CllLUKUKKS DÉCOLORANTS.
CHOC.
a évacuer les résidus de l'opération *, C, ouverture parlaquelle on charge le sel marin et le peroxyde de man-ganèse; F, tube eu S servant à introduire l’acide sulfu-rique ; 1), agitateur formé d’un axe vertical mis en mou-vement par une machine, et portant un châssis qui sertk maintenir constamment les parties solides en suspen-sfiuti; K, tube de dégagement servant à conduire lechlore dans la chambre I, divisée en quatre comparti-ments.
Le chlorure de chaux solide se transporte facilementet se conserve mieux, sans altération, que le chlorureliquide, à cause de l’excès de chaux qu'il renferme;mais cet excès mémo s’oppose à ce que l’on puisse ob-tenir aussi aisément par son moyen des liqueurs aussiconcentrées ; aussi dans les lieux de très grande consom-mation, comme à Mulhouse , par exemple, il est avan-tageux de préparer immédiatement le chlorure de chauxa l’état liquide. Voici, d’après M. Schwartz, le procédéde préparation suivi dans cette localité :
Le chlore produit dans un double rang de ballons deverre chauffés au bain de sable, est conduit de chaquecoté dans une auge en grès silicieux (de (iuebwiller),par des tubes qui traversent un couvercle en bois enduit«le mastic résineux reposant dans une rainure pratiquéesur les bords de l'auge. Un axe qui passe dans la lon-gueur de l’auge porte des palettes en hélice dont lesbords se trouvent à 5 ou Gcentim. de celle-ci; cet.axereçoit un mouvement continu au moyen d’une manivelleplacée à une de ses extrémités. Un entonnoir placé àl’extrémité opposée de l’auge, s’élevant à la hauteur ducouvercle, communique avec l’auge par un tube hori-zontal et est destiné à l’introduction du lait de chaux;enfin une ouverture placée du coté de la manivelle serta retirer le chlorure.
Lour que l’opération marche bien, il faut élever im-médiatement la température a i)U" environ et l’y main-tenir tant que le gaz se dégage ; on la porte ehsuiterapidement à l’ébullition et on la maintient à ce pointquelques instants. 11 faut avoir soin d’employer un excèsd’oxyde de manganèse, et de placer un vase entre lesballons et l’appareil absorbant ; les vases intermédiairesservent à retenir J’acide hydrochloriquc qui en se distil-lant empêcherait le liquide des appareils producteurs depasser dans Ju cuve ; ils ont l’inconvénient d’augmenterlu pression dans les appareils et pour atténuer cet effet,il faut que les tubes ne plongent que d’une faiblequantité«bous le liquide. Si cette pression devait être assez fortepour faire boursoufler, ou pourrait se servir au lieu deflacons d’une petite caisse en bois de la longueur de l’unde* côtes, dans laquelle ou mettrait une légère couched'eau où l’on ferait plonger les tubes de quelques milli-mètres seulement; une ouverture devrait y être prati-quée dans la partie la plus déclive pour retirer facile-ment le liquide de la caisse.
La dissolution de chlorure de chaux, mêlée de chauxhydratée, se-décompose à peine près de son point d’é-Imllition, taudis qu’elle se décompose avant 4o° quandelle ne contient pas de chaux. L'agitation de la liqueurmettant sans.cesse la chaux en contact avec le gaz em-pêche Téoliauffement, et par conséquent la formationdu chlorure de calcium. Aussitôt que la liqueur est sa-turée, il faut lu retirer de l’appareil parce qu’elle s’yéchauffe.
Le chlorure liquide le plus eonceutré marque 9°, tan-dis que les liqueurs les plus coucentrées obtenues avecle chlorure solide ne marquent que b".
chlorure de mAGXÉ si e. Davy recommande l’emploide ce chlorure comme plus avantageux pour le blan-chiment que celui du chlorure de chaux. Depuis, L’re,voulaitt vérifier l’exactitude de ce fait, lit préparer unegrande quantité de ce chlorure en remplaçant dans unedes chambres de saturation d’une fabrique de Glascow,laoiiaux éteinte par d? l’hydrate de magnésie. Le chlo-
rure obtenu jouissait d’un pouvoir décolorant très actif,mais le chlore y était retenu avec si peu de foreequ'il agis-sait dans tous les cas aussi rapidement que s’il eût seu-lement été dissous dans de l’eau, ce qui, contrairementàl’opiniori émise par Davy, rend tout à fait impossiblel’application de ce chlorure en grand, tant au blanchi -meut des tissus, que dans l’impression des indiennes,pour enlever par places la eouleur du fond.
