COLORATION DES BOIS.
COMBUSTIBLES
monts de couleur qu’on ne peut guère expliquer autre-ment. C’est donc en employant ces métaux, en faisantpénétrer des dissolutions métalliques dans les bois,qu’on obtiendra très probablement les plus belles teintes,les couleurs les plus durables. Les couleurs que nousavons obtenues à l’aide des végétaux n’étaient pasaussi belles, étaient fugaces, devenaient ternes et gri-ses, et étaient sensiblement altérées par le poli à l’huile.Il fallait pour qu’elles se conservassent belles un emploiimmédiat, et que le vernis s’opposât à l’effet que l'airexerce sur elles. La très importante découverte deM. Boucherie amènera une heureuse révolution danscette branche d’industrie ; mais il ne faut attendreque le même homme se charge à lui seul de tout le poidsdes expériences et des essais ; il faut que les travailleursde toutes les classes, et de tous les degrés d’instructionlui viennent en aide, et s’efforcent par un concours ac-tif de payer la dette de reconnaissance que le pays acontracté envers lui.
Nous avons cru devoir terminer cet article par ladescription du moyen employé par M. Boucherie, pourfaire passer dans un arbre vivant les liquides que la vievégétative permet de faire parvenir dans toutes les par-
ties de l’arbre. La fig. 557 est destinée à faire com-prendre ce moyen très simple.
On pratique à l’arbre deux incisions semi-circulairesde l’écorce, puis on recouvre ces incisions d’une bandeen cuir ou en plomb, faisant tout le tour de l’arbre, etcroisée sur elle-même par les extrémités, afin que leliquide ne puisse s’épancher. On cloue cette bande surl’arbre par le bas ; puis en appuyant sur la partie su-périeure, et la refoulant, on la contraint à se replier surelle-même et à prendre une courbure qui imite cellequ’on nomme le ventre d’un tonneau; par ce moyen ilse trouve entre l’arbre et la bande, à l’endroit de l'inci-sion, un vide que plus tard on remplira de liquide. Cettebande est vue en coupe dans la fig. 557, et de côté g ,g, g> g , aux points où se trouvent les rangées de clousenfoncés dans l’arbre qui la font adhérer parfaitement,et de manière à ce qu’il ne puisse y avoir déperdition deliquide.
Les choses ainsi préparées on approche de l’arbre untonneau rempli de liquide I, débondé par dessus, afin quela prise d’air se fasse librement. Ce tonneau, vu encoupe dans la figure, est supporté par un châssis quitient son niveau inférieur plus ou moins élevé au-dessusdu renflement de la bande g, avec lequel il est mis encommunication au moyen de la cannelle h, entrant dansun trou ménagé à l’avance dans la bande g, et luté demanière à ce que le liquide ne puisse s’échapper; on
ouvre alors cette cannelle, et le liquide contenu dans letonneau se répand dans l'intérieur du renflement, et en-vironne ainsi l’arbre dans tout son pourtour. Au fur età mesure qu’il est absorbé par l’incision circulaire, letonneau en fournit de nouveau, et lorsque le niveaubaisse dans ce tonneau , on peut y ajouter une nouvellequantité de liquide par la bonde restée ouverte. On pourrade la sorte alimenter l’arbre jusqu’à ce qu’il ne veuilleplus rien prendre. paulin désormeaux.
COLZA. Plante oléagineuse de la famille des cruci-fères, cultivée en Belgique et dans le.nord de la France ,dont la graine donne par expression une huile princi-palement employée pour l’éclairage.
COMBUSTIBLES. COMBUSTION. La comfmsGon,dans le langage des chimistes de l’école de Lavoisier ,consistait dans la combinaison des corps avec l’oxygène.On croyait à cette époque que ces combinaisons étaientles seules qui pussent développer de la lumière et dela chaleur et l’on appelait corps combustibles les corpssusceptibles de se combiner avec l’oxygène.
On a reconnu depuis que beaucoup d’actions chimi-ques, autres que la combinaison des corps avec l’oxy-gène, pouvaient produire de la chaleur et de la lumière,et que les phénomènes de combustion , telsque les envisageaitLavoisier, n'étaient qu’uncas particulier des phénomènes calorifiquesqui accompagnent la combinaison
Dans le langage ordinaire, le mot com-bustiblcs s’applique exclusivement à uneclasse de corps qu’on utilise pour produirede la chaleur ou de la lumière, en lesbrûlant par l’oxygène atmosphérique. Tousrenferment beaucoup de carbone et des quan-tités d’hydrogène, d’oxygène et d’azote va-riables avec la nature du combustible.
On utilise les combustibles à l’état solide,liquide ou gazeux. Los combustibles liqui-des sont spécialement consacrés à l'éclai-rage. Les combustibles gazeux servent, sui-vant leur nature, à produire de la lumièreou de la chaleur. Ils résultent toujours d’unetransformation préalable, partielle ou totale,des combustibles solides ou liquides en gaz.Nous ne nous occuperons ici que des com-bustibles employés pour produire de la clmleur. On trouvera à l'article éclairagetout ce qui a rapport aux corps spécialement employés
à la production de la lumière.
Les matières premières combustibles sont le bois, latourbe et les divers combustibles fossiles. En soumet-tant ces matières à une chaleur convenable, on obtientun autre produit qui renferme beaucoup moins d’hy-drogène , d’oxygène et d'azote que le combustible pri-mitif, et qui porte, suivant la nature de ce dernier, lenom de charbon de Lois, de charbon de tourbe ou de coke .Les procédés à l’aide desquels on obtient ccs produitsont été décrits à l’article carbonisation.
Nous nous occuperons successivement dans cet arti-cle-. 1° de l’évaluation de la chaleur produite par lacombustion; 2° de la composition et des propriétés desdivers combustibles ; 3" de l’emploi des combustiblesdans les fourneaux et de leur transformation en gaz.
I._de la chaleur produite par la combus-
tion. On nomme unité de chaleur ou calorie, la quantitéde chaleur nécessaire pour élever de l u la températurede I kilogr. d’eau à 0°.
On admet, bien que cela ne soit pas rigoureusementexact, que la quantité de chaleur nécessaire pour éleverla température d’un poids P d’eau, du degré T au degréT’ est représentée par P (T’—T). Ainsi pour élever 7kilogr. d’eau de 15 à 20“ il faudrait 7 X (20—15)ou 35 unités de chaleur. Cela posé, la puissance calorifique d’un combustible sera représentée par le nombre