CHAUFFAGE.
CHAUFFAGE.
plus grandes. M. Léon Duvoir, comme on le verra, aadopté des formes do chaudières qui ont les plus grandsinconvénients, sans avoir, à notre avis, aucun avan-tage particulier.
La capacité de ces chaudières doit évidemment êtreen rapport avec les dimensions des appareils ; elle
tible à brûler par heure pour suffire au chauffage de-mandé, en faisant la somme du nombre de calories nécessaires de tout le système, y compris les pertes, et serappelant qu’avec un fourneau bien construit, 4 kilogr.de houille ou de coke transmet à la chaudière de 3,200à 4,000 calories, en moyenne 3,500 ; 1 kilogr. de bois,
peut varie* dans de grandes limites, sans inconvénientfondamental ; mais en modifiant seulement quelques-unes des conditions de l’appareil. Si, par exemple, onadopte des appareils chauffeurs de grande capacité, onn’aura pendant la nuit qu’un refroidissement très lent,puisqu’il y aura là un grand réservoir de chaleur accu-mulée, mais aussi le matin on sera beaucoup plus long-temps à chauffer. C’est là un défaut grave, surtout dansles serres, où l’on a besoin quelquefois, lors d’une geléesubite, de chauffer en une demi-heure, sous peine devoir périr toutes les plantes.
Dans un édifice public, il vaut toujours mieux avoird’assez grandes masses d’eau accumulées dans les appa-reils distributeurs que dans ceux de chauffage.
La capacité de ces appareils peut varier depuis 15jusqu’à 30 p. 100 du cube total des appareils distribu-teurs: mais il faut, qu’en calculant la vitesse de lacirculation dans l’appareil, il y ait toujours assez d’eaudans la chaudière, pour que sa température ne s’élèvepas au-dessus du degré maximum réglé, et que parconséquent la chaleur développée par le combustible,soit utilisée aussi bien que possible.
Les fourneaux se construisent d’après les règles ordi-naires , comme nous les avons données dans le chapitrepremier de Guide du chauffeur de machines à vapeur, pourtous les fourneaux employés dans les industries. Règlegénérale, il faut aussi les calculer de manière à leur don-ner un léger excès de puissance sur les appareils d’ab-sorption et d’émission.
En veillant soigneusement à ia stricte observationdes dimensions et des conseils pratiques que nous avonsdonnés, on calculera facilement*!? quantité de cornbus-
4,520 calories ; et 1 kilogr. de tourbe, de 12 à 1,400,suivant sa qualité.
Ces appareils chauffeurs seront disposes avec lesprécautions nécessaires, pour que jamais les char-pentes ou menuiseries de l’édifice à chauffer ne puis-sent être incendiées. On place en général ces appa-reils chauffeurs dans les caves, et là il n’y a aucundanger ; mais quelquefois leur fumée est utilisée pourchauffer de l’air, pour obtenir une ventilation, oupour chauffer des plaques de fonte placées dans le soldu rez-de-chaussée, et alors on peut leur faire traverserdes planchers, ce qu’on doit faire dans des enche-vêtrures, larges et garnies solidement de briques ot deterre.
Si l’on établissait une circulation complète dans desappareils métalliques, hermétiquement clos, il est évi-dent que l’eau, en s’échauffant et se dilatant, viendraità rompre ces appareils qui, enveloppés d’air froid, sedilatent moins que l’eau. Pour éviter ce danger, et enmême temps livrer passage à l’air, qui s’échappe tou-jours de l’eau nouvellement mise dans l’appareil, ouiqui s’y introduit par quelque joint inférieur, et qui, sfon le laissait s’accumuler dans les coudes supérieurs dula circulation, l’arrêterait complètement, on a soind’établir, au point culminant de tout chauffage à circu-lation, un réservoir de niveau et de remplissage com-muniquant directement avec la colonne montante, etque l’eau de ce système ne remplit qu’à moitié, demanière à lui laisser de la place pour se dilater quandelle s’échauffe sans rien briser.
Ce réservoir, appelé vase d’expansion, est ouvertquand l’appareil est à basse pression, fermé et bou-lonné, mais muni d’une soupape de sûreté réglée à unecertaine charge, quand ce système est à haute pression,comme celui de M. Léon Duvoir. Il sert aussi à évacuerl’air de l’appareil.
Dans la circulation des serres à chaudières décou-vertes, où les tuyaux qui dépassent le niveau supérieurde la chaudière sont complètement fermés, on installeau point culminant de chaque circulation une petitepompe à air, que l’on fait jouer une ou deux fois parjour pour enlever l’air qui s’accumule sur ce point.
Un phénomène remarquable, et qui avait été déjàdécouvert par Bennemain, c’est que si dans une cir-culation complète, on établit à la suite d’une seulecolonne ascendante plusieurs colonnes descendantes, lacirculation de l’eau s’opère avec la plus grande égalitédans toutes, sans qu’il soit nécessaire de les régler en-semble par des robinets ; les appareils d’éclosions depoulets, de Bonnemain, sont établis sur ce principe, etil n’est aucun besoin en pareil cas de donner à la co-lonne montante unique, une section égale à la somme