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CONTRASTE DES COULEURS.

CONTRASTE DES COULEURS.

battues entre les couleurs qui les composent. Mais nous'liions tout de suite, pour éviter touto erreur ou toutecritique, qu’en définissant la production detelle ou tellecouleur par le mélange des coufcurs primitive* simples ,nous entendons tout simplement le mélange des ma-tières que les peintres et les teinturiers emploient commecouleur rouge, couleur jaune et couleur bleue.

Or, comme ou ne connaît aucune matière qui pré-sente réellement une couleur primitive, c’est-à-dircqui ne réfléchisso qu’une sorte do rayons colorés, soitle rouge pur, soit le jaune pur, ou le bleu pur, il estévident qu’on ne peut parvenir à construire une tablechromatique qu’en combinant certaines couleurs rouges,jaunes, bleues, brunes, et dans des proportions, quant àprésent, difficiles, ou pour mieux dire impossibles à dé-terminer d’une maniera bien précise.

Nous sommes donc fondés à conclure- que, partieségales de deux couleurs mélangées ne donnent pas unegamme de coulenr intermédiaire bien franche, et que,parties égales de trois couleurs primitives mélangées nedonnent pas le noir pur comme les physiciens l’enten-dent, mais le plus souvent un gris ou une couleur terne.

Quoi qu’il en soit, on 11 e peut s’empêcher de recon-naître, comme M. Chevreui le dit avec raison, que laplupart des matières colorantes bleues, rouges ou jau-nes f que nous connaissons, ne donnent par leurs mé-langes binaires, que des violets, des verts, des orangés,inférieurs en éclat aux matières colorées qui sont na-turellement d’un beau violet, d'un beau vert et d’unbel orangé ; ce résultat s’explique facilement si Ton ad-met avec nous que les matières colorées qu ’011 mêle deuxu deux, réfléchissent chacune au moins deux sortes derayons colorés, et si Ton admet avec les peintres et lesteinturiers, que, dès qu’il y a mélange de matières quiréfléchissent séparément du rouge, du jaune et du bleu,il y a production d’une certaine quantité de gris quiternit l’éclat des matières mélangées. Enfin, il est en*coro certain, conformément à cette manière de voir,que les violets , les verts et les orangés qui résultent d’unmélange de matières colorées, sont d’autant plusbrillants,que les matières mélangées étaient plus rapprochées Tunede l’autre par les couleurs respectives, Par exemple,que le bleu et le rouge mélangés tiraient davantagechacun sur le violet, que le bleu et le jaune mélangéstiraient davantage chacun sur le vert; enlin, que lerouge et le jaune mélangés tiraient davantage chacunsur l’orangé.

Du reste, voici comment il est possible de composerdes types de couleurs supposées pures, eu employantdes matières colorées qui, ainsi que nous l’avons dit,ne le sont jamais.

Pour éclairer la marche de la pratique, nous donnonsles résultats de nos propres travaux poursuivis avec soinjtendant plusieurs années.

Nomenclature des couleurs qui peuvent entrer dans lacomposition d’une table chromatique.

Couleurs franches.

Le n° 1 désigne le ton le plus clair ou le plus rap-proché du blanc, et le ton le plus foncé ou le plus rap-proché du noir est représenté par le n” 9. Les n"* de2 à 8 comprennent tous les tons intermédiaires.

Vert. N u 9. Indigo (peu), bleu de Prusse , gomme-gutte, jaune de chrome foncé. — N° 8. Bleu de Prusse ,jaune de chromo foncé.—N° 7. Gomme-gutte, jaune dechrome foncé (bases), jaune de chrome clair (peu), bleude Prusse (peu), vert de Schweinfurt (peu).—N u G.Gomme-gutte, jaune de chrome foncé, idem, clair(peu),bleu de Prusse (peu), vert do Schweinfurt (peu). —N u G. Gomme-gutte, vert de Schweinfurt , jaune dechromo foncé (peu), un peu du ton précédent. — N” 4 .Vert de Schweinfurt, blanc d'argent (peu). — N" 3.Blanc d’argent, vert de Schweinfurt. gomme-gutte

(peu), un peu du ton précédent. — N° 2. Vert de Schwein-furt, blanc d’argent, gomme-gutte (peu), un peu du tonprécédent. — N" \. Comme le n° 2, mais plus de blanc.

Vert-bleu, N" 9. Indigo (peu), bleu de Prusse , gommegutte, vert de Sclnvciufurt, jaune de chrome foncé. —N w 8. Comme le n“ 9, excepté l’indigo. — N u 7. Bleuminéral, vert de Schweinfurt , gomme-gutte, et un poude blanc. — N u G. Vert de Schweinfurt, bleu minéralet blanc. — N ü 5. Vert de Schweinfurt, bleu minéralclair. — N° 4. Comme lo n° o, et plus de bleu minéral.

