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A-F.
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COTON.

COUESROX.

lieu de deux bons ouvriers et de deux rattaeheurs qu’exi-gent les autres machines. Déjà, en 1830, MM. Sharpset Koberts, de Manchester , avaient obtenu un brevetpour un mull se renvidant de lui-même ; c'est à ce m«hque M. Whithworth, liabile ingénieur anglais , a apportéde tels perfectionnements qu’on peut aujourd’hui la con-sidérer comme une nouvelle machine, dont l’usage estplus commode et le travail plus parfait que celui de lapremière. Nous ne décrirons pas ces perfectionnements;nous dirons seulement que leur caractère distinctif con-siste en deux points principaux : d’abord, une disposi-tion perfectionnée du mécanisme moteur d’un mull ren-vidaut mécaniquement; et ensuite, l’application depoulies extensibles au renvidage des ills sur les bobines

Le nombre des broches du Mull-Jenny est enraison inverse de la grosseur du fil, c’est-à-dire, d’au-tant plus considérable que le fil est plus fin. 11 en ré-sulte que la production journalière est à peu près con-stante. Dans les n ,,s 30 (1 ), un mu/t de 210 à 220 brochesproduit par jour 6 kilogr. de coton filé, tandis que dansles n 1 ’* GO, un métier de 330 à 340 broches n’en produitdans le même temps que 4 kilogr. Le premier de cesmétiers fait deux levées par jour; le second n’en faitqu’une.

Nous terminerons cet exposé succinct de la fi-lature du coton, en indiquant les quantités de cotonimportées pendant deux années consécutives dans laGrande-Bretagne :

<830 <837

Des colonies anglaises en

Amérique .

Des Indes orientales. . .

Des Etats-Unis de l’Améri-que du nord .

Du Brésil .

D’Egypte .

D’autres localités.

610 387 k 472 201 k

19 080 042 13443 333

130 287 256 14011755512187689 9 441234

2 350 840 3385 092

3078506 2540 302

168 194720 k 171 399 717 k

Valeur de l’exportation de la Grande-Bretagne :

Coton filé. 15402520ofr. 174879695fr.

Coton manufacturé. . 465570065 342680 420

619595270 fr. 517 360 1Ï5ÎË

ETAT DK LA FJLATUIŒ DU COTON KN FRANCE. D’a-près M. Kœehlin, rapporteur de l’exposîtiou de 1839,les filatures du Haut-Rhin se composent de 683,000broches.

On estime que le Haut-Rhin entre à peu près pour lecinquième dans le nombre des broches, et pour lesixième de la consommation de cotou en France , ce quiprésenterait, pour toute la France , le chiffre de3,415,000 broches.

La consommation de coton par les filatures peut êtreévaluée, en moyenne, à 4 kilogr. par jour pour 24 bro-ches (en Alsace , où on est eti finesse, au-dessus de lamoyenne pour toute la France , elle est de 1 kilogr. par27 broches); soit par jour, pour les 3,415,000 broches,de. 142,290 kilogr.

Ou, par année, de 300 jours. . 42,687,000 kilogr.

La valeur de ces 42,687,000 kilogr., cotons de tou-tes qualités, rendus dans les filatures au prix moyen de2 f'r. 50 c. le kilogr., est de 106,717.500 fr.

* En estimant le déchet perdu à 8 pour 100, ces cotonsen laine produisent, en fils, 39,272,040 kilogr., qui,au prix actuel de 4 fr. la moyenne par kilogr , repré-sentent une valeur de. 157,088,160 fr.

De laquelle somme retranchant lecoût du coton. 106,717.500

(I) Le numéro des fils représente, en France , le nombreîle kilomètres contenus dans un l]2 kil. Fn Angleterre, ilteprésenie le nombre d’échcveaux de fils de 8in yards delongueur, contenus dans une livre anglaise.

Il reste, pour frais de fabrication ,frais de commerce, intérêts des capi- ‘

taux, etc. 50.370,660

dont la moitié peut être appliquée à la dépense en main -d’œuvre.

Cotons importés et restés pour la consommation.

■1834.

. 36.900,000 kilogr

■183a.

. 38,700,000

1830.

. 44,300,000

1837.

. 43,300,000

■1838.

. 51,200,000

Le nombre d'ouvriers employés dans les filatures decotonestd’environ 1 ouvrier sur49 broches;soit70,000pour toute la France .

La valeur des filatures peut être estimée, en moyenne,y compris l’emplacement, les batiments, le moteur, etc.,à raison de 35 fr. la broche, 119,525,000 fr.

De nombreux perfectionnements ont encore été in-troduits, notamment la substitution des bancs à brochesaux métiers en gros; une plus grande expérience dansle choix des cotons pour chaque série de numéros, sur-tout pour les numéros les plus élevés, nous permet decomparer avec avantage l’ensemble de nos productionsavec celles des filatures anglaises; soit que ces rivauxse seraient négligés, tandis que les filateurs et les con-structeurs français ont persévéré dans la voie de perfec-tion ; il parait certain que, dans les numéros jusqu'à88, la masse de nos produits offre plus de régularité,plus de qualité que la leur dans les mêmes séries.

Ce qui devrait surtout aussi favoriser nos exporta-tions et contribuer à la prospérité de l’industrie coton-nière en France, c’est la prépondérance du goût fran-çais en articles de mode sur les marchés étrangers, etla supériorité bien reconnue de nos impressions, qui se-raient en mesure de rivaliser partout, si elle avait tou-jours les tissus aux prix que peuvent se les procurer sesconcurrents.

Les exportations de l’industrie cotonnière, d’aprèsles comptes officiels du gouvernement, étaient en

1834 de 2,289,828 kilogr.

1835 2,578.177

1836 2,734,945

1837 2.840,745

1838 3,363,985

Ainsi les exportations restent à peu près station-naires, tandis que les moyens de production se sont ac-crus prodigieusement, non seulement en rapport aunombre de broches nouvellement construites, mais sur-tout aussi par les perfectionnements qui en ont aug-menté le rendement.

Depuis 1839, la filature de coton donnant peu debénéfices s’est peu développée. Les capitaux se sontportés de préférence vers la filature de la laine longueet du lin qui offraient un champ nouveau à exploiter.

A. tJRE.

COUESRON, coiron. Nom breton d’un chêne fos-sile, dont une espèce maintenant existante, identique,ou du moins paraissant telle, se rencontre encore enBretagne , sur les lieux. Ce nom de eouesron est donnéà plusieurs essences de bois fossiles, telles que bouleau,frêne, aulne. Mais n’ayant été à même d’observer quedu chêne, nous ne parlerons que de ce bois. Le coues-ron se trouve sur tout le littoral depuis le fond de labaie île (’ancale jusque près de Saint-Malo , mais par-ticulièrement à Mont-Dol, à Dol, dans les communes deSaint-Brolade, Chenveix, Du Vivier et autres. Cettematière qui n’est plus positivement du bois, tuai* quien conserve cependant presque tous les caractères ex-térieurs, se trouve enfouie, soit dans les sables, main-tenant solides, dits le marais , soit, en moins grandequantité, dans les lieux bas du terrain (on nomme ainsi