitude pour l’extrêmeobligeance avec laquelle il nous a accueilli, est un de

difficultés qu’en ce qui concerne l’arrangement deafeuilles de tôle; il faut chercher à les disposer avec sy-métrie, tâcher d’avoir le moindre déchet possible, pla-cer convenablement les lignes de rivets, et s’attacheraussi à éviter la multiplicité des modèles ou patrons.Il est impossible d’indiquer à cet égard une méthode gé-nérale; la manière de .procéder dépend non seulementde la forme de l’appareil, mais encore et surtout de ladimension des tôles dont on dispose, de la nature desoutils que l'on emploie ; en un mot, le talent de l’opé-

ccux qui ont pris leplus à cœur la substi-tution du travail mé-canique au travail ma-nuel, et la bonté deses produits, est unepreuve, évidente de laperfection des appa-reils qu’il a imaginés,et de la commodité deleur emploi. Tous lesoutils de M. Lemaîtresont basés sur le prin-cipe de l 'emploi directde la pression de la va-peur. Ce principe queM. Cavé a le premierappliqué à la mise enmouvement des ma-chines à percer et àcisailler, présente degrands avantages danstous les outils à travailintermittent, surtoutlorsque les pièces sou-mises à leur actionsont difficiles à ma-nier, et doivent lui êtreprésentées dans certaines positions qui varient à chaqueinstant suivant la nature du travail. Dans une machineà percer, par exemple, il est évident que l’outil ne doitagir que lorsque le poinçon se trouve parfaitement au-dessus du point marqué sur la tôle; il faut donc quel’ouvrier ait le temps de placer convenablement sapièce : c’est ce qui a lieu avec un appareil à action di-recte, tandis qu’avec un mouvement continu, il lui se-rait souvent difficile de faire arriver la tôle sous le poin-çon, juste au moment où le coup va être donné.

L’emploi de l’action directe de la vapeur reçoit d’ail-leurs chaque jour de nouvelles applications, et celle quien a été faite par M. Bourdon dit Creuzot, au soulève-ment des marteaux, est une nouvelle preuve des bonseffets que l’on peut en obtenir.

L’ordre généralement suivi par le fabricant de chau-dronnerie dans la série de ses opérations est le suivant :

1° Faire le tracé de l’appareil qu’il veut construire,et déterminer la véritable grandeur de toutes les piècesqui doivent y figurer ;

2° Découper ses feuilles d’après les épreuves ou lespatrons qu’il a établis ;

3° Forcer ces mêmes feuilles suivant les indicationstracées sur la pièce.

4° Donner aux feuilles la forme qu’elles doivent af-fecter dans l’appareil : dans certains cas, le cintrages’exécute avant le percement des traces de rivets;

5° Assembler les différentes feuilles et les clouer avecles rivets préparés à l’avance ;

6° Enfin, garnir l’appareil de tous ses accessoires, enfonte, fer ou cuivre ; le soumettre aux épreuves de laréception ; vernir les tôles, etc.

Nous n’avons point ù entrer ici dans le détail duiraeê des épures : ce genre de travail s’exécute sur unplancher convenablement disposé et ne présente do

ratcur consiste à rendre le travail aussi facile et aussiéconomique que possible, et chacun suit à cet égard lesinspirations de son intelligence ou les données de sapropre expérience.

Quand les patrons sont déterminés, on en reporte letracé sur les feuilles, qu’on livre alors aux c{sailleurschargés de les découper. Nous donnons ici ( fig. 434) lecroquis delà cisaille employée pour cet objet.

Cette machine se compose comme il suit :

4° Une semelle en fonte portant un support recourbéà l’avant, et présentant en ce point la forme d’une four-chette traversée par un axe ; à l’avant de la semelle setrouve la lame fixe de la cisaille ; à l’arrière est un cy-lindre à vapeur ;

2° Un levier engagé par son extrémité antérieureentre les deux branches du support est susceptible de semouvoir autour de Taxe qui le traverse et le maintient;à la tête du levier se rattache, par deux chapes, une fortetige en fer se mouvant verticalement entre des guidesfixés au bâti et portant à son extrémité inférieure la se-conde lame de la cisaille. Lorsque la tête du levier des-cend, elle appuie sur la tige, et fait descendre la lamequi tranche la pièce de tôle qu’on lui présente.

Le levier est rattaché à sa partie postérieure, d’abordà la tige du piston du cylindre à vapeur, puis à unemanivelle forgée avec un arbre horizontal portant unpetit volant et se mouvant sur des paliers venus à la se-melle du bâti ;

3° Le cylindre à vapeur est à simple effet ; il est fa-cile de voir qu’en introduisant la vapeur sous le piston,ce dernier se soulève, enlève la partie postérieure dulevier, fait baisser la tête et descendre la lame supé-rieure de la cisaille ; la manivelle ne sert ici qu’àlimitcrla course du piston ;

4° L’accessoire indispensable de cet appareil est une