CISELE ni.
ACIDE CITKIQUE.
preneur, il fera venir le mouleur ou le sculpteur; sic’est le mouleur qui doit travailler, il composera, d’a-près le dessin, ses parties en cire rouge, il fera des cou-pés, et pourra encore diviser son travail entre des hom-mes habitués à faire, les uns de la ligure, les autresl’ornement, les autres l'architecture. Le mouleur pro-duira un candélabre en cire semblable au dessin ; avecla cire, on obtiendra un creux et avec ce creux un mo-dèle en plâtre. Si l’on appelle de suite le sculpteur, etc'est maintenant la marche la plus généralement suivie,il exécutera immédiatement son modèle en plâtre dur.C’est peut-être cet artiste inconnu, et qui habite quel-quefois un grenier, qui est le père du chef-d’œuvre quiva éclore ; c’est sur son travail que s’établit la propriétéde l’entrepreneur. Le candélabre sort de ses mains enune infinité de pièces séparées, qui pourront toutes seréunir pour former un ensemble gracieux. Ici c’est unbras, la une guirlande, ici une tête penchée, etc., etc.C’est dans cet état que cette pièce complexe est remiseau fondeur; et une série d’opérations très délicates, trèsminutieuses, commence : il faut trouver les pièces dedépouille , garnir les noirs (c’est-à-dire les creux pluslarges au fond qu’à l’extérieur), mettre en sîlble, etc., etc.Lorsque les pièces sont coulées et réparées, elles sont as-semblées par le monteur, alors commence l’ouvrage duciseleur, qui consiste à raviver les angles à sabler où àfouiller les fonds ; il a pour guide le plâtre sculpté qui aservi à fondre. Le ciseleur travaille les pièces séparé-ment; lorsque cette facilité ne peut avoir lieu, il travaillesur l’ensemble; il pose ses pièces à l’aide d’un cimentcomposé de résine, de cire et de brique broyée, et réduiteen poudre fine, sur un appareil nommé boulet , qui luidonne la facilité d’incliner son ouvrage de tous les cô-tés, et c’est à l’aide de petits fermoirs en acier nommésnselets, de petits ciseaux, de rifioirs, de mattoirs et au-tres instruments sur lesquels il frappe avec le marteau,qu’il répare les fautes du fondeur. Elus le fondeur estadroit, moins il reste à faire au ciseleur; mais qu’on necroie pas qu’il pourrait se faire qu’on trouvât un fon-deur tellement adroit qu’il fut possible de se passer du jciseleur. Si ce cas se rencontrait, il y aurait encore pro-fit, dans la majeure partie des cas, à employer le ciseau ;car alors les dépenses qui seraient occasionnées par lespréparations pour parvenir à ce degré de perfection cou-vriraient et au-delà les frais de la ciselure. 11 vaut bienmieux avoir une fonte, bon couru a f, à prix modéré, qu’onfait ensuite retoucher et fouiller au ciselet, et puis la do-rure ou le vernis prennent mieux sur l'ouvrage ciselé.Assez souvent c’est sur le premier cuivre qu’on surmoulcles objets destinés à la vente; quand on doit peu mouleron se contente du plâtre. Comme ou le voit, un grandnombre de mains différentes concourent à l’établisse-ment d’un modèle : dessinateurs, modeleurs, sculpteurs,fondeurs, répareurs, monteur, tourneur, ciseleur, do-icur-vernisseur. Legrand art du ciseleur c’est de con-naître les premiers talents parmi tous ces artistes et deles employer. Dans cette partie, comme dans bien d’au-tres, la réputation dépend de circonstances indépen-dantes de l'art ; les mêmes ouvriers travaillent pour tousles établissements de la capitale ; on fait mieux ou moinsbien, selon le prix. Voilà pourquoi on ne citera jamais«le grands noms parmi les ciseleurs, comme parmi lespeintres et les sculpteurs.