— N° 3. Connue le 11 " 4, et plus de bleu minéral. —-N“ 2. Commele u w 3, et un peu de bleu minéral. — N u 9Comme le n*’ 2, et du blanc d’argent.

Bleu. N y 9. Bleu de Prusse , bleu minéral clair. —N° 8. Bleu de Prusse (peu), bleu nîinéral, outremer(peu), blanc (peu). — N u 7. Bleu minéral, outremer(peu), blanc. — N° G. Bleu minéral, blanc, outremer(peu), vert de Schweinfurt (peu). — N" 5. Bleu minéraloutremer (peu), blanc, vert de Schweinfurt (peu). —N° 4. Bleu minéral, outremer (peu), blanc, vert deSchweinfurt (peu). —N* 3. Bleu minéral (peu), blanc,vert de Schweinfurt . — N" 2. Comme le n° 3, et plusde blanc. — N° 1. Comme le n° 2, et plus de blanc.

Bleu-violet. N°9. Indigo, bleu de Prusse , laque rouge,bleu minéral clair. — N 1 ’ 8. Bleu de Prusse , bleu mi-néral, laque rouge, blanc, outremer (peu). —N u 7. Bleuminéral, outremer (peu), bleu de Prusse (très peu),laque rouge, blanc d’argent. — N u G. Bleu minéral,outremer (peu), laque rouge (peu), blanc. — N w 5. Ou-tremer (peu), blanc, laque rouge (peu). — N u 4. Commele n u 5, et plus de blanc. — N" 3. Mêmes couleurs quecelles du n° o, avec plus de blanc. — N° 2. Idem. —X ü \. Idem.

Violet, N w 9. Indigo, bleu de Prusse , laque rouge oucarminée.—N u 8. Bleu de Prusse , laque rouge. — N" 7Bleu de Prusse , laque rouge, blanc. — N° G. Laquerouge, outremer (peu), blanc, bleu minéral, bleu dePrusse (très pou). — N°5. Laque rouge, outremer (peu),blanc en plus grande quantité. — N° 4. Idem. — N“ 3.Idem. — N° 2. Idem. — N w 1. Idem, et plus de blanc.

Violet-rouge. N'* 9. Laque rouge un peu de bleu dePrusse. — N” 8. Laque rouge, un peu de bleu de Prusse .

— N° 7. Laque rouge, blanc (peu). — N° G. Laquerouge, blanc. — N ü 5. Mêmes couleurs que celles dun° précédent, avec plus de blanc. — X° 4. Idein. —X w 3. Idem. — N° 2. Idem. — N° 1. Idem. Encoreplus de blanc.

Bouge. N° 9. Laque rouge, bleu de Prusse, terre deSienne brûlée. — N° 8. Laque rouge (plus), terre deSienne brûlée, vermillon. ■— N u 7. Laque rouge, ver-millon, terre de Sienne brûlée (peu). — N u G. Laquerouge, vermillon et blanc (peu). — N° 5. Laque rouge,vermillon, minium, et un peu plus de blanc que pour leton n° G. — N° 4. Laque rouge, minium, vermillon(peu), (pousser plus au blanc). — N° 3. Mêmes couleursavec plus de blanc. — N° 2. Idem. — N u \. Idem.

Bouge-orangé. N” 9. Laque rouge, vermillon, laquecarminée, terre de Sienne brûlée. — N° 8. laque carmi-née (moins), vermillon, minium (peu), terre do Sienne brûlée (peu), fort en vermillon. — 7. Laque rouge

(peu), vermillon (fort), minium. — N° 6. Vermillon(fort), jaune de chrome (peu). — N° G. Laque rouge(peu), minium. — N° 5. Vermillon (moins), minium,laque rouge (peu), gomme-gutte (peu), forcer, en mi-nium. — N° 4. Vermillon (peu), laque rouge (très peu),jaune de chrome clair, minium. — N° 3. Laque rouge(peu), gomme-gutte (peu), jaune de chrome clair (beau-coup), minium (kl.), blanc, un peu du n° 3 de la gammerouge. — N° 2. Jaune de chrome clair (beaucoup), blanc(peu), minium (peu), un peu du n° 2 de la gammerouge. — N” î. Mf>mes couleurs avec pins de blanc.

Orangé. N" 9. Terre de Sienne brûlée, bleu de Prusse ,laque rouge 1, peu), ocre rouge (peu), gomme-gutte (peu)