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CHAUFFAGE.

CHAUFFAGE.

des sections des colonnes descendantes. La vitesseaugmente alors proportionnellement dans la colonnemontante.

Ce phénomène d’égalité de répartition d’eau dans plu-sieurs tuyaux descendants, se représente aussi dans lestuyaux de fumée des calorifères, bifurques et descen-dants. 11 est dû à la diminution de pression qui résultede la moindre densité de l’air traversant de haut en basun premier tuyau, d’où résulte le passage simultané dela fumée par les autres tuyaux.

On emploie, pour régler ou arrêter les circulations,suivant leur diamètre, des robinets ou des valves co-niques, conduits par des vis à une manivelle, ou enfindans les chaudières ouvertes des serres, des obturateursou bouchons de bois coniques revêtus de toile, qui vien-nent fermer l’ouverture du tuyau par le bas, et sontmanœuvres du haut par une fourchette à deux brancheset une vis serrant sur le haut du tuyau même.

Circulation à haute pression. Les principes de la cir-culation à haute pression sont les mêmes que ceux déjàdéveloppés, si ce n’est qu'au lieu de fonctionner à destempératures inférieures ou égales à l’eau bouillante,elle travaille sous des pressions de plusieurs atmo-sphères, et par conséquent à une température bien su-périeure à 400".

Nous rangeons dans cette classe deux systèmes princi-paux, celui de M. Léon Duvoir et celui de Perkins. Le.premier porte ses appareils jusqu'à cinq atmosphères.Le chauffage monté à la Chambre des Pairs exercecette pression sur l’appareil chauffeur. Lo secondtravaille à des pressions qu’on ne peut pas évaluer,puisqu’il n’y a aucun instrument ni moyeu de me-sure, qui peuvent s’élever à 45 et 20 atmosphères etplus, la température n’étaut pas inférieure à 200° do-grés.

11 y a à l’emploi de ces hautes pressions quelquesavantages de construction ; les surfaces de chauffe et lessections des tuyaux sont plus petites,, les passages desmurs plus faciles, et la différence de température, entrelà colonne de départ et celle de retour, étant plusgrande, les vitesses sont plus considérables, ce qui per-met d’élever Pair que l’on chauffe sur l'appareil h undegré plus haut qu’avec l’appareil à basse pression.Mais à côté de ces qualités, il y a des défauts spéciauxqui nuisent au système : le principal est, surtout dansles appareils de chauffage et dans les poêles de M. Du-voir, un danger d’explosion réel et profond. Dans lesappareils de Perkins, composés uniquement de tuyauxde fer étiré, de 25 millimètres de diamètre, essayés àune pression de plus de 400 atmosphères, réunis par desassemblages très solides,, ne contenant que des quanti-tés d'eau très faibles, le danger est presque nul, tandisqu’avec de grands poêles, souvent en fonte, et surtoutdes appareils chauffeurs à cloches, munis de foyers in-térieurs, combinés de manière à éprouver des pressionsdu dehors au dedans, c’est-à-dire les plus désavanta-geuses pour la résistance des matériaux , avec des ap-pareils ainsi chargés de 5 atmosphères de pression, il ya toujours danger d’explosion et d’épanchement subitd’une grande masse d'eau à 440"; car s’il survenaitseulement une fissure, par des différences de dilatationou un joint défait à uu des appareils, l'eau du sys-tème se viderait par là en se répandant partout envapeur brûlante, et l’accident serait d’autant plus graveque, dans les installations de M. Duvoir, il y a ungraud nombre de. poêles en communication directe l’uuavec l'autre, et que formant un seul conduit iLs s’épan-cheraient tous à la fois par la même fuite. Ces appareilssont essayés sans doute à une pression réglée et bien su-périeure à celle sons laquelle ils fonctionnent habituel-lement ; mais l’essai de tous les générateurs n’empêchepas de temps en temps desaccidemstrès graves, sans queVon puisse souvent s’en expliquer les causes. Puis ces ap-

pareils résistent bien quand ils sont neufs, mais nu ser-vice ils s’altèrent; les tôles se brûlent ou s'oxydent,les masticages se délitent, et une série d’accidents, tousimprévus, viennent à éclater. Il n’y a sécurité complètequ’en réduisant le plus possible la pression, et donnantaux appareils les formes les plus solides.