On nomme aussi ciseleurs des artistes qui travaillentsur le cuivre creux et qui lui donnent toutes les formesen relief en le repoussant par derrière avec des but-toirs, desmattoirs, des repoussoirs, et autres petits outilssur lesquels ils frappent avec le marteau en appuyantl’ouvrage sur des tas, des enclumes, des bigornes,et autres supports différemment contournés. Dansle cours de cette opération délicate, on fait recuire lecuivre toutes les fois que cela est nécessaire. Ce travailest analogue à celui des orfèvres. Il y avait en ce genre
des bustes à l’exposition des produits de l’industriede 1834, présentés par un chaudronnier, passé maîtreen son art ; mais ces travaux, ainsi que ceux qui s'ob-tienuent maintenant par l’estampe, et par les procédésnouvellement introduits d’Angleterre, s’éloignent toutà fait de l’art du ciseleur proprement dit, et ne doiventpoint trouver place dans cet article, encore bien que lemot ciseleur y ait été attaché faute d'une autre expres-sion plus convenable.
acide CITRIQUE (angl. cïtrie acid, ail. citronensaure). Pour préparer l'acide citrique, on exprime lejus de citron et on le laisse fermenter; les matières quirendaient la liqueur visqueuse se séparent et viennentformer h la surface des pellicules vertes que l’on enlève;on sature ensuite la liqueur claire avec de la chauxéteinte en poudre, il se précipite du citrate de chauxinsoluble que l’on recueille sur un filtre et que l’on laveavec de l’eau ; on décompose à chaud ce citrate par unléger excès d’acide sulfurique étendu de six fois sonpoids d’eau, à raison de 19 p. d’acide sulfurique à 66°pour 20 p. de chaux employée pour la saturation del’acide citrique. Au bout de 6 à 12 heures au plus toutle citrate est décomposé, on décante pour séparer lesulfate de chaux que l’on jette ensuite sur un filtre entoile oit on le lave avec un peu d’eau. On évapore laliqueur claire à feu nu, dans des chaudières en plomb,jusqu’à ce qu’elle ait atteint une densité de 1,13, on latransvase dans une autre chaudière, chauffée au bain-marie ou à la vapeur, oii l’on continue l’évaporationjusqu’à ce qu’elle prenne un aspect sirupeux et qu’ellevienne à se recouvrir d’une légère pellicule; on doitaussitôt taire évacuer la vapeur ou l’eau du bain-marie,et décanter la liqueur dans un cvistallisoir. Les cristauxd’acide citrique ainsi obtenus ne sont pas assez purs ; ilfaut les redissoudre dans une petite quantité d’eau,laisser déposer, décanter, évaporer de nouveau et fairecristalliser.
L’acide citrique est très soluble dans l’eau surtoutà chaud : 100 p, d’eau bouillante en dissolvent 133 p.;j sa composition est représentée parla formule C 12 H 10O 11 -J- 3H 2 O, et les sels qu’il donne sont des sels triba-siqnes, exemple : le citrate de chaux, G 12 H 10 O 11 +3CaO.
On a essayé, mais sans succès, dans les pays à ci-trons, tels que la Sicile , de fabriquer en grand du ci-trate de chaux pour alimenter les besoins du commerce;cela tient à ce que l’on n’a pas pu dessécher convenublemcnt ce citrate de manière à ce qu’il put se conserversans altération pendant le temps du transport.
L’acide citrique sert à former de la limonade artificielle en le dissolvant dans de l’eau, puis y ajoutant dusucre et une très petite quantité d’huile essentielle decitron, mais son principal emploi est dans la teinture,où il sert à fixer le rose de carthame.
L’acide citrique est quelquefois fraudé avec, de l’acidetnrtrique; pour reconnaître cette falsification, on ledissout dans une faible quantité d’eau et on ajoute quel-ques gouttes d’une dissolution de potasse qui donnelieu à un précipité de crème de tartre (bi-tartre de po-tasse).
CIVETTE (angl. civet, ail. zibeth). Substance dontl’odeur se rapproche du musc et qui est contenue dansun sac placé entre les jambes de derrière de deux petitsquadrupèdes, le viverra-civetta et le viverra-zibetha, dontl’un est originaire de l’Afrique et l’autre de l’Asie ; onles élève avec soin surtout en Abyssinie. Cette matièresort en partie du sac où elle est sécrétée, par les mou-vements mêmes de l’animal, surtout quand on l'irrite,et est alors recueillie avec soin par les nègres. On l’em-ploie dans la parfumerie.
CLEF (mécanique) (angl. key, ail. sehliissel). Ce mots’applique, dans les arts, à une infinité d’objets diffé-rents, et souvent absolument dissemblables entre eux.