Band 
A-F.
JPEG-Download
 

CHAUDRONNERIE.

CHAUDRONNERIE.

Quand la gouttière est introduite on la retourne, et requ’elle contenait se dépose sur les faces à réunir, leborax en dessous et la soudure en dessus.

H ne reste plus qu’à porter le tuyau dans un feu deforge et à le faire avancer progressivement à mesureque la soudure fond.

On fabrique depuis quelque temps avec assez de suc-cès des tubes en cuivre jaune, non soudés, d’une seulepièce. Ces tubes, excellents quand le travail a été con-duit avec assez de soin pour que le métal ne soit pasdéchiré, se fabriquent directement avec des bancs-à-tirer très puissants, en partant d’une masse de laitonfondue d’une assez grande longueur et percée en soncentre suivant le sens delà longueur.

Nous nous trouvons encore ramenés de la chau-dronnerie à l’emboutissage, et en effet la chaudronne-rie n’est en réalité, comme nous l’avons dit en com-mençant, que Remploi du marteau pour utiliser laductilité, la malléabilité des métaux.

On voit par ce qui précède que la simplicité desmoyens de fabrication rend bien compte de ce fait quela petite chaudronnerie s'exerce dans de petits ateliers,où le plus souvent la vente au détail et la fabricationsont réunies dans les mêm^ mains. Cela n’empêchepas je travail de l’artisan de pouvoir quelquefois êtreextrêmement remarquable ; ses procédés sont exacte-ment ceux avec lesquels des artistes orfèvres ont exécutédes chefs-d'œuvre en repoussé* l.

grosse chaudronnerie. Rassons maintenant à lagrosse chaudronnerie, à celle qui traite de la fabrica-tion de ces puissants appareils sans lesquels seraientimpossibles lesmerveilleuxdévcloppementsde la grandeindustrie et la création des gigantesques appareils àvapeur, dont la puissance croît à mesure que les moyensde les produire se perfectionnent.

La grande chaudronnerie, celle dont nous avons àparler, s’exerce principalement sur le fer, le cuivre, leplatine et le plomb : ces deux derniers métaux ne sontcependant pas employés d’une manière générale, runà cause de l’élévation de son prix, l’autre eu raison deson peu de résistance. Les chaudières ou vases de pla-tine ne servent que dans la préparation de certains pro-duits chimiques ; la confection des chambres ou réser-voirs de plomb employés dans des cas analogues neconstitue pas une industrie spéciale : c’est donc au su-jet du platine, et aux divers articles relatifs aux pré-parations chimiques, que nous nous occuperons de ladisposition et de la fabrication des grands récipients enplatine ou en plomb.

Notre but est de traiter spécialement ici de la chau-dronnerie de fer, ou en d’autres termes de l’emploi dela tôle principalement en ce qui est relatif à la con-struction des chaudières à vapeur; nous parlerons en-suite de la chaudronnerie de cuivre.

La première condition à remplir pour faire de bonsouvrages en tôle, c’est d’employer des matières pre-mières qui satisfassent le mieux possible aux usagesauxquels on les destine. Il ne suffit cependant pas quela tôle soit de nature à résister aux efforts qu’elle auraà supporter dans l’objet lubrique, qu’une chaudière àvapeur, par exemple, ne se déchire pas par l’action dela pression à laquelle elle sera soumise ; il faut, surtoutet avant toutes choses, que la matière supporte sans al-tération toutes les opérations qu’elle a à subir pour êtremise en œuvre.

Les tôles doivent se traiter facilement à chaud, etsurtout ne pas être cassantes à froid; il faut qu’ellessoient à la ibis tenaces et flexibles. — Les fers forts etdurs conviennent, en général, pour les tôles fortes oumoyennes, tandis que les tôles minces réclament Rem-ploi des fers les plus doux. En France , ccs dernières sefont presque toujours en fers affinés au charbon de bois;pour les autres, on emploie indifféremment des fers

puddlés ou affinés; mais les seconds sont toujours pré-férés par les fabricants de chaudronnerie et se ven-dent à un prix plus élevé.

