CLOUS.
COLALT.
Les pointes se fabriquent maintenant beaucoup à lamécanique.
La fig. 549 représente la machine à fabriquer les
enfonce, avoir soin d’en placer le tranchant suivant lefil du bois.
5 U Clous fondus. Les clous en fonte de fer ne se sont
& O €*)
549.
pointes de Paris , mise à l’exposition de 1844 par ]M. Frey, qui a exécuté grand nombre de fois ce modèle <dont l’usage a démontré l’excellence. La figure fait 1aisément comprendre comment le fil de fer avançant à ichaque tour dé la manivelle d’une longueur constante, 1la tête est façonnée par refoulement, et la pointe formée ipar deux couteaux mus par deux excentriques qui cou-pent le til de fer sons un angle aigu. (
La fabrication par machines, et par suite à très basprix, des pointes de Paris en a rendu la consommationénorme. Elles ont généralement remplacé les clous faitsà chaud de petites dimensions. Leur régularité et leur <forme ronde permet en outre de les enfoncer plus faci-lement et avec bien moins de danger de faire éclater le 'bois.
4° Clous découpés dans do la tôle de fer. Pour fabri-quer ces clous on emploie de la tôle douce d’épaisseurconvenable, que l’on découpe d’abord par bandes paral-lèles d’une largeur égale à la longueur que doivent avoirles clous, dans ime direction normale à la nervure dufer. Ces dernières étant ensuite découpées en petitscoins qui ont alternativement leur tête de coté et d’au-tre, forment les clous dont on exécute la tête, commecelle des pointes, en saisissant successivement chaqueclou dans un étau, et laissant tomber dessus un mar-teau dont le poids est tel, qu’il puisse la former d’unseul coup.
Enfin on met ces clous avec du gravier et du grèspilé, dans des tonneaux à polir auxquels on imprimependant quelques heures un mouvement de rotation,afin d’émousser un peu les aspérités les plus saillantes,qu’a occasionnées le découpage; mais on se garde biende les faire entièrement disparaître : elles sont une descauses qui les font tenir beaucoup plus fortement dansle bois que les clous forgés, et les rond pur conséquentpréférables dans beaucoup de cas, II faut lorsqu’on les
pas répandus en France ; la fonte y est trop chère pourqu’on ait pu l’employer avec économie à cette fabrica-tion. Il n’en est pas de même en Angleterre, où l’on atrouvé le moyen de faire des clous en fonte étamee tel-lement douce, que ccs clous se reploîcnt en tous senssans se rompre.
COBALT (angl. cobalt, ail. Lobait). Le cobalt a étéobtenu, pour la première fois, à l’état métallique parBrandt en 1733. Ou l’obtient en chauffant l’oxyde aublanc dans un creuset brusqué, ou en le réduisant aurouge par le gaz hydrogène, ou bien en le chauffant jus-qu’au rouge vif avec du sel ammoniac en excès ; dansce dernier cas il se forme d’abord un chlorure double,qui bout au ronge en laissant dégager du sel ammoniac,puis il s’épaissit peu à peu, et finit par se transformeren une éponge de cobalt métallique pur II est d’un grisblanc comme le platine, ductile, malléable et suscepti-ble de recevoir un beau poli. Sa densité est de 8.6. Ilest attirable à l’aimant mais moins que le fer. Dans uncreuset brasqué il fond un peu plus* difficilement que lefer; il est fixe. Le cobalt fondu ne s’altère pas dansl'air sec à la température ordinaire, mais au contact del’air humide il se recouvre peu à peu d’une rouille noire,qui est de l’hydrate de peroxyde.
Le cobalt décompose l’eau pure au rouge, mais beau-coup moins rapidement que le fer. Il la décompose aussià la température ordinaire, en présence des acides sul-furique et hydro-ehlorique. L’acide nitrique et l’eau ré-gale le dissolvent très promptement; les acides végétauxne le dissolvent qu’à la longue, et seulement lorsqu’ilv a contact de l’air. Le cobalt chauffé au contact ducarbone en absorbe une petite quantité; il se combineavec facilité directement avec le chlore, le soufre, lephosphore et l’arsenic; enfin il est susceptible de s’allierà un grand nombre de métaux, et de produire beaucoupl’alliages duetibles.