COBALT.
COBALT.
sort du coté opposé et se rend dans le canal b, b 1 et de i pots, quand la fusion est terminée, et que l’on a puisélà dans les chambres de condensation, où l’acide arsé- tout le smalt. Ces ouvertures sont placées en regard550. des portes murées e, e, qui servent à les déboucher.
iiieux se dépose, et d’où on le retire de temps à autre aumoyen de portes ménagées à cet effet. Il importe que legrillage ne soit pas complet, parce qu’alors le fer et lenickel passeraient dans le smalt et lui donneraient uneteinte verdâtre , tandis que lorsqu’il reste dans le mi-nerai grillé une certaine quantité de soufre et d’arsenic,U se forme, lors de la fusion de ce minerai, unarsénio-sulfurc de nickel et de fer, qui sépare complètement eesmétaux, et se réunit en culot au fond des creusets oùs’opère la fusion ; ce produit porte le nom de speiss.D’un autre côté, il faut que le grillage soit poussé suf-fisamment loin, sans quoi une partie du cobalt passeraitdans le speiss.
On étend le minerai pulvérisé, en couche de 0"','l0 a0~, l 2 d’épaisseur, sur la sole du four de grillage, et onrenouvelle de temps à autre les surfaces avec un ringard,jusqu’à ce que le grillage soit arrivé à un point conve-nable.
On mélange alors intimement le minerai grillé et ta-misé, avec du sable quarzeux très pur, en les passantensemble entre les meules. Le mélange mécanique ainsiobtenu porte le nom de safre; celui-ci est mélangé avecune proportion convenable de carbonate de potassefrittée, et fondu dans des pots d’argile placés dans unfour, analogue aux fours de verrerie, représenté encoupe transversale lig. 552 et en coupe longitudinalefig. 553. Ce four est à sole circulaire et couvert d’unevoûte surbaissée ; ou charge le combustible (qui est dubois) sur la grille en briques d d, par la porte b; c, estle cendrier ; la flamme pénètre dans le four par l’ouver-ture a, ménagée au milieu de la sole, puis se rend parles rampants * (fig. 552;, dans des fours à flammesperdues qui servent à étonner le sable quarzeux et àfritter la potasse; les ouvertures h. h, qui sont muréespendant lo travail servent à introduire clans le four lespots où se fait la fusion ; ceux-ci, au nombre- de 6 à 8,sont disposés eirculairement sur la banquette du four,et s’élèvent presque jusqu’à la hauteur des ouvreauxf, f, en avant desquels sont des plaques de fonte g, g ;a la partie intérieure de ces pots sont pratiquées des ou-vertures, que l’on ferme pendant le travail, par des pla-ques de même nature, lutées avec de l’argile, et parlesquelles on fait écouler, après un certain nombred’opérations, le speiss qui s’est rassemblé au fond des
La fusion est facile et ordinairement terminée aubout de huit heures; on puise alors le smalt avec despoches en tôle intérieurement enduites d’argile, et on leverse dans de l’eau froide pour l’étonner et faciliter sapulvérisation ultérieure.
Le verre bleu ainsi obtenu est d’abord pulvérisé sousdes bocards à sec, puis broyé à l’eau entre des meulesde granité horizontales, analogues à celles des moulinsà blé. On classe ensuite successivement par lévigationl’azur obtenu, d’après son degré de ténuité, en : grosbleu (ail. streublau), qui est, soit livré ainsi au com-merce, soit repassé entre les meules ; couleur (ail.farbe ), obtenu après une heure de repos ; eschel , dépôtsuivant très fin, mélange de parties qnarzeuscs venantdes meules; et en boues (ail. sumpfeschel), dernierdépôt très impur qui se forme dans de grands réser-voirs où on laisse l’eau jusqu’à ce qu’elle soit tout àfait clarifiée : ces boues sont repassées dans la fontepour smalt. Les fabriques de cobalt distinguent ces di-vers produits par les lettres suivantes : k, minerai decobalt cru, f K, F K K, minerai riche, très riche ; s, mi-nerai grillé, os, ms, fs, ffs, minerai grillé ordi-naire, moyen, riche, très riche; c, couleur, oc. ho,fc, F FC, F F F c, F F v fc , les diverses qualités decouleur; e, eschel, et oe, me, ff, ffe, fffe,f F f F E les différentes variétés ou nuances de couleur.
Les speiss qui se réunissent au fond des pots, renfer-ment moyennement environ 50 p. 100 da nickel,40 d’arsenic et -1 0 de soufre, de fer, de cobalt et de cui-vre, et quelquefois des traces d’antimoine ; autrefoissans valeur, ils sont actuellement très recherchés pourla préparation du nickel.
On conçoit aisément que la proportion de quarz et depotasse à ajouter aux minerais de cobalt dans la pré-paration du smalt, dépend de leur teneur en cobalt et'de l’intensité de la couleur que l’on veut obtenir ; d’un