CONTRASTE DES COULEURS.
CONTRASTE DES COULEURS.
— N ' ‘J. Mêmes couleurs avec du vermillon. — N" 8.Ocre rouge, ocre jaune clair (parties égales), jaune dechrême foncé, gomme-gutte, vermillon, un peu dun" 1, de la gamme rouge-orangé. — N" ü. Jaune dechrome foncé (base), ocre rouge clair, gomme-gutte(peu), laque rouge (peu), vermillon (peu).—N° o. Jaunede chrome n" 2, laque rouge (peu), ocrejaune foncé (peu),minium. Un peu du n" J, de lu gamme rouge-orangé.
— N" 4. Jaune de chrome foncé, idem clair, laquerouge (peu), minium (peu), un peu du n" 4 de lagamme rouge-orangé. — N° 3. Jaune de chrome foncé,idem pâle. Un peu du n w 3 de la gamine rouge-orangé.
— N° 2. Jaune de chrûme, minium (très peu;.— N° 1.Mêmes couleurs plus du blanc.
Orangé-jaune, N u 9. Terre de Sienne calcinée (base),gomme-gutte (peu), blanc (très peu). — N° 8. Terre deSienne brûlée, gomme-gutte (peu), blanc (peu). — N ü 7.Idem, jaune de chrome foncé. — N“ b. Idem. — X" o.Terre de Sienne brûlée, jaune de chrome foncé, gomme-gutte, laque rouge (très peu). — N° 4. Gomme-gutte etjaune de chrome foncé. — N" 3. Jaune de chrome foncé(peu), Idem clair. —N° 2. Gomme-gutte, jaune dechrome clair (peu), et du blauc (peu). — N“ 1. Idemavec plus de blanc.
Jaune. N° 9. Terre de Sienne brûlée, jaune de chromefoncé, gomme-gutte, bleu de Prusse (très peu), noir deFrancfort (très peu). — N° 8. Terre de Sienne brûlée,jaune do chrome foncé, gomme-gutte, bleu de Prusse (très peu), noir de Francfort (très peu), ocre jaune.—N° 7. Gomme-gutte, ocre jaune, terre de Sienne brûlée,bleu de Prusse (très peu;. — N° G. Gomme-gutte (beau-coup;, ocre jaune, terre de Sienne brûlée, bleu (peu;.
— N” 5. Gomme-gutte, jaune de chrome foncé, terrede Sienne brûlee, bleu de Prusse (peu). — N u 4.Jaune de chrome foncé, idem pâle, terre de Sienne brûlée, bleu de Prusse (peu), gomme-gutte, un peudu jaune-vert n° 4. — N° 3. Jaune do chrome pâle,Dieu de Prusse (peu), un peu de jaune-vert n J 3. —N° 3. Jaune de chrome pâle, jaune-vertn° 2. —N° I.Idem et du blanc.
Jaune-vert. N” 9. Terre de Sienne brûlée, jaune dechrome foncé, gomme-gutte, bleu de Prusse (peu), noirde Francfort (peu,, un peu du n u 9 de la gamme verte.
— N ü 8. Terre de Sienne brûlée, jaune de chrome fon-cé, gomme-gutte, bleu de Prusse (peu), noir de Franc-fort (peu), un peu de vert n'* 8. — N° 7. Gomme-gutte, ocre jaune, terre de Sienne brûlée (peu), unpeu de vert n° 7.—N° G. Gomme-gutte (beaucoup), ocrejaune, terre de Sienne brûlée, un peu de vert n° G.—N ü 5. Gomme-gutte, jaune de chrome foncé, terre deSienne brûlée, bleu de Prusse (très peu), un peu devert n" t. — N° 4. Idem, jaune de chrome pâle etbeaucoup de vert n° 4. — N" 3. Mêmes couleurs que lejaune n° 3, avec du vert n ü 3. — N° 2. Jaune dechrome pâle et du vert n" 2.— N” 1. Idem et du blanc.
11 est très essentiel, pour marier les tons, de laissersur la palette un peu de la couleur faite, que l’on mé-lange ensuite avec celle à faire. On s’évitera, de cettemanière, beaucoup de peiue, et ensuite on ne sera pasexposé à avoir des tons sortant des gammes.
