CLOUS.
CLOUS.
nés assises sur des sièges convenablement placés. Lepoids de tout l'appareil est d’environ 4,000 kil.
La pompe foulante qui fournit l'air est ordinairementmanœuvrée par 4 hommes. L’expérience a prouvéqu’un homme consomme en 24 heures 800 lit. d’oxy-gène, ou 3,800 lit. d’air sous la pression atmosphéri-que; mais dans un air plus condensé,comme l’est celui de la cloche de plon-geur, la dilatation des poumons est àpeu près la meme que sous la pressionordinaire, et par conséquent la quan-tité d’air vicié dans le même temps estplus considérable ; d’un autre côté, pourque l’air de la cloche n’ait aucune in-fluence fâcheuse sur la santé des ou-vriers, il faut qu’il renferme au plus 4à 5 p. '100 d’air vicié ; de sorte qu’enrésume, la machine soufflante devrarenouveler de 4 à 5 mètres cubes d’airpar heure et par homme. L’air viciépar la respiration étant plus chaud etpar conséquent plus léger que l’airfrais, sc maintient au haut de la clo-che, d’où on l’expulse par un robinet.
Le cabestan qui porte la cloche estmobile sur 2 chemins de fer superpo-sés, et placés à angle droit, qui per-mettent de faire mouvoir la cloche horizontalementdans tous les sens.
Les signaux sont communiqués le plus souvent parles plongeurs, aux personnes qni manœuvrent la cloche,au moyen de coups de marteau frappés contre les pa-rois de celle-ci, et n’en exigent généralement qu’unpetit nombre.
Lorsque l’eau est limpide, la lumière est très grandesous la cloche ; l’expérience a fait voir que l’action ca-lorifique des rayons solaires n’est nullement détruite parleur passage à travers l’eau, comme le montre l’exem-ple suivant : Un plongeur descendu à 17 mètres sousl’eau, vit tout à coup la cloche se remplir de fumée ; ilreconnut bientôt que son bonnet, placé au foyer d’unedes lentilles, avait pris feu par la concentration desrayons solaires.
A mesure que la cloche s’enfonce sous l’eau et quela pression de l’air y devient plus considérable, lesplongeurs ressentent dans les oreilles une douleur assezvive, qu’ils font disparaître en opérant dans la bouche,celle-ci et les narines étant bouchées, un mouvement dedéglutition, ou en avalant leur salive. Par ce moyen,on détermine l’ouverture des trompes d’Eustache, l’airse met en équilibre dans les oreilles, en produisant unepetite explosion, et lu douleur cesse sur-le-champ. Ellecesse de meme, mais moins rapidement, si l’on arrête ladescente de la cloche.
CLOUS ( angl . nails, ail. nægel). Les clous se fontordinairement en fer et se distinguent, 1“ en clous for-gés ; 2° en clous fabriqués à la mécanique ; 3° en clousd’épingle ou pointes; 4° en clous découpés et façonnésà froid; et 5° en clous fondus.
1° Clous forgés. Les clous se forgent avec du fer enverge de bonne qualité. Chaque ouvrier a toujours plu-sieurs baguettes à chauffer, dans un petit feu de forge àla houille, pendant qu’il en travaille une. Laissant chauf-fer à blanc, il forge et soude d’abord la pointe, étire latige, puis coupe au tranchet une longueur suffisante pourfaire un clou, sans le séparer entièrement de la baguettedont il se sert pour le placer dans le trou de la clouîèreou c loutière, et rabat et façonne la tète du clou, qu’ilfait ensuite sauter pour eu recommencer un autre. Laclouîère est garnie en dessus d’une table d’acier, afinqu’elle ne soit point sujette à se déformer et afin dedresser le dessous de la tête des clous; en outre sonépaisseur totale doit être moindre que lu longueur du
clou, pour que la pointe de celui-ci dépasse toujours unpeu en dessous.
Un bon eloutier fait ordinairement 1 et même 2 clouspar chaude, c’est-à-dire 12, 15 et même 20 clous parminute, suivant le numéro.
On a imaginé de remplacer dans nombre de fabriques
le travail du forgeage à la main par des opérations mé-caniques; la fig. 548 qui représente bien qu’incompîé-tement la machine à faire les clous de Hancorne, nouspermettra de donner une idée des mécanismes qu’onemploie à cet effet, a a, est un bâti qui porte des glis-soires destinées à maintenir une pièce b b, qui reçoit dola roue e, un mouvement horizontal de va-et-vient, parl’intermédiaire de l’arbre coudé d, et de la bielle f. Unpeu avant que la pièce bb soit à l’extrémité de sa courseen avant, on lui présente une vergette de fer de gros-seur convenable préalablement chauffée au rouge-blanc;deux mâchoires mues par des excentriques et placéessur b b, qui ne sont pas indiquées sur la figure, saisis-sent le bout de la vergette au bout de leur course etl’entraînent ensuite dans leur mouvement en arrière;deux ciseaux également mus par des excentriques cou-pent alors obliquement un bout de fer g , d’une longueursuffisante pour faire un clou; deux secteurs Z, Z, termi-nés par des spirales portant sur leurs rebords extérieursdes dents «n, engrenant avec des crémaillères m, fixéessur la pièce b b, tournent à mesure que celle-ci recule,et viennent étirer la pointe g en lui donnant la formed’un coin, par suite de leur forme spirale qui fait va-rier leur écartement. D’un autre côté l’arbre d, porteun excentrique t, qui venant presser sur la pièce k quiporte le coin h, forme la tête du clou par refoulement ;de sorte que lorsque b b est arrivé à l’extrémité de sacourse en arrière, le clou est terminé, les mâchoires quil’avaient saisi sont ouvertes par les excentriques qui lesmettent en mouvement, et le clou est rejeté hors de lamachine.
3° Pointes. On fait les pointes avec du fil de fer: letravail se compose de trois opérations : 1° couper à lacisaille les fils métalliques par bouts égaux de 0 ,n ,30environ; 2° appointir les fils sur une meule en bois de2 m de diamètre sur 0 m ,08 à 0"‘,10 d’épaisseur, recouverted’une virole en acier dont la surface convexe est tournéeet taillée en lime, puis les couper à la cisaille en boutsd’une longueur convenable; 3° former la tête; à ceteffet, l’ouvrier a une espèce d’étau fermant à vis, ouavec un levier, qu’il fait manœuvrer avec un de sespieds ; dans lequel étau saisissant successivement cha-que clou du côté de la tête, et laissant dépasser au-dessus de la mâchoire une quantité de fil de fer suffisante,il forme la tête d’un seul coup de marteau, qu’il faittomber dessus à l’aide (U l’autre pied.