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CHLORURES DECOLORANTS.

CHLORURES DÉCOLORANTS.

séos en étages contre les parois Tune chambre de 2*",50 à.T",00 de hauteur,hâtieen grès et hermétiquement fermée,dans laquelle on fait arriver du chlore préparé avec unmélange de peroxyde de manganèse, de sel marin et d’a-cide sulfurique au degré de concentration qu’il atteintdans les chaudières de plomb (voyez oiiloke). Les cor-nues qui servent à préparer le chlore sont ordinairementde forme à peu près sphérique et construites en plomb -,elles sont alors chauffées au moyen d’uu courant devapeur qui les enveloppe sur leur partie inférieure.Quelquefois la partie supérieure de la cornue est seuleen plomb, tandis que la partie inférieure est en fonte etreçoit directement l’action du feu. On débarrasse ordi-nairement le chlore qui se dégage de la petite quantitéd’acide hydrochlorique qui peut s’être formé eii memetemps, en le faisant passer au travers d’un flacon la-veur renfermant un peu d’eau qui retient l’acide ; on lefait ensuite arriver au sommet de la chambre en maçon-nerie, dans l’intérieur de laquelle il se répand unifor-mément en descendant peu à peu en vertu de sa grandedensité qui est d’environ deux fois et demie celle de l’air.La durée totale de la saturation est d’environ quatrejours. Pour rendre facile à juger la marche du l’opéra-tion, il faut établir sur deux côtés en regard des ouver-tures closes avec des vitres afin d’apercevoir la couleurde l’atmosphère. Les ouvertures qui servent à pénétrerdans la chambre sont fermées pendant l’opération pardes portes mobiles , dont les bords sont garnis de li-sières recouvertes de bandes de papier collé. Quandl’opération est terminée, on ventile la chambre, avantd’y pénétrer, en ouvrant deux ouvertures opposées, oubien en la mettant en communication avec une chemi-née où il y a du feu et permettant à l’air d’y pénétrerpar une autre ouverture.

Souvent on ouvre la chambre tous les deux jours eula chargeant par moitié à chaque fuis, ce qui rend letravail plus facile et plus régulier.

On obtient moyennement 150 kilogr. de chaux solidedu commerce, de bonne qualité, pour '100 kilogr. desel marin employé ; il est probable qu’on pourrait enobtenir jusqu’à 200 kilogr., en employant une propor-tion plus considérable d’acide sulfurique et de peroxydede manganèse.

Les fig. 520 et 527 représentent un appareil du genrede celui que nous venons de décrire. La cornue dans la-quelle on prépare le chlore est formée de deux partiesen plomb A, R; la partie inférieure À est entourée d’uneenveloppe en fonte; un courant de vapeur arrivant par

-ion, en soumettant à la distillation un mélange dedeutoBulfnte de mercure et de sel marin, ou bien de2 parties de sulfate de mercure, 2 p. de sel marin et 1 p.«le peroxyde de manganèse.

ciir.üiUJiiK de potassium. C’est un sel qui ressem-ble beaucoup pour la forme et les propriétés chimiquesau sel marin ; sa saveur est salée, mais un peu amère ;en se dissolvant dans l’eau il produit un abaissementremarquable de température qui peut aller, selonM. (îay-Lussac, jusqu’à I M/2. 11 est quelquefois em-ployé en médecine.

CIILOKUKK DE .SODIUM. (Voyez SEL).

UILOll.UKES DECOLORANTS. Ces composés, quiont les propriétés des dissolutions de chlore, étaientautrefois regardés comme des chlorures d'oxydes ; plustard Berzelius les considéra comme des vhlorites; ac-tuellement l’opinion la plus généralement admise con-siste à les regarder comme des hypo-dilorites. Enfin, der-nièrement, M. Millon n conclu de ses recherches que cescomposés correspondaient à un degré supérieur d’oxy-dation, dans lequel l’excès d’oxygène qui constitue leperoxyde serait remplacé par une quantité équivalente«le chlore, ce qui reviendrait à très peu près à l’anciennehypothèse des chlorures d’oxydes. Quoi qu'il en soit, cescomposés sont tous solubles et très peu stables; ils sontdécomposés par tous les acides minéraux et même parl’acide carbonique qui donne lieu à un dégagement dechlore; c’est même à cette influence que l’on attribueles phénomènes du blanchiment en grand par le chlo-rure de chaux. On sait en effet que la dissolution dechlorure de chaux n’est pas capable d’altérer les cou-leurs végétales les plus fugaces, à l’abri du contact del’air; avec ce contact, ou plutôt à la faveur de l’acidecarbonique contenu dans l’air, elle détruit, au contraire,les couleurs les plus stables avec une grande rapidité.S’il y a en présence une matière organique, le chloreau lieu de se dégager réagit sur cette matière en for-mant de l’acide hydrochlorique qui réagit sur le chlo-rure restant et donne lieu à un nouveau dégagement dechlore, de sorte que l’action de la dissolution en devientbeaucoup plus rapide. Souvent, ainsi que nous l’avonsmi a l’article blanchiment, on rend cette action plusprompte et plus régulière en trempant d’abord l’étoffe àblanchir dans une dissolution de chlorure de chaux, laretirant, l’égouttant légèrement et l’immergeant ensuitedans de l’eau acidulée avec de l'acide sulfurique quidégage seulement une quantité de chlore proportion-nelle a la quantité de chlorure dont le tissu est restéimprégné. Il résulte decequi précède que pourconserveries chloruresdécolorants il est né-cessaire de les conser-ver dans des vases bienbouchés, à l’abri ducontact de l’air.

Nous allons succes-sivement décrire lesprincipaux de ces com-posés.

CHLOItUIiE DECHAUX (tingl. chloridcofliîne, ail. ehlorkalk).

Le chlorure de chauxse prépare en saturantde chlore soit de l’hv-drate de chaux en pou-dre, soit un lait dechaux.

On place ordinaire-ment la chaux éteinteeu poudre par couches de 5 à 4 centim. d’épaisseur sur desplanches de O"',00 de largeur, munies de rebords et dispo-

le tuyau II, dans l’espaee compris entre les deux fonds,sert à chauffer la cornue ; un tnvau de vidange <ï sert

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