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A-F.
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CHAUFFAGE.

C1IAUFFAGK.

On donne à cor appareils des Tonnes diverses.On adopte les tuyaux clans les ateliers et meme dansles édifices publics, lorsque Ton peut placer les tuyauxhors de la vue, sous des tables, des planchers ou <des chaufferettes, comme nous l’avons fait dans la bi-bliothèque de l'Institut; c’est encore la meilleure dis-position, la plus solide et la plus économique.

Mais au milieu des salles habitées et décorées, un boningénieur se gardera de placer des appareils ou vasesde grandes dimensions, et déformés désagréables, quimuraient à la décoration architecturale. Il donnera àscs appareils des formes qui fassent décoration. Cellesde piédestaux soutenant des bustes ou des statues, parexemple, ou de consoles, sont riches, offrent une granderésistance à la pression de la vapeur, et sont faciles àobtenir avec la fonte, et bien préférables sous ce rapportà la tôle et au cuivre; c’est ce que nous avons fait pourtoutes les salles de l'Institut et des Néothermes, où nousavons employé ainsi des boîtes en fonte décorées et ca-chées dans les planchers, pour recevoir la vapeur, etchauffer les pieds des assistants. Nous y reviendronsplus loin. Il est facile de variera l’infini avec les dis-positions des lieux et les besoins, ces formes d’appareils.Quand on envoie de la vapeur dans de longues colon-nes de tuyaux , il faut en fixer un bout par descolliers solides, et laisser à l’autre extrémité toute faci-lité de dilatation, en les soutenant par exemple sur dessupports à galets, ou mieux sur des tresses de fil de fertordu; mais toujours il est nécessaire de leur donnerdes moyens de se dilater sans se briser à l’aide de com-pensateurs , de grandes boîtes à étoupe boulonnées,qui embrassent une partie tournée et rodée d’un destuyaux de la colonne, et la maintiennent pressée en luipermettant de s’allonger et de se raccourcir sans laisseréchapper la vapeur.

Quant à la disposition intérieure des appareils de [chauffage à la vapeur, elle est simple. |

Ce sont des vases métalliques creux, dans l’intérieurdesquels on introduit de la vapeur qui s’y condense eneau, et s’écoule au dehors; tuyaux, piédestaux ou boites,le service en est le même.

Un tuyau d’arrivée versant la vapeur assez haut pourqu’elle ne soit pas gênée par l’eau condensée.

Un tuyau d’évacuation d’eau condensée, prenantcotte eau au point le plus bas de l’appareil, et un tuyaud’évacuation d’air, indispensable pour faire sortir complè-tement cet air au moment où la vapeur arrive: car sanscola, non seulement la vapeur n’entrerait pas, ou mar-cherait faiblement, mais mêlée à de l’air cette vapeursc condenserait et chaufferait mal ; c’est une condi-tion capitale pour la bonne marche des appareils. Letuyau d’évacuation d’air dans les piédestaux part duhaut de l’appareil, comme on le voit fig. 473, qui repré-sente un piédestal chauffeur avec ses trois tuyaux,d’arrivée de vapeur et d’évacuation d’eau et d’air, tousmunis de robinets pour en régler à volonté la marche ;quant aux tuyaux chauffeurs , on leur donne unepente dans un sens ou dans l’autre, mais autant quepossible dans le sens du courant de vapeur pour éva-cuer les eaux condensées, et on y ajoute ou un petitrobinet ou une vis d'aérage, vis creuse et ouverte à l'in-térieur du tuyau, qui, quand on la tourne quelquepeu, ouvre à l'extérieur une issue à l'air; les eaux con-densées dans les appareils sont, bien entendu, renvoyéesdans le générateur.

Dans tout chauffage à vapeur à basse pression, il fautplacer sur le tuyau, ou sur le générateur, un petit appa-reil, dit Reniflant, qui porte une soupape ouvrant dudehors au dedans, et qui laisse rentrer l’air dans lesgénérateurs et les tuyaux, quand le feu tombe, et quele vide s’y fut, pour éviter que la pression atmosphéri-que extérieure ne vienne à les écraser.

Quelques observations sont nécessaires sur les tuyaux

de retour d'eau. Avec le chauffage àla vapeur il y a quel-quefois difficulté à renvoyer directement l’eau au géné-rateur, parce que la vapeur étant la plupart du tempsintroduite dans les appareils en quantité inférieure à leurpuissance maximum de condensation, il y existe toujoursun vide qui s’oppose en partie au retour de l'eau dansle générateur. Le plus sûr est de recevoir cette eaudans une hache et de s’en servir pour alimenter la chau-dière, soit au moyen d’une pompe, soit avec un appareilordinaire de retour d’eau. On réussit cependant sou-vent à ramener dans le générateur l’eau condenséede l’appareil, quand il y a une pression suffisante,au moyen d’une disposition très simple, qui consisteù tourner le bout du tuyau d’alimentation en équerresur le tuyau même, et dans la direction de l'arrièrede la chaudière à l’avant, c’est-à-dire ù diriger le boutdu tuyau horizontalement, suivant le sens du courantde circulation d’eau, parce que autrement ee courants’opposerait à la rentrée de l’eau. Quelquefois on perdl'eau condensée au bout des colonnes de tuyau, en yplaçant des petits tubes pliés en sypbons, dont la bran-die extérieure est plus longue que la pression de travailde la vapeur, afin qu'elle reste toujours pleine d’eau, etlaisse celle-ci s évacuer librement sans que la vapeurpuisse sortir.

Pour résumer et compléter sans trop de développe-ments les principes de construction du chauffage ù va-peur, nous allons donner une courte description de deuxgrands appareils que nous avons montés il y a douzeou quatorze ans, et qui ont fonctionné depuis ce tempssans interruption, et sans réparations ; l’un est le chauf-fage à vapeur des Néothermes et l’autre celui du palaisde l’Institut : tous deux à Paris (I ). Le chauffage à va-

(O I.es détails complets et les plans du chauffage de l’In-stitut se trouvent dans le second volume des Recueils des