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A-F.
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CINABRE.

CIRE

dans 400 p. d'ean, et on continue- la trituration encorependant quelque temps ; on porte ensuite le tout dansle travail en petit dans une capsule en porcelaine, dansle travail en grand dans une chaudière en fer poli; onchauffe à 45'* C. au bain-marie, et on cherche autantque possible a maintenir cette température constante.On doit remplacer de temps en temps l'eau qui se va-porise. Après une couple d’heures, on remarque que lamasse d’abord noire devient d’un rouge-brun ; il fautalors prendre bien soin que lu température ne dépassepas le degré indiqué ci-dessus. Un défaut do chaleurn’a d’autre inconvénient que de prolonger la durée del’opération, l’eu à peu la couleur brune passe à un rougedont la vivacité croit très rapidement. On retire alorsle feu de dessous la chaudière, pour ralentir la marchedo l’opération, et pouvoir reconnaître exactement lemoment où la teinte a acquis le plus haut degré debeauté et de vivacité.; aussitôt que ce point est atteint,ce qui se rcconuait aisément lorsqu'on a acquis quelquehabitude de cette manipulation, on refroidit la masse eny versant de l’eau froide, on la jette sur un filtre, onla lave avec soin et on la fait sécher.

Le cinabre ainsi obtenu se distingue par une couleurd’un rouge très vif, très analogue à celui du carmin, etqui ne ie cède en rien pour l’éclat au cinabre qui nousvient de Chine , où il est préparé par des procédés dontle détail nous est inconnu.

On falsifie le cinabre avec du minium, du colcotharet de la brique pilée; en chauffant dans un tube enverre, le cinabre seul se volatise eu laissant les sub-stances mélangées en résidu ; en chauffant ensuite cerésidu avec de l’acide hydroelilorique, on reconnaîtque c’est du minium, s’il se dégage du chlore et s’il setransforme en une poudre blanche cristalline ; c’est ducolcothar s’il se dissout complètement en donnant unedissolution d’un jaune foncé; enfin c’est de la briquepilée s’il ne se dissout pas. Quelquefois aussi on le fal-sifie avec du sang-dragon, qui se reconnaît en traitantpar l’alcool qui le dissout et se colore en rouge, et avec«lu réalgar (arsenic sulfuré rouge), qui se découvre parl’odeur alliacée qu’il répand lorsqu’on le chauffe avecun corps réducteur, tel que du charbon.

Le cinabre est employé dans les arts, dans la pein-ture et la fabrication des cires à cacheter.

CIRAGE. Le cirage que l’on emploie le plus ordinai-rement est celui qui se sèche et se polit avec unebrosse, et qui porte le nom de cirage anglais . Il existeune foule de recettes pour préparer ce produit dans le-quel il entre toujours du noir d’ivoire ou charbon d’os,de l’acide sulfurique et une matière gommeuse ou su-crée. La recette qui donne un bon cirage, au plus basprix possible, est celle que l’on doit préférer. En voiciune qui réussit bien :

Noir d’ivoire.

Mélasse.

Acide sulfurique à 66".

Noix de Galle concassée.

Sulfate de 1er.

Eau.

La mélasse étant versée dans nue terrine d’une ca-pacité de 10 litres au moins, on y délaie peu à peu lenoir d’ivoire; d’autre part on fait infuser pendant uneheure la noix de Galle dans 'I lit. d’eau bouillante, puison passe à travers un linge ; on dissout le sulfate de ferdans le deuxième litre d'eau, on mêle la moitié de ladissolution avec la mélasse et ie noir d’ivoire; ou ajouteau reste l’acide sulfurique, et on le verse ensuite peu apeu dans la terrine, en agitant continuellement. Il y aune vive effervescence, le volume de la masse augmentebeaucoup, elle s’épaissit en même temps. On y ajouteenfin l’infusion de noix de Galle.