Chlorure de i’OTASSE ( angl . chloride of potasli, ail.chlorkali). Le chlorure dépotasse ou eau de Javelle, trèsemployé pour le blanchiment des toiles de fil, se pré-paré en saturant de chlore une dissolution de 7 p. de car-bonate de potasse dans 100 p. d’eau; lu liqueur étanttrès étendue, il ne sc forme pas de chlorate de potasse.
chlorure de souDK (angl. chloride of soda, ail.ehlornatron). Le chlorure de soude, aussi connu sous lenom d’eau de Labarraque , et quelquefois coloré urtificiellement en rose violacé pale, se prépare soit directe-ment, en saturant de chlore une dissolution renfermantenviron 20 p. 100 de carbonate de soude cristallisé, soiten décomposant le chlorure de chaux par le carbonatede soude; à cet effet ou prend l kilogr. de chlorure dechaux au titre de 0,02, ou le délaie dans I 2 litres d’eau,on iaisse déposer, on décante, on filtre et on traite le ré-sidu par 2 litres d’eau ; on mêle les liqueurs réunies avecune dissolution tiède de 2 kil. de carbonate de soudecristallisé dans 4 litres d’eau, on filtre, et on renfermela liqueur dans des llacons bien bouchés ; on obtientainsi 20 litres.de chlorure de soude liquide.
Le chlorure de soude estemployé dans le blanchimentdu linge, ainsi que comme un moyen puissant de désin-fection des objets suspects dans les maladies conta-gieuses.
CHOC. I.or.-qu'im corps en mouvement vient à ren-contrer un corps en repos, il se passe une série dephénomènes que l’on désigne sous le nom de choc, numoins quand il s’agit de deux corps solides. Lorsque lecorps à l’état de repos est un liquide ou un gaz, lesphénomènes de pénétration ou de résistance suiventdes lois particulières que nous étudions dans des ar-ticles spéciaux, nous bornant ici a l’étude du chocentre les corps solides.
On peut partager en trois époques distinctes la du-rée entière du choc : dans la première, les corps sccompriment, se refoulent; dans la deuxième, leur dé-formation est devenue la plus grande possible, et ilsont nécessairement acquis la même vitesse au point oùs’opère la réaction réciproque ; dans la troisième, enfin,les corps reviennent vers leur position primitive ettendent de plus en plus à se séparer, en vertu do l’é-nergie plus ou moins grande de leur force de ressort.Les éléments du calcul des effets du choc sont la vi-tesse du corps en mouvement, et les masses des deuxcorps entre lesquels le choc a lieu. (On sait que lamasse est une quantité égale au poids du corps, divisépar 9‘",8I). Il est bien évident que les effets d’impul-sion sont en raison de cette quantité proportionnelleaux molécules matérielles qui constituent le corps.
Lien des exemples indiquent cette influence de lamasse des corps. C’est ainsi que les cordonniers pla-cent sur leurs genoux une forte pierre pour recevoir lescoups de marteau dont ils frappent les semclLs de sou-liers, et qu’il est possible de forger du fer sur uneforte enclume posée sur le corps d’un homme, on surle plancher flexible d’un étage supérieur, sans blessercet homme, sans endommager ce plancher. En effet, luvitesse communiquée à la pierre ou à renclumc, et parsuite au corps qui les supporte, est extrêmementfaible comparativement à celle que possède le marteau;de sorte que la flexibilité, l’élasticité naturelle de cescorps, suffit pour amortir les coups sans qu’il sur-viemve d’accidents.
Ou distingue deux cas différents des effets du choc .