Couleurs rabattues. On fera une dégradation de huitgris, uvec du noir de Francfort et du blanc d’argent ;puis on mélangera une portion de la couleur francheavec une portion de gris de même hauteur.
Gris. Les tons de la gamme grise seront faits avecdu noir do Francfort , du blanc d’argent, et un peud’ocre jaune.
L’ocre jaune est nécessaire pour combattre le tonbleuâtre que présente toujours le mélange du noir deFrancfort avec le blanc d’argent.
Les couleurs doivent être séchées sous la forme detroebisques à Pair libre, puis broyées et ramenées denouveau au ton.
Al i’LICATION IJE LA LOI I)U CONTRASTE SIMULTANEDES COULEURS.
Dans la composition des modèles pour les tapisse-ries, les tapis, les châles, les impressions sur étoffes, etc.,les couleurs ne sont pas nuancées ni fondues les unesduus les autres, ni modifiées par des rayons colorésprovenant des objets voisins ; l’exécution se réduit gé-néralement au choix des couleurs contiguës et à l’ob-servation des linéaments bien tracés qui les circonscri-vent ; mais ce choix est encore soumis à la loi ducontraste simultané des couleurs.
(Jette loi, une fois démontrée (pour employer le lan-gage de son auteur), devient un moyen « priori d’as-sortir les objets colorés pour en tirer le meilleur partipossible, suivant le goût de la personne qui les assem-ble, d’apprécier si des yeux sont bien organisés pourvoir et juger les couleurs, si des peintres ont copiéexactement des objets de couleurs connues.
Nous allons donc essayer d’expliquer les règles fon-damentales, d’après les divers arrangements que M. Clie-vreul donne comme l’expression de son goût particulier,et que nous regardons aussi comme des matériaux né-cessaires et indispensables aux dessinateurs et aux fa-bricants de tupisseries, de tapis, d’impressions surétoffes et de papiers peints (voyez dessin).
Couleurs d'intensités égales autant que possible, misesVunc à côté de l’autre, conformément aux règles ducontraste simultané des couleurs.
MODIFICATIONS QU’ELLES ÉPROUVENT.
Rougeet orangé.Rougeet
jaune.Rougeet vert.Rougeet bleu.
Rougeet violet.Orangéet
jaune.
Orangé
et
vert.Orangéet bleu.Orangéet violet.
| Tire sur le violet, moinsjaune, plus foncé.(Tire sur le jaune, plus clair,j Tire sur le violet, ouest moins jaune, plus> foncé.
( Tire sur ie vert, moins rouge, plus clair.I Couleurs complémentaires paraissant plusf brillantes.
( Tire sur le jaune.
( Tire sur le vert.
I Tire sur le jaune.
(Tire sur l’indigo (ou bleu-verdàtrc).j Tire sur le rouge.
>Tire sur le vert brillant, ou est moins) rouge.
I Tire sur le rouge, moins jaune, plusbrillant ou moins brun.
Tire sur le bleu, moinsjaune.
{ Couleurs complémentaires plus brillan-tes (1).
( Tire sur le jaune, ou est moins brun (2).j Tire sur l’indigo ou (bleu-verdâtre).
(1) Les physiciens entendent par couleurs complémen-taires, celles qui, mélangées dans une certaine proportion,reproduisent la lumière blanche.
Ainsi, ils disent :
Que le rouge est complémentaire du vert, et vice versa.
Que l’orangé est complémentaire du bleu, et vice versa.
Que le jaune est complémentaire du violet, et vice versa.
Mais, d’après le langage des peintres et des teinturiers,le mélange de ces couleurs donne au contraire du gris ou dunoir; et c’est dans cette dernière acception que nous en-tendons désigner deux couleurs complémentaires, dont lesnoms sont écrits sur la table aux extrémités d’un mêmediamètre.
(2) Pour comprendre qu’uno couleur, en tirant sur uneautre, devient plus foncée, ou moins brune, il est bon derappeler que M. Chevroui classe les couleurs en deuxgroupes, suivant les différences qu’elles présentent quandun les considère sous le point de vue do leur éclat.
Le premier groupe comprend les couleurs lumineuses ;lougc, orangé, jaune et vert.
Le deuxième groupe comprend les couleurs sombres : lebleu, le violet, qui, à hauteur égalé de ton, n’ont pas rôdai