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CUIVRE ,

CUIVRE.

du sulfate de zinc, du minium, de lacéruse, de l’oxydede manganèse, ou d’autres oxydes ou sels métalliques,suivant leur caprice. Il y a des recettes pour la compo-sition et la cuisson des huiles qui sont d’une complica-tion vraiment bizarre. De même pour la coloration ennoir des vernis, quelques fabricants emploient exclusi-vement le bitume, d’autres y ajoutent du bleu de Prusseun du noir d’ivoire.

Le bitume de Judée donne un reflet rouge au vernis,le bleu de Prusse lui donne un reflet verdâtre. Le noir«l’ivoire serait, sans contredit, la substance la plus con-venable; mais il a rinconvénient, quelque finement qu’ilsoit broyé, de se déposer presque tout entier si le ver-nis reste trop longtemps sans être employé. Si, au con-traire, on l’emploie trop tôt, on obtient, il est vrai, untrès beau noir, mais il y a un sablé très fin qui paraitdans le fond et nuit à l’éclat du vernis ; aussi, commeil est très diflicile d’arriver juste au point convenable,la plupart des fabricants ont-ils renoncé à l’emploi dunoir d'ivoire.

On comprend, du reste, qu’il est nécessaire de fairevarier et le nombre de couches et la consistance desapprêts et des vernis, suivant la nature des peaux etl’usage auquel elles sont destinées.

Il y a même des cas où, avant d’appliquer les apprêtssur la peau (quand il s’agit de vernir sur chair ) on l’en-colle. Cette opération consiste à mouiller, au moyen«i’une brosse dure, la face interne de la peau qu’on ap-pelle la chair, avec une dissolution plus ou moins cou •centrée de colle de peau de lapin. On cloue ensuite lapeau ainsi humectée sur des planches et on les met sé-cher à une température assez élevée pour que la dessic-cation se fa*se rapidement. Les peaux ainsi préparéessont bien serrées et moins sujettes à se laisser percer parles apprêts; avant d’y appliquer ceux-ci, il est nécessaired’culever la première surface de l'encollage et de lachair avec de la poussière de grès et une pierre-ponce.Sans cette précautiou les apprêts ne se lieraient pasbien à la peau.

La presque totalité des cuirs vernis sont noirs : ce-pendant on fabrique aussi dos cuirs vernis de couleur,mais ce dernier produit n’est jusqu’ici qu’une industriefort bornée. 11 y a, dans les cuirs vernis de couleur, unton lourd qui contraste d’une manière désagréable avecla transparence et les brillants reflets du cuir verninoir. F. MABRUX.

CUIVRE! (angl. copper, ail. kupfer). Le cuivre estun des métaux les plus anciennement connus; il a unecouleur d’un brun-rouge éclatant, légèrement teinté dejaune et caractéristique. Il est doué d’une odeur et d’unesaveur faibles, mais très désagréables. La plupart de6cs combinaisons sont vénéneuses. Sa densité varie do8,8 à 8,9. Il est plus dur que l’or et que l’argent, peusonore. Il est très ductile, se laisse battre au marteau enfeuilles extrêmement minces, et étirer à la filière en filstrès fins. Après le fer c’est le plus tenace des métaux :il exige pour sc rompre un effort de 3-i t par millimètrecarré de section. De U° à 1OU", sa dilatation linéaire est«le *1/582 de sa longueur primitive. Il fond à 27 u dupyromètre de Wedgwood. Chauffé plus fortement il pro-«iiiit des vapeurs qui donnent à la flamme une bellecouleur verte. L’intensité de cette couleur pourraitfaire croire qu’il est très volatil, mais il ne l’est réelle-ment que très peu, car M. Berthier en ayant fait chauf-fer un poids déterminé dans un creuset brasqué, dansle four à porcelaine de Sèvres , et l’y ayant laissé pen-dant toute la cuite, n’a trouvé tout au plus que 1/2 p.1ÜO de perte.

