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ClIAi: FFAGE.

CHAUFFAGE.

tesses, les frottements deviennent énormes. Il fautavouer qu’aucune disposition d’appareil ne peut êtreplus simple, plus commode à disposer, plus facile apasser et à porter partout ; aussi en fait-on grand usageen Angleterre, surtout dans toutes les habitations par-ticulières , où l’établissement de grands appareils decirculation à basse pression est trop cher ou trop difficile.

IX. — CHAUFFAGE PAR l/UAU ET LA VA-PEUR»

Comme nous l’avons dit, la circulation d’eau directe-ment chauffée par un foyer a des défauts qui en rendentl’emploi, ou plus difficile, ou plus dangereux, ou moinscomplet.

4° Les hautes pressions que supportent les appareilsquand on veut chauffer plusieurs étages avec une seulecirculation, et les accidents qui peuvent en résulter.

2° La dépendance forcée des vases chauffeurs oupoêles d’eau superposés d’étage en étage, et desservispar une seule circulation, sans que l’on puisse jamaischauffer l’un sans l’autre, et l’impossibilité d’arrêter unou plusieurs d’entre eux, ou de les régler à différentsdegrés de chauffage, suivant leurs besoins respectifsd’heures et de température.

3" La nécessité de restreindre dans les limitesassez resserrées d’un développement de tuyaux de200 mètres à peu près et de 60 à 80 mètres de hauteurle service multiple d'un même appareil chauffeur con-duisant avec son tuyau d’ascension un certain nom-bre de circulations descendantes; d’où résulte la néces-sité absolue de multiplier dans les grands édifices leschaudières et les foyers, et par conséquent d’encombrerles caves, et d’augmenter les soins'ct les frais de con-duite, et encore plus de surveillance; de là résulte en-core une inégalité inévitable entre divers appareils pro-ducteurs de chaleur, isolés les uns des autres, d’oùmultiplicité des centres de chauffage, et dépendancedes appareils de répartition, ce qui est directement con-traire à tous les principes d’un bon travail.

Chaque procédé de chauffage, il est vrai, a ses quali-tés et ses défauts, inhérents à sa nature; et le construc-teur trop absolu qui prétend en employer un seul, danstoutes les circonstances possibles, se trompe gravement ;à chaque cas spécial, convient un procédé spécial, c’cstcelui qui a pour la circonstance le moins de défauts et leplus de qualités; le talent de l’ingénieur est de savoirpeser toujours les considérations décisives, et appliquerchacun des procédés connus là où il convient mieuxque tout autre. •

Accoutumé à puiser dans les diverses industries desprocédés et des ressources appliquées ensuite avec degrands résultats à d’autres travaux, nous avons re-marqué que le chauffage des édifices publics man-quait d'un moyen général central et simple de produc-tion et de répartition de chaleur, qui n’eût ni les défautsque nous venons de montrer pour la circulation d’eaudirecte, ni ceux que nous avons déjà signalés dans lechauffage à vapeur, et qui sont un chauffage impossi-ble à graduer dans les températures modérées, parconséquent toujours au maximum ; la difficulté de ré-gler la température avec égalité sur une grande lon-gueur; et enfin le refroidissementinstantanéde tout l’ap-pareil au moment où l’introduction de la vapeur estsuspendue.

Nous avons reconnu que ces qualités qui manquent auchauffage à vapeur, c’est-à-dire les qualités d’émissionet d’égalisation de chaleur, sont positivement les plushautes qualités de la circulation d’eau, et qu’au con-traire, les qualités importantes qui manquent au chauf-fage à circulation, celles de transport etde distribution,se trouvent à un haut degré dans le chauffage à vapeur,le plus puissant et le plus rapide moyeu de transport dechaleur qui existe.

j Nous nous sommes demandé si par leur combinaisonces deux procédés ne se compléteraient pas réciproque-ment, et ne donneraient pas un système capable de suf-j tire pleinement et largement aux besoins les plus compli-qués des édifices publics et des habitations particulières,et nous avons trouvé dans les manufactures de toilespeintes, les blanchisseries, les teintureries, etc., le pro-cédé complet et tout pratique que nous cherchions, c’est-à-dire la vapeur employée uniquement comme moyen detransport, pour chauffer de nombreux réservoirs d’eauplacés à tout niveau et à toute distance, jusqu’à plus de5U0 mètres si l’on veut.

Nous avons alors compris qu’en fractionnant les cir-culations d’eau et les poêles, par étage et par localités,et en leur envoyant la chaleur dont ils ont besoin aumoyeu de la vapeur sortie d’un générateur unique et cen-tral, pour un édifice entier, si grand qu’il puisse être, etsi nombreux que soient les points à chauffer, nous at-teindrions complètement le but, par un moyen tout nou-veau dans son application particulière au chauffage desmonuments publics, mais éprouvé dans l'industrie par-les plus belles applications.

• Circonstance heureuse qui donne ainsi d’avance auprocédé nouveau la sanction de l’expérience.

L’édifice pour lequel nous avons trouvé et proposéce procédé, ne pouvait être chauffé par aucun autredans les mêmes conditions d’unité de service général etd’indépendance des appareils particuliers, c’est la pri-son qui doit remplacer la Force à Paris , et qui aura4,200 cellules.

Les projets présentés en concurrence avec la circula-tion par la vapeur, avaient aussi plus de sept appareilschauffeurs, nous avons fait tout le service avec un seulgénérateur.

Dix-huit appareils de cîrcülation d’eau complets ,mais isolés les uns des autres, et sans aucune charged’eau, desservant chacun les dix-huit étages qui for-ment les six ailes de batiments, sont chauffés par degrands récipients qui font partie de la circulation, etau milieu desquels sont des appareils à vapeur en cuivre,qui transmettent leur chaleur à l’eau à travers leur sur-face ; appareils munis chacun de trois tuyaux pour l’in-troduction de la vapeur et l’évacuation de l'eau et del’air, comme nous les avons déjà décrits en parlant duchauffage à vapeur.

Le tuyau de départ de la circulation, fig. 484, partdu haut du vase, et, après avoir parcouru tout l’étage,il revient se brancher au bas du vase.

Des poêles d’eau et des circulations indépendantessont placés dans les bureaux et dans toutes les sallesde service du bâtiment d’administration, et ils sontaussi chauffés par la vapeur développée au mêmefoyer central.

Il est donc très facile à un seul chauffeur de conduiretous ces appareils de front, et au même degré ou cha-cun à son degré, puisqu’il sc guide sur la pression dumanomètre du générateur placé auprès de lui, sous larotonde centrale, et sous l’œil même des inspecteurs,qui stationnent dans cette rotonde au point de rayon-nement de la prison,

Il est très facile aussi de les arrêter tous ou chacund’eux, de leur donner à volonté plus ou moins d’inten-sité de chauffage, par la simple manœuvre d'un robinet,de manière à supprimer complètement le chauffage danstout étage qui ne serait pas occupé.

Les tuyaux de circulation d’eau sont placés dans desgaînes en pigeonnage dans lesquelles on introduit l’airextérieur pour le chauffer et le verser dans le bas descellules, d’où il est emporté par les tuyaux de vidangedes sièges et par des gaînes de ventilation, jusqu'à unecheminée centrale, unique, de 4 mètres carrés de sec-tion, où l’appel est établi par un foyer à coke d’uneforme particulière, et qui reçoit aussi la fumée du gé-

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