CIN’AKRK.
CINABRE.
Du plâtre cuit broyé avec de l'empois d'amidon.
6" En triturant ensemble de la farine de graines delin de l’argile et du caoutchouc visqueux ainsi obtenupar la .fusion, on obtient un lut qui résiste très bien àl'action des vapeurs acides.
7" Le caoutchouc fondu seul est un lut excellentpour graisser les robinets, les bouchons à l'émeri, etc.,et pour prévenir toute perte ; il résiste très bien aux va-peurs acides, n’est pas attaqué par le chlore, et ne s'al-tère pas même à la température de l'ébullition de l’acidesulfurique.
CIMENT ROMAIN. Y. mortiers hydrauliques.
CINABRE, vermillon (angl. cinnabar , vcnnillion,ail. zinnober). Ce corps est un sulfure de mercurecomposé de :
80.3 (\ 3,7 i
Il A S.
100,0
On le trouve dans la nature et c'est même le mineraide mercure le plus abondant; les échantillons massifstrès purs sont seuls employés dans la peinture ; mais laplus grande partie du cinabre versé dans le commerceest un produit artificiel qui a la même composition etles memes caractères que le cinabre naturel. En massele cinabre présente une couleur d’un violet foncé quidevient d’un rouge très vif par la porphyrisation ; encet état de ténuité il porte le nom de vermillon.
Le cinabre est insoluble dans l’eau, iufusible et vola-til sans décomposition à une température voisine durouge, pourvu toutefois qu’on le distille à l'abri du con-tact de l'air; car, dans ce cas, il se décomposerait enacide sulfureux et en mercure. Les vapeurs de cinabreforment en se condensant une masse cristalline danslaquelle on distingue de belles aiguilles hexaèdres.
La plus grande partie du cinabre que l'on trouve dansle commerce se prépare par voie sèche; depuis quel-ques années on est parvenu à préparer par voie humidedu cinabre qui possède un éclat beaucoup plus vif que leprécédent, mais qui revient ordinairement à uu prixplus élevé et dont la préparation est très délicate.
M. Tuckert a publié ( Annales de chimie , IV) un trèsnon mémoire sur la fabrication du cinabre hollandais,le plus beau de ceux obtenus par voie sèche, dont nousextrayons ce qui suit :
La fabrique, dit-il, dans laquelle j’ai assisté plu-sieurs fois à la fabrication du sulfure de merourc su-blimé, est celle de M. Brand, hors de la ported’Utrecht à Amsterdam , et Tune des plus considérables de la Hol-lande ; on y fabrique annuellement dans trois fourneauxet par le moyen de quatre ouvriers, 2A,000 k de cinabre,sans compter les autros préparations mercurielles. Ony suit le procédé que je vais décrire.
On prépare d'abord Yèthiops ou sulfure noir, en mê-lant ensemble 7o k de soufre et 5iO k do mercure pur;puis exposant ce mélange à un feu modéré dans unechaudière de fer plate et polie de U"',32 de profondeursur 0"'.80 de diamètre. Jamais ce mélange lie s'en-flamme à moins que l’ouvrier n’ait point encore acquisl'habitude nécessaire.
On broie ce sulfure noir, ainsi préparé, afin d’enremplir facilement de petits flacons de terre, de la con-tenance de 3/4 de litre ou environ, et l’on remplit d’a-vance 30 ou 40 de ocs flacons, pour s’en servir au be-soin.
Après cette préparation, on a trois grands pots ouvases sublimatoires faits d’argile et de sable très pur;ees vases sont enduits d'avance d’une couche de lut,afin qu’elle ait eu le temps de sécher lorsqu’on veut lesemployer. On pose ces pots sur autant de fourneaux cer-clés en fer et adossés contre une voûte élevée et capablede résister au feu. Les fourneaux sont construits de ma-nière à ce que la flamme circule librement autour des
pots, qui peuvent être de diverses grandeurs, et qu’elleenvironne jusqu'aux 2/3 de leur hauteur.
