CHAUFFAGE.
«les incendies, en carbonisant, à la longue les bois au-près (lesquels il passe, en vertu de la haute températureà laquelle sont élevés ses tubes. Par leur disposition,il est eu eftct impossible d'en mesurer jamais la pres-sion et la température. Les tubes en 1er étiré de 0,025de diamètre, qu’on y em-ploie, sont essayés à detrès hautes pressions. Lesraccords trouvés par Per-kins sont admirablementcombinés pour la ferme-ture (fig. 482), ils consis-tent à serrer l’un contrel’autre, au moyeu d’unpetit manchon taraudé,deux tuyaux dont l’un estdressé sur ce bout, et l’au-tre taillé en biseau, jusqu’àce que le biseau ait pénétré dans le tube plan. Les embran-chements s’exécutent par le meme artifice; seulementdans ces chauffages, il y a impossibilité jusqu’à présentd’adapter de bons robinets, ou des fermetures convena-bles : on laisse donc circuler l’eau dans tous les appa-reils à la fois.
-483.
L’appareil entier consiste en un long tube continu etqui , aussi bien pour donner le générateur ou appa-reil récepteur de chaleur, que pour donner les récipientsd’émission ou poêles, se replie simplement sur lui-même
CHAUFFAGE.
en hélice et multiplie ainsi les surfaces sous un petit vo-lume. La fig. 483 en donne un exemple. 11 s’agit duchauffage d’une maison à plusieurs étages; au bas dol’appareil est un fourneau en briques avec foyer, qui enveloppe une hélice ou révolution multipliée du tuyaugénéral, pour y verser toute la chaleur nécessaire auchauffage do la maison. Le bout supérieur de l’hélicemonte directement jusqu’à l’étage supérieur à chauffer; làil sc replie et se roule sur lui-même, en une nouvellehélice qui commence le tuyau de descente ou de retouret forme un appareil chauffeur ou poêle destiné à chauf-fer soit l’air de la salle, soit de l’air extérieur qu’on yverse. Une enveloppe en bois, en pierre, ou en métal,recouvre cette hélice, et verse l’air dans la salle par delarges bouches grillagées; c’est ce qui forme l’équiva-lent du poêle d’eau.
Après avoir ainsi chauffé une salle et un étage, letuyau général continue sa route, descend à l’étage infé-rieur où il forme aussi un second poêle tout semblable,et ainsi de suite à chaque étage, jusqu’à ce qu’il viennese brancher avec l’extrémité inférieure de l’hélice logéedans le fourneau chauffeur pour compléter le cercle.Au point culminant de la circulation, sont placés deuxtuyaux fermés par des vis solidement serrées. L’un sertà évacuer l’air qui se trouve toujours dansl’eau, et qui s’y loge ; l’autre sert à ajouterà l’appareil une certaine quantité d’eau ; cequi est indispensable tous les quatre ou cinqjours, parce que par les joints ou au traversmême du fer et des soudures, il s’opère uneévaporation impossible à reconnaître, maissensible à la diminution régulière du liquidecontenu.
Quand on veut chauffer deux séries depièces avec un même appareil, en vertu duprincipe de circulation simultanée dans lestubes descendants, principe qui est aussi vraipour le chauffage Pcrkins que pour toutesles circulations, il suffit de faire partir dusommet de la colonne unique d’ascensiondeux tubes de retour dont chacun suit pourson compte, et indépendamment de l’autre,sa route particulière, en chauffant une sériede pièces distinctes, et qui viennent seule-ment comme condition nécessaire d’une bon nemarche, se brancher ensemble pour ne for-mer qu’un seul tuyau de rentrée dans lefourneau.
Comme nous l’avons dit pour toutes lescirculations employées, le tube commun àdeux séries d’appareils de retour ne doitavoir que bien peu de diamètre de plus quequand il ne sert qu’à un système; souventmême dans ces petits diamètres, il a le mêmediamètre ou 25 millimètres en dedans. Oncompte en Angleterre sur 4 mètre carré desurface de tubes pour 80 mètres cubes de ca-pacité, ce qui correspond à peu près à la sur-face nécessaire avec un chauffage à vapeur :ainsi si on voulait déduire de là la tempéra-ture moyenne de ces tubes, dans la eolonnode retour, on trouverait qu’elle doit être de100° ccntigr. environ ; ce qui supposerait, àcause de la grande différence entre la co-lonne d’ascension, et celle de descente duc.au long développement de cette dernière, anmoins 150 à 2Û0" dans la colonne ascen-dante. Si, en effet-, la différence de tempéra-ture n’était pas grande, malgré la précautionprise de ne donner jamais aux circulations plus de 450,à 200 mètres de développement,l’on n’obtiendrait pas lapuissance nécessaire pour faire circuler l’eau dans destubes d’un aussi petit diamètre, où, avec de grandes vi-