CÏ.EK.
il s'applique il beaucoup d’organes mécaniques nou-\eaux qui, n’ayant pas encore de nom, reyoiveut celuide clefs : ce qui est une nouvelle preuve de la sécheresse,«le la pauvreté de notre langage technique. Nous nesuivrons donc pas ce mot dans tous ses emplois, dontie3 principaux sont ; clef» Cet instrument en fer que nousconnaissons tous, et qui sert à faire mouvoir les pênesd’une serrure, que nous aurons l’occasion d’examinerau mot serrure ou serrurier , et qui embrasse une tellevariété de sujets, qu’à lui seul il nécessiterait un travailtrès long et très intéressant; puis viendront les clefs depoutre et autres,connues dans la charpenterie; les clefsîle voûte qui terminent les voussures; les clefs tics instru-ments de musique, etc., etc. La plupart de ces accep-tions de ce mot unique clef» seront successivement pas-sées en revue dans le cours de cet ouvrage, lorsquel’ordre alphabétique amènera les mots qui concernentles diverses parties de l’industrie ou de la science où lemot clefest représentatif d’objets se rattachant à ces par-ties : pour cet instant, nous ne nous occuperons (pie del’emploi de ce mot dans la mécanique, et notre tachesera longue et diflicilc; car ici, encore, le mot clef s’ap-plique à une multitude d’objets de formes n’offraut au-cuue analogie entre elles, et destinées à l’obtentiond’effet s n’ayant aucun rapport entre eux.
La première clef que la mécanique nous offre est uninstrument qui agit en effet par un mouvement gira-toire, comme le font les clefs qui ouvrent et ferment lesserrures, et qui à l’extérieur affecte à peu près lamême forme , moins le panneton , et sert à fairevirer uuc tige carrée ou triangulaire. Telles sont lesclefs de montre, de pendule, de certaines cannelles, etautres qui servent à faire tourner sur leur axe des ar-bres, ou des noix, supportant soit des roues à rochcts,soit des cylindres, soit tous autres agents mécaniques.Ces clefs se divisent eu deux classes, forées ou non fo-rées. Les forées sont ou carrées ou triangulaires, ouméplates, ou rondes avec une échancrure recevant unotoquiau posé sur l’arbre. Les non lorées sont carrées,triangulaires ou méplates, on les introduit dans destrous de forme appropriée pratiqués sur le bout des ar-bres. Le levier qui sert à faire tourner ces clefs est unanneau, si elles sont de petite dimension, si elles sontfortes et (pic l’emploi des deux mains soit nécessairepour les faire mouvoir, le levier est une barre en tra-vers, en T; nous n’avons rien de particulier à mention-ner ici sur toutes ees clefs , leur description sc trouvedans tous les ouvrages de technologie.
Viennent ensuite d’autres instruments qui portentégalement ce nom de clef, et qui servent à serrer et àdesserrer les écrous, et même les vis lorsqu’elles sonttrop grosses pour être mues par les tournevis ordinai-res; nous devons entrer à cet égard dans quelques ex-plications, parce que quelques formes nouvelles et avan-tageuses no sont pas encore généralement répanduesdans les ateliers. Les fig. 532 à 547 donneront une idéede la majeure partie de ces clefs qui reçoivent diversnoms selon leur destination. La fig.- 532 sc nomme clefà carrés ; c’est tout simplement une plaque d’acier,caVrée. terminée par une soie a, arrondie et rendue pres-que pointue, afin que l’extrémité de cette soie puisseêtre employée à faire tourner les vis à têtes rondes, per-cées transversalement d’un ou «le «leux trous, commeon le fait maintenant pour les vis de lit. Lu partie apla-tie b, qui doit toujours conserver une certaine épaisseur,est percée de plusieurs trous carrés de grandeurs diver-ses , afin d’étendre la portée de la clef; c’est dans cestrous que l’on introduit la tête carrée des vis, eu choi-sissant le trou dans lequel cette tête carrée entre à pres-sion la plus exacte possible.; dans ce cas, c’est la soie uqui sert «ie levier pour faire tourner la \is. Cette clefest connue «le tout le monde, il est inutile do nous«tendre-davantage sur ce qui la concerne. A la trempe
on doit la faire revenir bleue, et même si l’acier est vif,bleu-clair : cette dernière observation est applicable àtoutes les clefs qui doivent jouir d’une certaine élasti-cité, et que la lime doit pouvoir entamer, lorsque l’ajus-tement aux tètes des vis l’exige.
La fig. 533 représente une autre clef à carrés destinéeau même usage; mais pour de plus fortes vis, elle sertaussi à faire tourner les écrous des essieux des voitures.Comme clic est d’ordînaire de forte dimension on lafait tout simplement en fer. On lui fait un double coudeen a et en b, afin que les carrés puissent être introduitsdans l’intérieur des frottes, ou boîtes, qui garnissent lapartie antérieure des moyeux et dans lesquelles l’écrouest noyé. Ces clefs peuvent être forgées droites, mais lacourbure en S est souvent utile, dans les cas où despièces avoisinantes s’opposeraient à ce que la clef fit untour entier. On fait cette clef double, en pratiquant àchaque bout un carré d’une grandeur différente, etmême quelquefois, lorsque .la clef n’est pas destinée auxvoitures, on ajoute une vis «le pression c sur l’une desfaces du grand ou du petit carré afin de pouvoir serrerdes vis dont la tête serait méplate, ou dont le carré se-rait trop petit et tournerait dans le carré de lu clef.
La fig. 534 est la clef pour les vis à tête plate, ou risà main : elle doit être faite en acier, ot en S ; une desfentes des extrémités doit être plus ouverte que l’autrepar les «lisons que nous avons données plus liant enparlant de la différence de grandeur des carrés «le lapremière clef.
La lig. 535-530 est la grosse clef à goujons, toute en1er. a est le levier, b la tige qu’on fait longue suivant lebesoin, lorsque l’écrou à atteindre se trouve situé au fondd’un creux quelconque, d’un puisard par exemple, c, c,sont les goujons correspondant aux deux trous de l’écrourond d. On fait souvent des écrous ronds, encore bienqu’ils ne soient pas destinés à entrer dans une encas-trure, afin qu’il ne soit pas possible de les tourner au-trement qu’avec la clef à ce destinée. L’entrc-dmix dosgoujons doit être arrondi en gouge afin que la vis, sielle dépasse l’écrou, ne soit pas rencontrée par la clef.
La lig. 537-538 est encore une clef à goujons, mais quine se place pas perpendiculairement à l’écrou comme laprécédente; mais bien se pose à plat, la partie excédantede la vis passant dans l'échancrure circulaire a sans ytoucher Cette clef sert à tourner les écrous faits commecelui d, elle est généralement beaucoup moins forte queia précédente, et doit néccssairciftcnt être faite en acier,sans cela les goujons n’auraient point assez de force.On peut utiliser l’extrémité de cette clef en lui donnant