Lorsque les pots sont posés sur leurs fourneaux, onallume le soir dans ceux-ci un feu modéré que l'on aug-mente graduellement jusqu'à Caire rougir les pots. Onse sert, à Amsterdam , de tourbe pour ce travail. Lors-que les pots sont rouges, ou verse dans le premier unflacon de sulfure noir de mercure, ensuite on eu fait au-tant dans le second, puis dans le troisième. On peutdans la suite en verser deux, trois, et meme davantageà la fois; cela dépend de la plus ou moins forte inflam-mation du sulfure de mercure. Après son introductiordans les pots, la flamme s’eu élève quelquefois à I clmême 2 mètres de hauteur; lorsqu’elle est un peu dimi-nuée, on recouvre les pots avec une plaque en fonte de0"’,4U Je diamètre et de 0"’,04 d'épaisseur, qui s’v ap-plique parfaitement. On introduit ainsi, en 34 h.tires,dans les trois pots, toute la matière préparée, ce qui faitpour chaque pot IS0 k de mercure et 25 k de soufre, entout. 2l)5 k . Toute la matière une fois introduite, ou con-tinue le feu dans un juste degré, et on le laisse éteindrelorsque le tout est sublimé, co qui exige 36 heures detravail. On reconnaît que le feu est trop fort ou trop faible,par la flamme qui s’élève lorsqu'on ôte le couvercle defonte ; dans le premier cas elle s’élève à une grandehauteur au-dessus du pot, dans l’autre elle ne paraîtpas ou ne fait que toucher faiblement l’ouverture despots. Le. degré de feu est convenable lorsque, en enle-vant le couvercle, on voit paraître vivement la flammesans qu’elle s'élève à plus de 0 m , IU au-dessus de l’ou-verture.
Dans les dernières 36 heures, on remue tous lesquarts-d’heure ou demi-heures la masse avec une trin-gle eu fer, pour en accélérer la sublimation. Les ou-vriers s’y prennent avec tant de hardiesse que j'enfus étonné, et que je craignais chaque fois qu'ils n’en-iônçassent 1 s pots.
Après que le tout est refroidi, on retire les pots avecles cercles en 1er qui empêchent qu’ils ne crèvent, eton les casse. Ou trouve constamment d.ms chaque pot200 kil. de cinabre sublimé; ce qui fait seulement2 -1/2 p. -100 de perte sur la quantité totale de soufreet de mercure employés.
Le cinabre sublimé en masse est ensuite broyé al’eau, soumis à la lévigation et séché; il est d’autantplus beau qu’il est réduit en parties plus ténues.
Le cinabre préparé par voie sèche est loin d'avoir lefeu et l’éclat du cinabre de Chine aussi bien que docelui préparé par voie humide ; d’après Web vie, on peutobtenir un cinabre sublimé d’une beauté presque égaleà celui de Chine , en y ajoutant avant la sublimation•1 p. 100 de sulfure d’antimoine, puis en faisant digérerle cinabre pulvérisé d’abord avec une dissolution dosulfure de potassium, puis avec de l’aoido hydrochlovi-que étendu.
La préparation du cinabre par voie humide, due àKîrcholf , a été perfectionnée depuis au point de donnerun produit dont la beauté ne le cède en rien à celle droinabre de Chine .
Voici, d’après Brimner , quel est le meilleur modod’opérer : on triture ensemble 300 p. de mercure et I 14 p.de soufre, pendant plusieurs heures, jusqu’à ce que letout se soit réduit en une poudre noire dans laquelle onn’aperçoive plus aucun globule de mercure. Cette opé-ration s’accélère notablement lorsqu’on ajoute au mé-lange une petite quantité d’une dissolution de potassedu commerce, On peut s’épargner le travail de la tritr. •ration en introduisant le mercure et la fleur de soufredans de fortes bouteilles que l’on bouche bien, et quol’on attache solidement sur un châssis auquel on im-prime un mouvement de va-et-vient au moyen d’unmoteur quelconque. On ajoute à la poudre noire ainsiobtenue une dissolution de 73 p. do potasse à la chaux
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