On obtient ainsi une pâte molle. S» on avait ajouté

de la gomme au cirage, il aurait lini par se solidifier,parce qu’elle se combine avec l’oxyde «le fer pour de-venir presque insoluble. Si l’on veut avoir du cirageliquide, il faut délayer la masse obtenue dans 5 litresd’eau, bien l’agiter et la mettre rapidement en bouteille,en l’agitant toujours, afin d’éviter le dépôt qui se for-merait sans cette précaution.

CIRE (angl. wax, ail. waehs). La cire pure estblanche, solide à la température ordinaire ; sa densitéest de 0,96. Elle fond vers 65", et elle brûle avec uneflamme blanche qui répand une vive lumière. Elle estinsoluble dans l’eau, très peu soluble dans l’alcoolfroid, un peu plus dans l’éther; l’essence de térében-thine et les huiles grasses la dissolvent facilement àchaud. L’alcool bouillant la dissout en partie et la sé-pare en deux produits différents, une mf.ticreinsoluble,la myricine, et une matière soluble, la cérine.

Nous avons déjà parlé de la production de la cireau mot ABioiLLM ; il nous reste à décrire la purificationet le. blanchiment qu’on lui fait subir avant de la livrerau commerce.

Après que l’on a retiré les gâteaux des ruches, onles coupe par tranches horizontales que l’on place surdes claies d’osier pour laisser écouler le miel que les al-véoles renferment ; ie miel que l’on obtient ainsi portele nom de miel vierge. On met ensuite les fragments degâteau égouttés dans des sacs en toile et on les soumetà l’action de la presse ; on obtient encore ainsi du mielde seconde qualité. On fond ensuite les résidus restésdans les sacs dans des chaudières avec de l’eau, pouréviter de les brûler, puis on laisse refroidir lentementafin de permettre à l’eau et aux impuretés de se sépa-rer. Quand la cire est solidifiée, on la retire, des vases,et l’on enlève avec un couteau la partie inférieure dupain de cire, qui est fort impure et porte le nom depied de cire. La cire brute ainsi obtenue est jaune, etpossède une odeur de miel variable suivant la naturedes plantes qui ont servi à l’alimentation des abeilles.

Avant de procéder au blanchiment de la cire, on lapurifie en la fondant dans des chaudières en cuivre àdouble fond, chauffées au bain-marie; on la laisse re-poser quelque temps pour faciliter le dépôt des impure-tés, et on la fait écouler par une ouverture latérale si-tuée un peu au-dessus du fond de la chaudière. De làelle se rend dans un deuxième réservoir, où ou la laissedéposer de nouveau, puis on la décante une secondefois et on la reçoit dans un vase prismatique, percé à lapartie inférieure d’une ou plusieurs ouvertures, par les-quelles la cire s'échappe et vient tomber sur un fortcylindre en bois, dont l’axe est parallèle à celui du vaseet qui est en partie plongé dans l’eau ; quand la cire estparvenue à sa surface, on le tourne lentement. Pur cemoyen, la cire s'étale en rubans, se solidifie par l’a-baissement de température causé par l’eau qui , enla mouillant, empêche les nouvelles couches de cired’Kdhérer avec les premières, et l’on obtient ainsi desrubans très minces. On renouvelle constamment l’eaudelà bâche où plonge le cylindre, en y faisant arriverau fond de l’eau froide par un tube plongeur, et en lais-sant écouler l’eau chaude par un déversoir placé à lapartie supérieure.

La cire ainsi rubantiée est placée sur des châssis entoile, puis exposée à l’action alternative de la rosée etdes rayons solaires; La matière colorante se détruit peuà peu, mais il est presque impossible d’opérer le blan-chiment en une seule fois, à cause de l’épaisseur desrubans de cire ; on refond alors celle-ci pour la rubanner de nouveau et la soumettre à un second blanchi-ment.

11 faut avoir soin do ne retirer la cire de dessus leschâssis que lorsque le temps est très sec, parce que parun temps humide elle conserve une teinte grisâtre etéprouve un déchet considérable.

d k

ï

0,400,120,122 lit.