Le cuivre ne s’altère pas aux températures ordinairesdans l’air sec, mais au contact de l’air humide il se re-couvre d’une pellicule de vert-de-gris , qui parait êtrepn hydro-carbonate de deutoxyde. Chauffé au contactde l’air il se recouvre d’une couche de protoxyde qui

s’en détache parle choc. Si l’on chauffe jusqu’à fusion,l’oxydation sc produit beaucoup plus rapi«iement; lecuiwe fondu s'imbibe d’une partie du protoxyde dontil se recouvre; il perd alors line partie de sa ductilité,et son grain devient rouge et terne. On lui rend sesqualités premières en le faisant fondre au contact ducharbon. Le protoxyde, lorsqu’il n’est pas en contactavec du cuivre métallique, absorbe une nouvelle quantité d'oxygène par le grillage et se convertit en deut-oxyde. Le cuivre ne décompose l’eau à aucune tempéra-ture, même en présence des acides. L'acide sulfuriquene l’attaque que lorsqu’il est concentré et bouillant, il ya dégagement d’acido sulfureux et il se forme du sulfatede deutoxyde. L’acide hydrocblorique concentré atta-que le cuivre, mais seulement lorsqu’il est très divisé,tel qu’on l’obtient, par exemple, en le précipitant d’unede ses dissolutions par du fer métallique. L’acide nitri-que et l’eau régale le dissolvent aisément. Lorsque l’ontient pendant un certain temps du cuivre en fusion aucontact du charbon, il s’y combine un peu de carbone,ce qui le rend aigre. Le soufre, le phosphore et l’arse-nic se combinent directement à l’aide de la chaleur a>ecle cuivre. Une très petite quantité de phosphore rend lecuivre extrêmement dm et propre à faire des instru-ments tranchants. Il absorbe le chlore gazeux et lebrome avec production de chaleur et de lumière.

Le cuivre s’allie aisément avec tous les métaux, ex-cepté le fer et le plomb, plusieurs de ses alliages ontune grande importance dans les arts. Les principauxsont : les bronzes, alliages de cuivre et d’étain; leslaiton'S , alliages de cuivre et de zinc; et Yargentanou MAiLLECiiouT, alliage triple de cuivre, de nickelet de zinc.

Les oxydes de cuivre sont facilement réduits par l’hy-drogène, le carbone, le soufre, les substances organi-ques , et par plusieurs métaux, entre autres le fer et lezinc.

Le protoxyde de cuivre est d’un rouge de foie - ; il fondau blanc. Chauffé au contact de l’air il absorbe de l’oxy-gène et se convertit en deutoxyde. C'est une base faibleque la plupart des acides décomposent en cuivre métal-lique et en deutoxyde. L’acide hydrocblorique le dissoutsans le décomposer. L’ammoniaque le dissout égale-ment en donnant une dissolution incolore. 11 forme unhydrate de coulour orangée. Il est composé de :

Cuivre . . 0,8878 | p

Oxygène . . . 0,1122 u *

Le deutoxyde de cuivre est noir, très hygrométrique. Ilsupporte une très forte chaleur sans sc fondre ni se dé-composer. Il est soluble dans le carbonate d'ammonia-que , et dans l’ammoniaque caustique au contact del’acide carbonique, en donnant des dissolutions d’unbeau bleu de ciel. C’est une base assez puissante. On leprépare en calcinant le nitrate de cuivre. Il est com-posé de :

Cuivre . . . 0,7983 ) p p

Oxygéné. . . 0,2027 J CuU ’

Son hydrate est d’un bleu clair.

Le peroxyde de cuivre s'obtient, suivant M. Thénard ,en traitant par l’eau oxygénée du deutoxyde de cuivretrès divisé. Il est d’un jaune légèrement olivâtre, et sechange en deutoxyde avec dégagement d’oxygène quandon le traite par les acides. Il est composé de :

Cuivre

Oxygène

. 0,6613. 0,3357

Cu O 2 .

Il y a des sels de cuivre il base de protoxyde et a basede deutoxyde. Tous ceux qui sont solubles sont trèsvénéneux. L’hydrogène sulfuré et'les hydrosulfates enprécipitent le cuivre à l’état de sulfure d’un brun-mar-ron insoluble dans un excès d’hydrosulfate. Beaucoupde métaux, entre autres le fer, le zinc et le plomb, en