CHEMIN DE FLTï.
TARIFS LEGAUX FIXES SÜH LA MAJEURE FARTIEDES CHEMINS DE FEU FRANÇAIS .
Voyageurs (par tête et par kilomètre, y compris
l'impôt du 40 e sur le prix des places) :l r « classe (voitures couvertes, garnies et tr.
fermées à glaces). 0,4100
2* classe (voitures couvertes, fermées a gla-ces, à banquettes rembourrées). 0,0825
3* classe (voitures couvertes et fermées avec
des rideaux). 0,0605
liestiuux (par tête et pur kilomètre) :
Bœufs, vaches, taureaux, chevaux, mulets, tr.
bêtes de trait. 0,40
Veaux et porcs.0,04
Moutons, brebis, agneaux, chèvres. . . . 0,02
Marchandises (par tonne et par kilomètre) :
Huîtres et poissons frais à la vitesse des tr.voyageurs. 0,50
Houille, marne, fumier, engrais et cendres. 0,10Pierres à chaux et à plâtre, moellons, meu-lières, cailloux, sable, argile, tuiles, bri-ques, ardoises, pavés et matériaux de touteespèce pour la construction et la répara-tion des routes. 0,4 4
Blés, grains, farines, sels, chaux et plâtre,minerais, coke, charbon de bois, bois àbrCilcr, pérches, chevrons, planches, ma-driers, bois de charpente, marbre en bloc,pierre de taille, bitume, fonte brute, feren barres ou eu feuilles, plomb en sau-mons...0,16
Fontes moulées, fer et plomb ouvrés, cuivreet autres métaux ouvrés ou non, vinai-gres, vins, boissons, spiritueux, huiles,cotons et autres lainages, bois de menui-serie, de teinture et autres bois exotiques,sucres, cafés, drogues, épiceries, denrées
coloniales et objets manufacturés. ... 0,18
Objets divers (par pièce et par kilomètre) :Voitures à deux ou à quatre roues, à un tr.fond et à une seule banquette dans l’in-térieur. 0,25
Voitures à quatre roues, à deux fonds et à
deux banquettes dans l’intérieur. . . . 0,3^
chemin de fer atmospiiériquk. La premièreidée d’uu chemin de for atmosphérique est due àun Anglais nommé Vallance, qui la conçut dès 1824;mais elle ne fut mise en exécution que beaucoup plustard par MM. Clegg et Samuda, qui établirent un che-min de cette espèce de 2,722 mètres de longueur, enIrlande, entre Kingstown et Dalkev. Voici en quoi con-siste ce système :
Au milieu de la voie sc trouve un tuyau en tontealésé à l’intérieur, dans lequel se meut un piston qui ledivise en deux parties ; si a l’aide d’une machine pneu-matique on fait le vide dans l’une de ces parties, le pis-ton se mouvra en vertu de la différence des pressionsexercées sur ses deux faces et pourra entraîner dans sonmouvement un poids variable, dépendant de l’étenduede sa surface et de la perfection du vide ; toute la ques-tion consiste donc à transmettre le mouvement de cepiston au convoi. La tige métallique C (6g. 514) Hxéeau premier wagon du convoi est liée à un châssis quiporte à une de ses extrémités le piston moteur, et àl’autre un contre-poids qui sert à l’équilibrer. Ce châssis•porte quatre galets, qui soulèvent dans leur marcheune soupape longitudinale qui donne passage à lalige métallique. La soupape longitudinale s'e compose•l’une bande de cuir G, renforcée en dessus et en des-
sous par deux bandesde tôle. Après le pas-sage de la tige O dansla rainure longitudi-nale, un rouleau Rplacé en arrière vientla fermer (fig. 515),et un tube N remplide charbons incandes-cents liquéfie un mé-lange de cire et de suifqui recouvre la sou-pape, et en assureainsi la fermeture par-faite.
M. llallette avaitproposé de remplacerlu soupape compliquéeque nous venons de dé-crire par deux boyauxen cuir, ou autre tissuquelconque imper-méable, remplis d’aircomprimé ; ces deuxboyaux seraient ren-fermés sur 1i plusgrande partie de leurpourtour, dans deuxpetits tubes placés surles deux rebords pa-rallèles de la rainuredu tube propulseur(6g. 546 et 517), demanière cependant àse presser par une
516. 517.
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partie de leur surface. Ces boyaux étant élastiques lais-seraient aisément passer la tige métallique communi-quant au convoi le mouvement du piston, et >e referme-raient d’eux-mêmes immédiatement après. M. llédiarda aussi inventé un mode de fermeture assez satisfai-sant, et qui consiste en deux ressorts flexibles formantdeux lèvres et serrant un cuir gras.
Nous n’insisterons pas sur les imperfections évi-dentes d’un système aujourd'hui abandonné. D’uncoté, les pertes par la soupape longitudinale (si dillicilcà conserver hermétiquement fermée sur de grandeslongueurs) sont considérables, et croissent proportion-nellement à la longueur du tube propulseur; del'autre, le frottement du piston contre les parois dutube propulseur, étant un frottement de glissement, estassez considérable par suite de l’étendue des surfacesfrottantes, le piston ayant un fort diamètre. Sous cerapport, le piston adopté au chemin de fer de Paris aSaint-Germain, et que représente la fig. 514, est trèsbien combiné. 11 se compose d’un disque d'un diamètre