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t IIAUFFAGE.

CHAUFFAGE,

vaille même, c'est-à-dire que pour une salle de 100 mè-tres cubes, il faut dégager 3,000 calories, et brûler ainsiI kiiogr. de bouille par heure. Quant aux proportions«le l’appareil, il faut 2 mètres carrés de surface de chauffepour I kiiogr. de houille et pour 2 kiiogr. de bois ilbrûler par heure, et 2 décimètres carrés de section destuyaux de fumée, avec I) décimètres carrés de grillepour la meme quantité.

Nous recommandons tic plus, quand ou le peut, defaire déboucher les tuyaux de fumée, à leur sortie ducalorifère, dans des cheminées plus larges, et avec descoudes arrondis, nécessaires en pareil cas, ou d’aug-menter notablement leur diamètre aux coudes.

La quantité d'eau à donner à l’air par jour, peut êtreévaluée pour une salle de 100"“' à 1 1/2 ou 2 litres.

l’oser ainsi les bases de construction des bons calori-fères, c’est éviter ia nécessité de donner la descriptiond’un grand nombre d'entre eux, et de discuter leursqualités et leurs défauts, c'est fournir à chacun leséléments nécessaires pour juger les appareils proposés,et ramener par conséquent les constructeurs dans labonne route.

Après ces principes généraux, nous parlerons briève-ment de quelques calorifères principaux, et nous don-nerons la description plus détaillée de celui que nousavons construit, et que nous croyons reposer sur leshases posées plus haut.

L’un des meilleurs et plus simples calorifères est ce-lui monté par M. René Duvoir dans diverses manufac-tures, fig. 464 et 4(35, et qui consiste en un foyer placéau bas d’un cylindre de foute; la flamme et la fumées’en élèvent et redescendent par deux séries de tuyauxde fonte, ouverts par les deux bouts pour la facilité dunettoyage, et remontent ensuite dans un cylindre fie fontepour atteindre laehcminée. Tout l’appareil est enveloppé«lans un grand coffre en briques. L'air pris à l’extérieurpasse dans le coffre en ‘ îs autour du foyer et destuyaux de chauffage, pour se dégager u? haut par delarges ouvertures.

Deux calorifères anglais sont donnés dans le diction-naire du docteur Ure : l’un, fig. 4C>7, consiste en un

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loyer A, dont la flamme et la fumée se développent au-tour de quatre rangées de tuyaux de fonte b b, cc,dans lesquels passe successivement l’air destiné à êtrechauffé, qui entre en b dans le tuyau inférieur et sort enb l très fortement échauffé.

Cc calorifère, bon pour élever l’air à une haute tem-pérature, le donne surtout beaucoup trop sec pour unemaison d’habitation.

Le second, fig. 166, également composé de tuyaux

horizontaux, et dont on voit la coupe, verticaledans la fi-gure, échauffe beaucoup moms énergiquement l'air parcequela combustion s’opèreen A au milieu d’une co-lonne île briques, qui pré-serve les tuyaux de fontede la première action dufeu. La flamme et l’nirbrûlé redescendent à droi-te et ix gauche cie la che-minée centrale, et pas-sentsuccessivement entretous les rangs, a, b, c, d,de tuyaux, que traversel’air à échauffer, qui yentre librement par unbout pour se rendre deces tuyaux dans un tuyaucommun.

Les fig. 468 et 469 re-présentent le calorifère que nous avons construit, etdans lequel le foyer, recouvert d’une grande cloche defonte, jette directement la flamme dans un tuyau verti-cal en fonte, qui la distribue à deux rangées de tuyauxdescendants en tôle, en bas desquels les deux séries detuyaux se réunissent en un seul, pour remonter et serendre dans la cheminée.

Une cloison en briques sépare l’air frais qui vicut sï •chauffer sur la cloche, et son tuyau montant, de celuiqui passe en sens contraire de la fumée sur les tuyauxdescendants; les deux parties d’air se réunissent enhaut dans la ehanibie à air, pour prendre une tempéra-ture uniforme, et se rendre par les tuyaux de distribu-tion flans les salles à chauffer. Un canal de prise d'airextérieur amène par deux conduits une partie de l’airfrais, aux deux côtés de la cloche, sous une enveloppeen briques, tandis qu’une autre partie de l’air est verséedirectement sur les tuyaux de descente de fumée.

Au moyen d’ouvertures réservées aux parois du calo-rifère pour les réparations, il est facile de régler conve-nablement les diverses prises d’air frais. Les tuyaux,ayant tous des bouclions à l’extérieur, sont très facilesà visiter et à nettoyer, et, quoiqu’ils ne puissent pass’altérer, ils seraient très faciles à changer. Les flèchessimples indiquent le courant de fumée ; celles doubles,les courants d’air froid et chaud.

Une boîte à eau placée en a, près du réservoir d’airchaud, en assure la salubrité ; la température de l’airs’v règle aisément à un degré très modéré.

Rien n’est plus simple que ces dispositions, quidonnent une très grande surface de chauffe.

* D’un autre côté, nous avons appliqué ces calori-fères aux étuves à fécule, et à toutes celles qui exigentune haute température, au moyen d’une dispositionparticulière tout à fait nouvelle. Par le moyen dus con-duits de ventilation et d’appel de l’étuve à fécule, quandon veut monter la température à 60 ou 75“, comme celaest nécessaire dans cette industrie et dans le séchage descrins, dans celui des farines de légumes, etc., ou fait hvolonté passer de nouveau l’air déjà chaud de l’étuvcdans le calorifère, et on transforme ainsi notre calori1ère et notre étuve en un appareil aérotherme à circula-tion. Les résultats sont tels, qu’on peut porter en unedemi-heure la température d’une étuve de 60“ à 105 u etplus, dispositions qui auront plus tard de grandes appli-cations dans l’impression des tissus et dans d’autres in-dustries.

Après avoir indiqué les points les plus saillants, re-latifs à l’établissement des calorifères, il faut dire quel-ques mots d’une question assez importante, la distribu-tion de l’air chauffé par les calorifères.

On place toujours les calorifères à des niveauxinférieurs à celui des salles que Ton vent chauffer, il