Un antre défaut du système de chauffage de M. LéonDuvoir, c’est de placer des vases énormes au centredes galerie9 et des salies qu’ils encombrent, et où ilsnuisent à la décoration, et au style de l’architec-ture ; c’est les exposer évidemment à être rejetés plustard par les réclamations de Part.

M. Léon Duvoir a donné comme étant de lui, trois ob-jets, dont les deux derniers n’ont rieu de nouveau. Desappareils de chauffage qui sont composés d’une cloche enfonte à double enveloppe, pleine d’eau, ayant à l’in-térieur un foyer, surmonté d’un cylindre creux aussirempli d’eau. La flamme et la fumée, au sortir du foyer,passent quelquefois dans un, calorifère ordinaire, enfonte, qui envoie son air chaud dans une partie des sallesà chauffer. D’autres fois la fumée chauffe, en circulant,des conduits où passe de Pair extérieur, et dans lesquelsdescendent aussi les tuyaux de retour d’eau de l’appa-reil. Ces dispositions, très compliquées, ne présententaucun avantage. La forme de la chaudière offre peu derésistance à la pression et peu de surface de chauffe. Localorifère à air chaud ne peut avoir aucun but, si la sur-face de la chaudière est suffisante pour refroidir conve-nablement la fumée. On doit employer les formes lesplus simples, employées partout, qui sont en définitiveles seules bounes formes de chaudières, coûtent le moinsà établir, sont calculées pour résister mieux aux pres-sions et être les plus faciles à nettoyer et à réparer.

Un second procédé de M. Duvoir est lo chauffage dol'air extérieur sur les tuyaux de circulation d’eau chaude.Cette disposition d’un heureux et fréquent usage, étaitemployée dans bien des endroits, on Angleterre, long-temps avant la prise du brevet de M. Duvoir, et notam-ment dans la galerie de l'Institution des ingénieurs ci-vils à Londres .

La troisième disposition de M. Léon Duvoir, etcelle-ci forme la buse de tous ses appareils, est uusystème de poêles à eau, placés dans la salle même, àdifférents étages superposes et chauffés en les faisanttraverser par une seule circulation d’eau dont ces poêlesfout partie intégrante.

Pour rendre a chacun ce qui lui appartient, nous di-rons que ces poêles d’eau, avec leurs doubles capacitésconcentriques remplies d’eau, et entre lesquelles vientpasser l’air que l’on veut chauffer,, recevant l’eau paruntuyau qui descend du vase d'expansion placé à un étagesupérieur et qui passe dans les murs et sous les plan-chers, et envoyant cette eau par un tuyau semblable àun poêle pareil placé à l’étage inférieur, et de là au basde la chaudière, nous dirons que le système entier deM. Duvoir, tel qu’il le construit, mémo avec son poêled’eau et son t-ase d’expansion, et toutes ses dispositions,ont été publiés, décrits et tracés en 1834, cinq au*avant son brevet, dans le London journal of arts andmanufactures, comme un brevet pris en Angleterre le20 août 4829. Deux frères, MM. Henry Gruger Price,de Bristol , et Charles Fox Price, serruriers, sont les in-venteurs mêmes du nom de poêle-d’eau, waterstore ,et c’est à eux qu’en revient l’honneur. La chaudièreseule a été changée par M. Duvoir. MM. Price, ha-biles praticiens, comme le prouve la création d’un en-semble d’appareils que l’on a depuis lors si peu modifié,avaient choisi la forme ordinaire de générateur em-ployé dans les ateliers, comme la plus simple et la plusavantageuse à l’application du feu. M. Duvoir a doncopéré là une addition défectueuse par sou système dechaudière.

En somme, nous donnons une simple description des