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CHAlîKKAGK.

CHAUFFAGE.

Ion:» ou plus; c’est un assemblage très solide, facilea démonter, et qui a l’avantage de ne pas être perduquand un boulon vient à s’user ou à se briser. Danstous les joints de ces tuyaux on met une légère con-clu» de mastic rouge, composé de cérusc, de mi-nium et d’huile de lin, avec une rondelle de canonbouillie dans l’huile, ou de plomb mince. Les tuyauxde plomb doivent être entièrement proscrits des chauf-fages à vapeur, comme se gonflant, et finissant parcrever sous la double action de la chaleur et de la pres-sion.

Les tuyaux de transmission, surtout ceux en cuivre,doivent être fixés solidement, pour ne pas se briser parles vibrations que la vapeur leur imprime quand elle ren-contre de l’eau froide. Il faut cependant conserver tou-jours des moyens de dilatation suffisants, pour évitertoute rupture, et donner aux tuyaux de distribution despentes qui laissent écouler l’eau condensée : car, lors-qu’elle reste accumulée dans des coudes ou des contre-pentes, elle ferme tout passage à la vapeur, et en lacondensant brusquement, elle donne des coups si vio-lents qu’il en résulte inévitablement des ruptures et desluîtes.

Les récipients ou appareils de condensation ont pont-objet, comme nous l’avons dit, de condenser intérieure-ment la vapeur, et de transmettre toute la chaleur ainsidégagée à travers leur surface à l’air qui les enveloppe,pour en élever ou en soutenir la température.

Il y a donc deux points à examiner dans la questiondes récipients, les dimensions et la surface à leur donnerpar rapport au service qu’on leur demande, c’est-à-direa la quantité d’air ou aux dimensions des salles àchauffer, et les dispositions des appareils intérieurs quiy apportent la vapeur, et en évacuent l’air et l’eau.

L’expérience prouve que la quantité de chaleur trans-mise à travers une surface de fonte, de tôle ou de cui-vre, est dans les limites d’épaisseur que l’on donne auxappareils, à peu près indépendante de cette épaisseur.

La nature du métal, et bien plus l’état de la surfaceexercent une influence très grande sur les quantités dechaleur transmises ; les métaux noircis et dépolis enlaissent passer beaucoup plus que les métaux brillantset polis. Voici les quantités de vapeur condensées parun mètre carré de chauffe des métaux les plus em-ployés, plongés dans de l’air à 15°, et par conséquentle nombre de calories transmises par un mètre carré enune heure.

! ■

VAPEirn

condensée.

CALORIES'

transmises. |

Ponte une on tuyau horizontal.

■1 k ,8l

99;.)'

Fonte noircie. . . . t d. . . .

1\70

985“

Cuivre nu. id. . . .

1 k ,47

808“

Cuivre noirci. . . . id. . . .

t\70

933“

Cuivre noirci, tu vau vertical.

1\98

1089“

Tôle neuve.

l k ,80

990“

Tôle rouillée.

2 k ,IO

1 155“

Pour proportionner les surfaces dont on connaît ainsila puissance de transmission de chaleur et par consé-quent de chauffage, avec les dimensions des salles àchauffer, il est évident que l’appareil doit d’abord four-nir à réchauffement de l'air et des parois de la salle,ensuite aux pertes qui ont lieu à travers ces parois, encontact, d’un coté avec l’air chaud, et de l’autre avecl’air froid extérieur.

M. Péclet, après de belles expériences sur la questiondu refroidissement de l'eau à travers des enveloppesformées, avec les matériaux les plus communément em-ployés dans la construction de nos habitations, en a fait

sortir de» formules très simples qui p.rmette.ut de cal.culor avec certitude les pertes ducs au refroidissementextérieur des murs et du vitrage, et par conséquent lessurfaces d’appareils nécessaires pour réparer les perteset entretenir une salle à une température donnée.

Mais tout le inonde ne peut pas se servir do ces for-mules, et voici une règle pratique donnée par la longueexpérience des ingénieurs français et anglais , soit pourles usines, soit pour les habitations, et que confirmentpleinement les formules de M. Péclet : 1 mètre carré desurface, chauffée intérieurement par de la vapeur, et parconséquent-les 91)0 calories transmises par 1 v 80 de vapeurcondensée , suffisent pour chauffer et entretenir à 15" unesalle de proportions de murs et de fenêtres ordinaires,de 00 à 70 mètres cubes de capacité, ou un atelier de90 à 400 mètres cubes, à moins que cet atelier n’aitbesoin d’une haute température, auquel cas on donne4 mètrecarréde surfacede ch au Ife pour 70 mètres cubes.

Il est évident que cette mesure n’est ici que la repré -sentation d’un rapport moyen de surfaces de murs etde vitrage.

Le tableau suivant contient les résultats du chauffagedes divers grands établissements en Angleterre :

DÉSIGNATION

■les

etablissements.

NATUKE

de-,

tuyaux.

Capacité de l'édificeà chauffer.

Cubes en mitres chauffés

par 1 m. carré de surface

de tuyaux.

Température en degrés

centigrades.

Filât. Houlsworthà Anderson, . . .

Fonte.

met. cuit,

500 li" 1 '

•40,5

29”

Lindwood * Ibidon.

id.

219 4

39

21,1

Kennedy à Jonhs-tou.

id.

7927

38

23,80

Catrine.

Fer-blancsans enduit.

id.

56,62

Iïoulsworth à Man-chester.

Fonte.

id.

m

id.

Chapelle à Port-Glascow.

id.

1699

11,3

■41

„

Partie de la manu-fact. des Adelphi.

id.

1416

18

Filât, à Anderson.

id.

id.

62

Ht”,5

W.Kinghlchaston.

id.

6925

57

21”

Sim à Glascow. .

Fer-blanc.

2831

38

22,20

Filature à Ponn. .

id.

4954

id.

id.

Douglas et comp. .

Id. sanseud.

3878

28“'

22,20

Iïoulsworth à.Ton-hston.

Fonte.

2746

38

30,56

Ilôtel à Jonhston.

id. ‘

id.

50

id.

Les proportions bien constatées par Vcxpérience de60 à 70 mètres cubes, quand on veut un bon chauffage,comme pour des bibliothèques, bureaux, sullc3 de réu-nion, et de 90 à 100 mètres, pour des salles à chauffermodérément comme certains ateliers, sont les meilleures,et elles ont servi de base à l’établissement des appa-reils de la Bourse et de l’Institut, comptés à G7 mètrescubes, qui chauffent très largement. Ajoutons que laprésence des ouvriers dans un atelier ordinaire, commeune filature, y élève la température de 3°.

Il sera donc facile de calculer les dimensions desappareils de chauffage, mais si l’on voulait en sus despertes par les murs, renouveler par ventilation unepartie de l’air de la salle, il faudrait une plus grandesurface. G’est ce que nous apprendrons à calculer àl’article ventilation.