CHOC.
CHOCOLAT.
pilotis sont fort simples. La sonnette à tiraude se com-pose simplement d’un mouton suspendu sur une pouliepar un cordage. L’extrémité de ce cordage est attachéea un faisceau de cordes, sur chacune desquelles des hom-mes tirent ensemble et lèvent le mouton, qu’ils laissentretomber en lâchant tous en meme temps. Cette son-nette est très simple, ce qui fait qu’elle est souvent em-ployée, mais elle fatigue beaucoup les ouvriers. Desexpériences comparatives faites entre cet outil et celuidont nous allons parler, prouvent que le travail néces-saire pour enfoncer un pieu avec ces deux outils variedans le rapport de 153 à 34.
La sonnette, à Déclic (fig. 528 et 529) se compose d’un
529. 528.
treuil et d’une poulie, autour de laquelle passe le cor-dage qui soutient le mouton. Celui-ci peut être élevébeaucoup plus haut que dans la sonnette à tiraude, etpar suite agir bien plus puissamment. Le mouton estsaisi par une pince (fig. 530), dont les branches croiséestendent à se rapprocher par le bas par l’effet de leurpoids et d’un double ressort convenablement disposé. Lemouton étant saisi par la pince, on le fait monter aumoyen d’un treuil ; quand il arrive au haut de la son-nette, les bords supérieurs de la pince rencontrent desobstacles qui les forcent à se rapprocher, et par suitecelle-ci s’ouvre et laisse tomber le mouton. On redes-cend la pince et la manoeuvra rcenjntnortop. Afin d’a-
bréger le travail, on fixe le tambour du treuil surson axe au moyen d’une cheville; en enlevant cettecheville, le treuil se déroule et la pince tombant sur lemouton avec une certaine vitesse, ses deux mâchoiress’ouvrent et saisissent l’anneau placé à la tête du mou-ton. On remet la cheville ci-dessus, et l’appareil est denouveau prêt à fonctionner.
CHOCOLAT (angl. et ail. chocolaté). Le chocolat,employé depuis un temps très reculé an Mexique , futimporté en Europe pour la première fois, en I 520, parles Espagnols , qui tinrent longtemps sa fabrication se-crète.
La matière première du chocolat est la fève de cacao ,semence du cacaotier (lheobroma cacao. — Lin-née), qui croît sous les tropiques, en Amérique et dans les Indes occidentales ; cct arbre, de lagrosseur d’un oranger, porte des fruits rouge-jaunâtres, de la forme d’un concombre, et ayant0"yl5 de long sur 0"',07 à 0‘",15 de diamè-tre. Ces fruits présentent dix côtes et sont rem-plis, à l’intérieur, d’une substance rougeâtrespongieuse, analogue à la chair des .melonsd’eau, qui englobe de 25 à 40 fèves de cacaodisposées sur cinq rangs; ces fèves se compo-sent d’une substance noir-rougeâtre d’un goûtaromatique et agréable, quelque peu amer, renfermée dans une pellicule ou cosse rouge-noi-râtre. Le fruit des cacaotiers des Indes occi-dentales (Berbice et Dcmerara) est beaucoupplus petit, et ne contient guère que de 40 à 45lèves.
Le meilleur cacao est le caraque , qui nousarrive du Caraccas renfermé dans dus sacs docuir. Les fèves doivent être très grosses et trèsépaisses, grasses au toucher, d’uu goût agréa-ble, et recouvertes d’une poussière d’un blancargentin, sans aucune moisissure. Les cacaosdes Indes occidentales et des Antilles sont plusclairs,moins gros, et ont une saveur plus amèreque le caraque.
Le cacaotier donne deux récoltes de cacaopar an, chacune de 4 à 4 kil. Aussitôt que lesfruits sont mûrs, ce qu’on reconnaît à leur cou-leur jaune-rougeâtre, on les cueille et on ensépare les fèves que l’on met dans des caves eudes fosses, où on les laisse pendant quelquesjours après les avoir recouvertes de plancheschargées de pierres, en ayant soin de les remuerchaque matin ; on détermine ainsi une sorte defermentation, par suite de laquelle le cacaoaugmente de volume et se fonce en couleur, enperdant une partie de son amertume.; on achèveensuite de le sécher au soleil avant de le livrerau commerce.
D’après Lampadius, le cacao des Indes occi-dentales renferme, non compris la cosse, quiforme environ 45 p. lüü du poids des fèves :
Beurre de cacao.53,10
Matière brune albumineuse qui ren-ferme le principe aromatique du
cacao.4 6,70
Amidon..40,91
Matière gommeuse.7,75
Fibres végétales.0,90
Matière colorante ronge.2,04
Eau.8,63
4 00,00
Les cosses ne renferment aucune matière grasse, maiselles dorment par une ébullition prolongée avec de l’eauun extrait coloré en brun d’un goût assez agréable, etqui, à cause de son bas prix, est assez employé dansla classe pauvre au lieu et place du chocolat. Ainsi on