Les tôles minces et les tôles moyennes de petites di-mensions se font généralement sans corroyage ; lesgrandes tôles et les tôles épaisses ne peuvent au con-traire être fabriquées qu’en fer corroyé , c’est-à-direqu'elles sont composées de plusieurs pièces affinées sé-parément et réunies par des soudures.

Les tôles, même celles qui sont composées de ferd’excellente qualité, puisent une grande partie de leursdéfauts dans les imperfections de ce dernier mode de fa-brication. Les tôles mal soudées sc rencontrent très fré-quemment dans le commerce, et c’est assurément Ru-des vices qui nuisent le plus à leur emploi : non seule-ment elles ne présentent pas à l’usage toute la résistanceque l’on est en droit d’attendre de leur épaisseur, maiselles supportent même fort mal les épreuves de leurmise en œuvre. I n fabricant de chaudronnerie doitdonc s’attacher par dessus tout à avoir des tôles parfai-tement soudées : la bonté de son travail, l’économie desa fabrication et la belle apparence de ses produits dé-pendent en grande partie de l’existence de cette quaîité dans les matières qu’il emploie.

Nous n’attachons pas une importance aussi grande àla distinction que l’on établit entre les tôles puddlées etcelles en fer affiné. La différence de qualité qui existeentre ces deux genres de produits est cependant un faitque nous ne voulons pas nier; mais s’il subsiste, la causedoit évidemment en être plutôt attribuée à l’imperfec-tion des procédés de fabrication qu’à la supériorité deRun des moyens d’affinage sur l’autre : cette supério-rité pourrait certainement être contre-balancée par letraitement ultérieur du métal, et l’on doit reconnaîtreque l’industrie du for fait chaque jour de grands progrèsdans cette voie.

Les tôles sont livrées au commerce en feuilles rectan-gulaires de dimensions très variables, et fort souventau-dessous des besoins des grandes constructions dechaudières, bateaux, etc. Le travail de la chaudronne-rie pourrait être souvent simplifié si les forges livraientaux ateliers des produits mieux appropriés aux exigen-ces de la construction : ce fait tient en grande partie àl’imperfection et à la faiblesse des appareils de fabrica-tion employés dans les usines à fer : elles ont évidem-ment un progrès à faire sous ce rapport, et nous hési-tons d’autant moins à leur en signaler l’urgence quenous avons la conviction qu’elles y trouveraient unenouvelle source de bénéfices.

Les différentes observations que nous venons de pré-senter sur la qualité des tôles et sur leurs dimensions,tendent à prouver que cette fabrication n’est pas aujour-d’hui très avancée : elle demande à être perfectionnéepour satisfaire d’une manière plus complète aux exigen-ces si variées de la construction des machines.

Les ouvrages de chaudronnerie étant composés defeuilles de tôle assemblées entre elles par des rivets, cesfeuilles doivent être coupées, percées, courbées et clouéesde manière à prendre des dimensions et des formes enharmonie avec la position qu’on leur destine dans l’ap-pareil dont elles font partie. Jusqu’à ces derniers temps,et avant le grand développement que la constructiondes chaudières à vapeur et des bateaux en fer a im-primé aux travaux de la chaudronnerie, ccs opérationss’exécutaient avec des outils fort imparfaits, et tout àfait au-dessous dos progrès de la mécanique. Il n’en estplus de même aujourd'hui; grâce aux efforts de quel-ques fabricants éclairés, cette industrie sc perfectionnechaque jour ; les outils mécaniques viennent peu à peuremplacer le travail manuel des ouvriers, et la perfec-tion des produits est la conséquence immédiate de ccttclente et difficile transformation des méthodes de travail

IRart de la chaudronnerie n’était pas il v a quelques

(58